Éduqué dans un milieu de langue afrikaans, il fait ses études au Cap puis à Londres. En 1868, il est admis au barreau du Cap mais l'année suivante, il se lance dans l'aventure des prospecteurs de diamants dans le Griqualand, sans succès. Il reprend son métier d'avocat et est élu en 1872 au parlement du Cap pour la circonscription de George.
En 1874, il est nommé par le Président de l'État libre d'Orange à la présidence de la Cour d'appel de la république boer à Bloemfontein. C'est durant les treize années qu'il passe à la cour d'appel qu'il devient un militant de l'éveil au nationalismeafrikaner et un défenseur du statut de la langue afrikaans.
Après la mort du président Brand, il est élu président de l'État libre d'Orange le . Il infléchit la politique de neutralité de Brand et se rapproche du Transvaal de Paul Kruger avec qui il nous une première alliance économique dès à Potchefstroom. Dès lors, les liens entre les deux républiques boers ne feront que se renforcer économiquement et politiquement. Reitz parvint cependant à maintenir ses bonnes relations avec les colonies britanniques du Cap et du Natal. Mais en 1895, il doit démissionner de son poste de président pour raison de santé et part suivre un traitement en Europe.
Statue de Francis Reitz à Bloemfontein, œuvre du sculpteur Laura Rautenbach (1986).
En , rétabli, il reprend son métier d'avocat mais à Pretoria, la capitale du Transvaal. Au bout de six mois, il est nommé juge à la cour criminelle du Transvaal et en 1898 est nommé secrétaire d'État en remplacement de W. J. Leyds. C'est lui qui doit communiquer au représentant britannique au Transvaal le l'ultimatum qui allait engager la seconde guerre des Boers.
Durant la guerre, il accompagne Paul Kruger lors de l'évacuation de Pretoria. Après le départ de Kruger pour l'Europe, il appuie le président par intérim, le général Schalk Burger, sur le front des opérations. C'est en tant que secrétaire d'État du Transvaal qu'il signe le le traité de Vereeniging mais il refuse ensuite de prêter allégeance à la couronne britannique.
Exilé, il s'installe d'abord aux Pays-Bas avant de gagner les États-Unis et de vivre pendant quelque temps au Texas. Il revient vivre ensuite aux Pays-Bas à cause de ses problèmes de santé. Ce n'est qu'en 1904 qu'il peut rejoindre de nouveau son pays, l'Afrique du Sud, où sa santé se rétablit définitivement. En 1910, il devient sénateur et préside le Sénat d'Afrique du Sud jusqu'en 1921; date à laquelle il prend sa retraite définitive à Gordon's Bay.
De sa première femme, Blanca Thesen, il a huit enfants. Après la mort de celle-ci, il se remarie en 1889 avec Cornelia Maria Theresa Mulder, avec laquelle il a sept enfants. La petite ville de Cornelia dans l'État libre d'Orange est baptisée en hommage à la seconde épouse de Francis Reitz.
Son fils, Deneys Reitz, participe aux commandos durant la seconde guerre des Boers avant de devenir un homme politique puis le vice-premier ministre de 1939 à 1943.