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Frankenstein (film, 2025)

film américano-mexicain de 2025 From Wikipedia, the free encyclopedia

Frankenstein est un film américano-mexicain réalisé par Guillermo del Toro et sorti en 2025. Il s'agit d'une adaptation du roman Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley publié en 1818.

Réalisation Guillermo del Toro
Scénario Guillermo del Toro
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Frankenstein
Description de cette image, également commentée ci-après
Logo officiel du film.
Réalisation Guillermo del Toro
Scénario Guillermo del Toro
Musique Alexandre Desplat
Acteurs principaux Oscar Isaac
Jacob Elordi
Mia Goth
Felix Kammerer
Christoph Waltz
Sociétés de production Double Dare You
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Mexique Mexique
Genre Fantastique
Durée 153 minutes
Sortie 2025

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Il est en compétition officielle à la Mostra de Venise 2025 puis en présentation spéciale au festival international du film de Toronto 2025. Après une sortie limitée en salles dans certains pays, le long métrage est diffusé sur Netflix.

Le film est récompensé trois fois lors de la 98e cérémonie des Oscars, en remportant l'Oscar de la meilleure création de costumes, des meilleurs maquillages et coiffures et des meilleurs décors.

Synopsis

Le récit est présenté de façon non linéaire, avec des titres de chapitres apparaissant à l'écran.

Prélude

En 1857, l'Horisont, un navire de la marine royale danoise mené par le capitaine Anderson, se retrouve pris au piège sur la banquise du pôle Nord. Le second fait part du désarroi de l'équipage, qui ne peut plus tolérer les conditions de travail. Plus tard dans la soirée, à la suite d’une explosion, l'équipage découvre un homme agonisant, le baron Victor Frankenstein. Il le recueille à bord, mais bientôt, le navire est attaqué par une créature dotée d'une force colossale et d'un pouvoir de régénération. Celle-ci exige qu’on lui livre Victor, mais Anderson tire sur le monstre, l'éjectant du bateau avant de le faire couler sous la glace. Victor, avertit Anderson que le monstre, même sous la glace, reviendra pour lui, et lui confie qu'il est son créateur. Il commence alors le récit des événements qui ont conduit à sa création.

Partie I : le récit de Victor (Part 1: Victor's Tale)

Durant son enfance, le jeune Victor est marqué par la mort de sa mère, décédée en donnant naissance à son frère cadet, William. Ce dernier devient le préféré de leur père, Leopold, un médecin réputé mais brutal. Traumatisé par ce deuil et le comportement de son père, Victor développe une obsession : défier la mort. Devenu un chirurgien de génie, mais arrogant, il est renvoyé du Collège royal de médecine d'Édimbourg en 1855 après être parvenu à réanimer un cadavre, un acte jugé blasphématoire par les professeurs mais considéré comme un succès par d'autres.

Peu après, un riche marchand d'armes, Henrich Harlander, qui était présent durant son expérience, lui propose un financement illimité et l'accès à une tour abandonnée près de Vaduz pour poursuivre ses recherches. Victor accepte, aidé par son frère William pour la construction du laboratoire. Mais la situation se complique lorsqu'il s'éprend d'Elizabeth, la nièce d'Harlander et fiancée de William, qui rejette ses avances.

Impatient d'obtenir des résultats, Harlander pousse Victor à achever son expérience. Celui-ci assemble alors un corps à partir de morceaux de cadavres de criminels pendus et de soldats tombés pendant la guerre de Crimée. Son objectif est d'insuffler la vie par l'électricité, en exploitant la foudre et le système lymphatique pour canaliser l'énergie vers le cœur et le cerveau. Gravement atteint de syphilis, Harlander supplie Victor de s'incruster dans le nouveau corps, mais ce dernier refuse, convaincu que la maladie a déjà contaminé son cerveau. En tentant de saboter l'expérience, Harlander chute accidentellement et meurt. Victor parvient à électrocuter le corps, mais il semble d'abord sans vie.

Au matin, Victor découvre pourtant la Créature, animée et debout devant lui. Il lui enseigne son nom, puis décide de l'enchaîner dans les sous-sols. Douée d'une force surhumaine et d'une guérison fulgurante, la Créature a cependant du mal à communiquer, à montrer des signes d’intelligence et même à l'obéir, ce qui agace Victor. Inquiets pour Harlander, William et Elizabeth se rendent à la tour et apprennent l’existence de la Créature. Elizabeth éprouve de la compassion pour l'être et tente de lui apprendre à parler, mais Victor, rongé par la jalousie, ment à son frère et accuse la Créature d'avoir tué Harlander. Craignant ce qu'il a engendré, il incendie la tour, espérant détruire son œuvre. Au dernier moment, il regrette son geste en entendant la Créature crier son nom, mais l'explosion de la tour le blesse grièvement et lui fait perdre une jambe.

