Francis Delon

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Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Francis Delon
Francis Delon en 2016.
Fonctions
Président de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement
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Secrétaire général de la Défense nationale
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Distinction

Francis Delon, né le à Objat (Corrèze)[1], est un haut fonctionnaire et conseiller d'État français.

Francis Delon est licencié en droit[2]. De à , il est élève de l’École nationale d'administration (promotion 1979 Michel de l'Hospital)[1], dont il sort major. En , il est nommé au Conseil d'État, à la section du contentieux (rapporteur, puis commissaire du gouvernement) et en sections administratives (section de l’intérieur et section des finances)[1].

En , il devient chargé de mission auprès du ministre des Affaires étrangères[1] puis, en , premier conseiller et conseiller juridique à la Mission permanente de la France auprès des Nations unies à New York[1]. Il revient en au Conseil d'État[1].

Il devient en directeur des affaires générales, internationales et de la coopération au ministère de l’Éducation nationale et Haut fonctionnaire de défense[1]. Succédant à Xavier Darcos, il devient, de à , directeur du cabinet du ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche[1] François Bayrou. De à il est assesseur puis président de la 5e sous-section de la section du contentieux du Conseil d'État[1].

À partir de , il est secrétaire général de la défense nationale[3] puis, après l'absorption du secrétariat de la sécurité intérieure, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale[1]. Il est remplacé à cette fonction par Louis Gautier le [4].

En il est désigné, sur proposition du président de la République et après audition par la commission des Lois, à la tête de la future Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR, prévue par le projet de loi sur le renseignement pour remplacer la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) et qui doit donner des avis sur les demandes de surveillances émises par les services de renseignement. Cette nomination s'est faite après des débats parlementaires tendus (au sein des deux assemblées). Cette nomination[5], avalisée par le Parlement, a été contestée par les détracteurs du projet de loi qui craignent une trop grande proximité de Francis Delon avec les services qu’il doit maintenant contrôler, ou qui lui reprochent pour certains d’« avoir participé à la mise en place d’un vaste système d’espionnage pour la DGSE. Depuis 2008 en effet, cette dernière n’hésite pas à directement se brancher sur les câbles sous-marins pour intercepter le trafic Internet y transitant. Et ce dans la plus totale opacité, le dispositif ayant été très récemment révélé par Le Monde »[6] et aussi d'avoir « eu sous ses ordres l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information (ANSSI) ». En réponse à ces critiques, Francis Delon a expliqué au Sénat que son expérience pouvait être un atout[7]:

« Je sais que cette expérience peut faire douter certains de mon indépendance à l'égard des services de renseignement. Je veux les rassurer : connaissance ne signifie pas connivence ni complaisance. Mon indépendance à l'égard des services était complète, lorsque j’exerçais les fonctions de secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale. La loyauté qui me liait au président de la République et au Premier ministre ne s'étendait naturellement pas aux services de renseignement[8]. »

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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