Francesco Geminiani

compositeur italien From Wikipedia, the free encyclopedia

Francesco Geminiani (Lucques, Dublin, ) est un violoniste et compositeur italien de l'époque baroque.

Nom de naissance Francesco Saverio Geminiani
Activité principale violoniste et compositeur
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Francesco Geminiani
Description de cette image, également commentée ci-après
Francesco Geminiani (vers 1735),
attribué à Andrea Soldi, Royal College of Music.
Nom de naissance Francesco Saverio Geminiani
Naissance
Lucques
Drapeau de la République de Lucques République de Lucques
Décès (à 74 ans)
Dublin
Drapeau du Royaume d'Irlande Royaume d'Irlande
Activité principale violoniste et compositeur
Style Musique baroque
Maîtres Carlo Ambrogio Lonati
Arcangelo Corelli
Alessandro Scarlatti
Élèves Charles Avison
Matthew Dubourg
Joachim Bernhard Hagen
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Biographie

Il reçoit ses premières leçons musicales de son père, puis du compositeur Alessandro Scarlatti. Il perfectionne son jeu de violon chez Carlo Ambrogio Lonati à Milan et ultérieurement, auprès d'Arcangelo Corelli à Rome.

Il succède à son père au poste de maître de chapelle de la Cappella Palatina de Lucques[1] en 1707.

En 1711, il prend la direction de l'opéra à Naples, en plus d'être premier violon de l'orchestre de l'institution. Après un bref retour à Lucques, il se rend, en 1714, en compagnie du compositeur et flûtiste Francesco Barsanti, à Londres, où l'a précédé une réputation de virtuose du violon. Il donne de nombreux et lucratifs concerts et, sous la protection du comte d'Essex William Capell, peut composer, publier ses œuvres et enseigner. Plusieurs de ses élèves mèneront des carrières couronnées de succès, notamment Charles Avison, Matthew Dubourg et Joachim Bernhard Hagen.

En 1715, Geminiani interprète ses concertos pour violon avec Georg Friedrich Haendel au clavier à la cour de Londres.

Après une visite à Paris, où il réside assez longtemps, il rentre définitivement en Angleterre en 1755. Il se produit comme virtuose et travaille comme éditeur d'un périodique de musique - une activité dans laquelle il échoue. Le succès est en revanche au rendez-vous avec la vente de ses propres tableaux ainsi que ceux de maîtres italiens.

Lors d'un de ses nombreux séjours à Dublin, en 1761, un serviteur lui dérobe un manuscrit musical ; d'après ses proches, la contrariété d'être volé de son temps et du fruit de son travail aurait provoqué son décès prématuré. Il repose à la basilique Saint-François de Lucques.

La Franc-maçonnerie

Francesco Geminiani est le premier Italien à avoir été initié en franc-maçonnerie, dans la Loge londonienne « Queen's Head », le , il est donc considéré comme le plus ancien franc-maçon d'Italie[2],[3] Il passa compagnon et accéda à la maîtrise le de la même année[4].

Œuvre

Extrait de Sonate avec diminutions typiques.

Francesco Geminiani laisse 80 œuvres.

  • 12 Sonates pour violon, alto et clavecin, opus 1 (1716)
  • 12 Concerti grossi (1726-1727), arrangements sous forme de concerto des Sonates pour violon, op. 5 d'Arcangelo Corelli, compositeur encore très en vogue en Angleterre où le style galant tarde à s'imposer. Ces arrangements ont beaucoup contribué à la célébrité de Geminiani dans sa patrie d'adoption.
  • 6 Concerti in 7 parti [Concerti à 7 parties instrumentales], opus 2 (1732), dans cet opus comme dans l'opus 3 et 7, Geminiani ajoute l'alto au concertino (solistes) (ripieno = orchestre) pour ainsi obtenir de la musique pour quatuor à cordes et orchestre à 3 parties (2 dessus et une basse).
  • 6 Concerti grossi, opus 3 (1732), l'une de ses œuvres les plus connues avec les arrangements des sonates de Corelli et les 6 sonates pour violoncelle
  • La Foresta Incantata [La Forêt enchantée], pantomime (1736)
  • 12 Sonates pour violon et basse continue, op. 4 (1739)
  • Transcriptions pour clavecin de ses opus 1 et 4 (1739)
  • Des pièces de clavecin constituées d'adaptations de quelques-unes de ses pièces par le compositeur (Paris, 1743), plus précisément les opus 1 et 4
  • 6 sonates pour violoncelle et basse continue, op. 5 (1746)
  • Transcriptions pour violon des sonates de l'opus 5 (1746)
  • 6 Concerti grossi (à 8 parties), op. 7 (1743)
  • L'Art de jouer le violon, opus 9, la première publication de ce genre en 1751 à Londres.

Et bien d'autres œuvres perdues, dont :

  • 6 Concerti, op. 6
  • L'Art de l'accompagnement avec le clavecin ou l'orgue.

Discographie

  • 12 Concerti Grossi, Composti Sull'opera V d'Arcangelo Corelli 12 concerti grossi composés sur l'œuvre 5e d'Arcangelo Corelli »), Ensemble 415, Chiara Banchini (2004, Zig Zag Territoires - ZZT 040301)
  • 6 Concerti Grossi, La Petite Bande, dir. Sigiswald Kuijken (1987, Deutsche Harmonia Mundi/EMI - 067 EL 16 9591 1)
  • Concerti grossi, op. 3, Academy of Ancient Music, dir. Christopher Hogwood (1986, L'Oiseau-Lyre - 417 522-2)
  • Concerti grossi, op. 3, Europa Galante, dir. Fabio Biondi (1996, Opus 111 OPS 30-172) (OCLC 990796389)
  • Concerti grossi, op. 7, Café Zimmermann (2018, Alpha Classics - 396)
  • Sonates pour violon, op. 5 - Anton Steck, violon ; Christian Rieger, clavecin ; Markus Möllenbeck, violoncelle (5-, CPO) (OCLC 864963378)
  • Sonates pour violoncelle et basse continue - Anthony Pleeth, violoncelle ; Richard Webb, violoncelle continuo ; Christopher Hogwood, clavecin (, l'Oiseau-Lyre 433 192-2) (OCLC 768801250)
  • Sonates pour violoncelle et basse continue - Bruno Cocset, violoncelle, violon ténor ; Les basses réunies (2630 , Alpha) (OCLC 243783579)
  • L'Art de jouer du violon, op. 9 ; Sonates op. 4 nos 4 et 8 - Gottfried von der Goltz, violon ; Annekatrin Beller, violoncelle ; Torsten Johann, clavecin ; Thomas C. Boysen, théorbe (21 au , Aparté)

Bibliographie

Notes et références

Voir aussi

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