Franck Magloire
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Dans son premier livre, Ouvrière, Franck Magloire relate la vie de sa mère, ouvrière chez Moulinex jusqu’à la fermeture de l’usinee située près de Caen en 1997. Ce livre reçoit le prix littéraire de la ville de Caen en 2003. Il y présente "le processus d'énonciation"[2] par lequel il "encourage sa mère à parler"[2] et trouve une expression simple et poétique qui "rend hommage à tous les travailleurs"[2]". Franck Magloire est cette année-là le premier des trois auteurs "dressant des tombeaux de la classe ouvrière" lors de leurs premiers livres, entre 2002, observe l'universitaire Xavier Vigna[2]. La future ministre de la culture Aurélie Filipetti a entamé une démarche proche l'année suivante, puis en 2008 l'historienne Martine Sonnet a alterné souvenirs familiaux et enquête historique[3] pour honorer son père, père forgeron jusqu'en 1967 chez Renault-Billancourt, également en réaction à la destruction de l'usine, par une "poétique réparatrice voire une écriture de la substitution"[4], rappellant celle d'Aurélie Filipetti, dans une des versions de la mythologie Billancourt.
