Isabelle Renouard
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| Secrétaire général de la Défense nationale | |
|---|---|
| - | |
| Ministre plénipotentiaire |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Isabelle Anne Marie Herr |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités | |
| Père |
Michel Herr (d) |
| Beau-parent |
Alain Dutheillet de Lamothe (d) |
| Fratrie |
Olivier Dutheillet de Lamothe (demi-frère) |
| Conjoint |
François Renouard (d) |
| Enfant | |
| Parentèle |
Lucien Herr (grand-père) Madeleine Herr (tante) Louis Gardel (oncle) |
| Membre de | |
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| Distinctions |
Isabelle Renouard, née le à Saintes, est une diplomate française.
Elle est la première femme à devenir directrice d’une administration centrale.
Famille
Isabelle Renouard est la fille de Suzanne Garnier, professeur d'anglais à l'École libre des sciences politiques, et de Michel Herr, normalien, résistant et professeur d'histoire. Son grand-père est Lucien Herr, un philosophe qui est à l'origine de la défense d'Alfred Dreyfus[1]. Vers 1955, ses parents divorcent et son père se remarie[2].
Elle est mariée à François Renouard, lui aussi diplomate et fils d'Yves Renouard ; ils ont trois enfants[1]. Le , Marcelle Campana, alors consule générale, enregistre la naissance de sa fille au Canada[3].
Formation
Isabelle Renouard passe son bac au lycée Jules-Ferry. Elle obtient une licence de droit à la faculté de droit de Paris puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris et sort de l'École nationale d’administration (ENA)[1].
Carrière diplomatique
En 1964, Isabelle Renouard rejoint le ministère des Affaires étrangères. Elle commence à la direction générale des relations culturelles[3] en 1964[1]. Elle rejoint la direction des ressources humaines en 1966[1], où elle est la première femme venant de l’ENA[3],[4]. Elle part à Ottawa comme deuxième secrétaire en 1969, puis Alger comme première secrétaire en 1972[1]. À Bruxelles en 1975, elle fait partie de la représentation permanente de la France à l’OTAN[1]. En 1978, elle est déléguée pour la zone Europe méridionale à la direction des affaires politiques et appartient au groupe de travail Méditerranée[5] puis est sous-directrice du service des affaires stratégiques et du désarmement de 1979 à 1985[1],[6].
Elle est nommée directrice des Français de l’étranger et des étrangers en France, une des cinq grandes directions budgétaires du ministère des Affaires étrangères[7], en 1986[8], et devient la première femme à obtenir un poste de directrice d’administration centrale à ce titre[6]. Elle dirige notamment la cellule de crise pour les ressortissants français au Koweït durant la guerre du Golfe, où la future ambassadrice Hélène Duchêne travaille également[9].
Elle finit sa carrière en devenant également la première femme secrétaire générale de la Défense nationale le [10],[11], succédant à Jean Picq[12]. Ses efforts se portent sur la création du « rendez-vous citoyen » pour remplacer le service militaire, sur la sécurité économique et la coordination du renseignement en France. Elle part à la retraite après 18 mois[3],[13],[14] pour raisons personnelles[10]. Elle est ensuite ministre plénipotentiaire honoraire[15].
De 1996 à 2016, elle est administratrice de la Fondation nationale des sciences politiques[1].