Francis Bergeron
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Francis Bergeron, né le à Crosne, est un journaliste, écrivain et scénariste de bandes dessinées français.
Il est l'auteur de nombreux romans pour la jeunesse, de biographies et d'essais portant principalement sur la littérature, la bibliophilie, l’actualité politique et sociale.
Francis Bergeron naît le à Crosne (Essonne). En 1968, alors élève au lycée Saint-Exupéry de Fameck (Moselle), il décide, après avoir lu La Bataille de Pierre Sergent, de rejoindre le Mouvement jeune révolution (MJR) de Jean-Pierre Stirbois et Nicolas Kayanakis. La rencontre avec Jean-Pierre Stirbois est décisive[1]. Inscrit en sciences économiques à la faculté de Dauphine, il est condamné par le tribunal de grande instance de Paris, en audience de flagrant délit le , à la suite de manifestations contre la visite de Léonid Brejnev, qui avaient eu lieu le , trois mois de prison avec sursis pour violences, aux côtés de Michel Bodin[2].
Il ne tarde pas à rejoindre les réseaux de l'Union des solidaristes russes (NTS), fondée à Belgrade en 1930, qui se charge, parmi d'autres activités, d'acheminer des livres interdits en Union soviétique. Le , il est expulsé d'Union soviétique, après avoir été arrêté sur la place Rouge de Moscou, alors qu'il distribue avec Jacques Arnould des tracts et L'Archipel du Goulag d'Alexandre Soljenitsyne, en langue russe.
En 1976, il s'engage dans la Guerre du Liban aux côtés des Phalanges libanaises[3]. Il est également membre du Comité étudiant pour les libertés universitaires (CELU), branche étudiante de l'Office international des œuvres de formation civique et d'action culturelle selon le droit naturel et chrétien (OIOFCACDNC), « formule rigoureusement imprononçable, même par le jeu d'initiales » selon son fondateur, Jean Ousset[4], pour désigner ce qui fut la Cité catholique .
Aux élections législatives de 1978, alors qu'il accomplit son service militaire, il est candidat « pour la défense de l'armée » dans la 1re circonscription du Puy-de-Dôme[5].
En 1979, il fonde l'Association pour la Russie libre et l’association régionaliste Maintenance du Berry, centrée sur la vie artistique et culturelle locale.
Pigiste occasionnel à Présent — dès l'origine — , dont il a assuré la cogérance de 2018 à 2022, et occasionnellement au Quotidien de Paris de Smadja et Tesson, il collabore à la revue littéraire Livr'arbitres.
Titulaire d'une maîtrise ès sciences économiques, il fut directeur du personnel des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP), qu'il quitta sous pression de la CGT. Cet épisode lui inspira un ouvrage paru en 1989, Le Syndicat du livre ou la mainmise communiste sur la presse, où il relate notamment ses conflits avec les syndicalistes proches du Parti communiste. Il a fait l'essentiel de sa carrière (à partir de de 1988) comme Directeur des Ressources Humaines au sein d'un groupe international d'origine française (100 000 salariés, leader mondial dans sa spécialité), jusqu'à sa retraite, en 2018. Elu au conseil des prud'hommes de Paris, il a exercé à la section Encadrement les fonctions de Président d'audience pendant prés de trente ans.
Il anime en 1989 le comité Vérité 89 en Bas-Berry, en réaction aux célébrations du bicentenaire de la Révolution française qui se concrétisera par l'érection d'un monument en présence du Duc d'Aquitaine et de plus de 400 participants (Nouvelle République 29 et , Le Monde, 10 et ) à la mémoire de la petite Chouannerie du Bas-Berry (), à proximité de Buzançais, département de l'Indre. En , il participe à Nice , en compagnie du journaliste Jean-François Revel, aux Assises internationales de la désinformation, organisées par l'Institut d'études de la désinformation et soutenues par la municipalité de Jacques Médecin[6].
Il préside également l'Association rétaise des amis d'Henri Béraud, qui a édité plus de 60 publications, dont des Cahiers Henri Béraud, et qui a rendu souvent hommage à l'écrivain sur l'île de Ré (promenade-conférence et dépôt de gerbe sur sa tombe)[7] ; et il collabore à l'institut Emmanuel Ratier, destiné à la préservation des archives accumulées par le journaliste d'investigation Emmanuel Ratier[8].
Francis Bergeron est surtout connu pour être l'auteur de nombreux romans pour la jeunesse, dont la série Le clan des Bordesoule (40 titres, vendue à plus de 300 000 exemplaires[réf. nécessaire]) et d'une quinzaine de biographies, dont deux ouvrages sur Hergé, qui, parus lors de la sortie du film de Steven Spielberg tiré des albums Tintin, ont eu de fortes ventes[réf. nécessaire].
Il écrit également sous les pseudonymes « Agathon » et « Madeleine Cruz ».