De retour dans le présent, alors que Victor s'apprêtait à poursuivre la suite de son récit, la Créature a finalement pu remonter à bord du navire pour en finir avec son créateur, ce dernier ayant voulu se rendre par inquiétude pour l'équipage. Alors qu'elle est mise au courant du fait que ses origines ont été racontées, la Créature souhaite à son tour faire le récit de son destin après la destruction de la tour.

Partie II : le récit de la Créature (Part 2: The Creature's Tale)

La Créature, qui est parvenue à s'échapper à temps, s'enfuit dans la nature et trouve refuge près d'une ferme isolée. Elle observe de loin un vieil homme aveugle et sa petite-fille. En secret, la Créature les aide à survivre, tandis que la famille croit à la présence bienveillante d'un esprit de la forêt. Lorsque l'hiver approche, le reste de la famille part, laissant le vieil homme seul avec la Créature, qui, après s’être révélée à lui, devient son ami. Le vieil homme lui apprend à lire et à parler.

En quête de vérité, la Créature retourne dans les ruines du laboratoire et y découvre les notes de Victor, révélant sa véritable origine ainsi que l'adresse du domaine des Frankenstein. Lorsqu'elle revient à la ferme, elle trouve le vieil homme attaqué par une meute de loups. Elle parvient à les chasser, mais le vieil homme meurt dans ses bras après de lui avoir dit que peu importe sa nature, il restera toujours son ami. En rentrant, la famille, terrifiée par l'apparence de la Créature, la chasse et lui tire dessus. Malgré ses blessures, la Créature réalise qu'elle ne peut pas mourir et qu'elle est condamnée à une immortalité solitaire.

Dévastée, elle confronte Victor la nuit du mariage de William et Elizabeth et le supplie de lui créer une compagne. Victor refuse, exprimant son dégoût pour sa création et reconnaissant qu'il a commis une erreur en lui donnant vie. Dans la lutte qui s'ensuit, Elizabeth s'interpose en tentant de défendre la Créature, mais elle est accidentellement tuée par Victor, qui tentait d'abattre sa création. William, mortellement blessé par la Créature par accident, confesse à son frère qu'il a toujours redouté son ambition destructrice, affirmant que c'est lui le véritable monstre. La Créature, bouleversée, emporte Elizabeth dans une grotte, la réconforte et l'accompagne dans ses derniers instants.

Obsédé par la vengeance, Victor pourchasse la Créature, qui est aussi après lui, jusque dans les terres arctiques. Il tente de la détruire à la dynamite, en vain, avant d'être retrouvé très affaibli par l'équipage de l'Horisont.

De retour dans le présent, après que la Créature a terminé son récit, Victor, dans son dernier souffle et qui était touché par le récit de sa création, s'excuse pour sa cruauté et lui demande pardon, la nommant son fils. La Créature, émue, lui accorde son pardon, en le nommant son père, et aide l'équipage à libérer le navire des glaces. Anderson, touché par l'histoire de Victor et de la Créature, ordonne le retour vers la civilisation. La Créature regarde le navire s'éloigner vers l'horizon, puis regarde le soleil couchant, geste que Victor lui avait jadis enseigné à sa naissance.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques IMDb, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[4]

Production

Genèse, développement et attribution des rôles

Adapter le roman Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley est un projet de longue date de Guillermo del Toro. En 2007, il révèle qu'il « tuerait pour réaliser » une version fidèle, dans le style des tragédies de John Milton et citant comme exemple le scénario de Frank Darabont du film Frankenstein (1994) de Kenneth Branagh[5]. Il déclare à cette époque :

« Ce que j'essaie de faire, c'est de prendre le mythe et d'en faire quelque chose, mais en combinant des éléments de Frankenstein et de La Fiancée de Frankenstein sans en faire simplement un mythe classique du monstre. Les meilleurs moments dans mon esprit de Frankenstein, du roman , ne sont pas encore filmés [...] Le seul gars qui m'a jamais montré le vide, pas le tragique, pas la dimension miltonienne du monstre, mais le vide, c'est Christopher Lee dans les films de la Hammer, où il a vraiment l'air comme quelque chose d'obscènement vivant. Boris Karloff a bien cerné l'élément tragique mais il existe tellement de versions, y compris ce superbe scénario de Frank Darabont qui n'a finalement pas été vraiment filmé[6]. »

 Guillermo del Toro, Empire (2007)

Guillermo del Toro cite le travail de Bernie Wrightson comme influence.

En , le film se développe dans le cadre du contrat de trois ans du cinéaste avec Universal Pictures, avec d'autres projets comme Dr. Jekyll & M. Hyde, Slaughterhouse-Five et Drood[7]. Le réalisateur-scénariste cite alors comme influence la version du roman de Mary Shelley illustrée par Bernie Wrightson. Il précise par ailleurs que son film ne sera pas une adaptation directe et fidèle du roman mais plutôt « une histoire d'aventure qui implique la créature »[8],[9]. En , Guillermo del Toro avance que la production de son Frankenstein ne débutera pas avant au moins quatre ans[10]. Malgré ce délai, il annonce que l'un de ses acteurs fétiches, Doug Jones, incarnera le monstre de Frankenstein et qu'ils ont commencé à faire des tests de maquillage[11],[12]. Cependant, Doug Jones annonce quelque temps plus tard que le projet est abandonné car Universal Pictures préfère se focaliser sur la franchise Dark Universe[13].

En 2013, Guillermo del Toro exprime son envie de relancer le projet et évoque Benedict Cumberbatch dans le rôle de la créature[14]. En 2020, lors d'une interview pour promouvoir le film Affamés, Guillermo del Toro déclare que s'il avait le financement, il ferait une adaptation de Frankenstein qui s'étendrait sur deux à trois films en raison de la complexité du livre et des multiples points de vue[15]. En 2023, le projet est relancé grâce au soutien de Netflix, qui signe un contrat de plusieurs films avec le réalisateur mexicain. Après la cérémonie des Oscars 2023, où son Pinocchio remporte l'Oscar du meilleur film d'animation, il est révélé que le cinéaste va écrire et réaliser son Frankenstein et qu'Andrew Garfield, Oscar Isaac et Mia Goth ont été approchés pour les rôles principaux[16]. En , Guillermo del Toro révèle que le tournage débutera en et que Christoph Waltz sera aussi de la partie[17].

En , Jacob Elordi remplace finalement Andrew Garfield dans le rôle de la créature, en raison d'un conflit d'emploi du temps causé par la grève SAG-AFTRA de 2023[18],[19]. Jacob Elordi est un acteur qui a interprété de nombreux rôles notamment dans The Kissing Booth.

Tournage

Le tournage démarre le à Toronto[20]. Les prises de vues se déroulent dans l'Ontario (notamment les Cinespace Film Studios (en)), à Londres et en Écosse (Édimbourg, Glencoe et Glasgow)[21]. Elle s'achèvent en [22].

Musique

La musique du film est composée par Alexandre Desplat, qui avait déjà travaillé avec Guillermo del Toro sur La Forme de l'eau et Pinocchio. L'album de la bande originale paraît sous forme numérique le sous le label Netflix Music, avec un total de 37 titres[23]. À cela s'ajoutent plusieurs musiques choisies par del Toro pour correspondre à la période historique durant laquelle se déroule le récit : le Rondeau issu d'Abdelazer d'Henry Purcell, Le Clavier bien tempéré, livre I – Prélude et Fugue No. 17 en bémol majeur de Jean-Sébastien Bach et enfin le Quator à cordes No. 4 en C majeur: Allegro de Wolfgang Amadeus Mozart[24].

Sortie et accueil

Date de sortie

Le film est présenté en avant-première mondiale le à la Mostra de Venise, puis en projection spéciale le au festival de Toronto[25],[26]. Aux États-Unis, il connaitra une sortie limitée dans certains cinémas le , avant sa diffusion mondiale sur Netflix le [27],[28].

Critique presse

Le HuffPost apprécie grandement le film même s'il note que dans cette nouvelle version le Monstre de Frankenstein n'a rien d'effrayant[29].

Télérama affirme que ce film ressemble à un blockbuster sans âme ni chair, tel un déluge continuel d’images impersonnelles[30].

Les Inrockuptibles qualifie ce Frankenstein de patchwork aux coutures disgracieuses, dû à un rythme déséquilibré tout du long[31]. Libération reconnait au film d'adapter très fidèlement l'œuvre originale de Shelley, mais regrette que cela n'apporte rien de plus[32].

France Culture note des hauts et des bas comme des scènes inutilement longues, des images de synthèses mais considère que le film vaut par le jeu des acteurs[33]. Moustique parle d'un film d’horreur très esthétique mais un peu grandiloquent malgré la performance des acteurs[34].

Le Monde trouve que del Toro insuffle une énergie et une beauté au mythe de Frankenstein[35].

Tribune de Lyon n'est pas entièrement convaincu par le film qui peine par moments à retrouver la folie créatrice du réalisateur mexicain[36]. La Voix du Nord loue un visuel marquant mais parfois trop lisse[37].

Première nuance fortement sa critique trouvant le film redondant, innovant seulement avec de belles scènes naturelles au lieu des visuels déments[38].

Distinctions

Notes et références

Liens externes

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