Tombe de Franz Heinrich Kleinschmidt à Otjimbingwe
Franz Heinrich Kleinschmidt (1812–1864) est un missionnaire et linguiste allemand qui travaille dans la Namibie actuelle. Il fonde la station missionnaire, et aujourd’hui la ville, de Rehoboth. Avec son collègue missionnaire Carl Hugo Hahn, il établit la première station missionnaire de la Mission rhénane auprès des Hereros à Gross Barmen. Il est connu pour son travail important sur la langue khoïkhoï ou nama.
Hahn et Kleinschmidt arrivèrent à Otjikango le 31 october 1844. Ils renommèrent la ville Barmen (à présent Gross Barmen) du nom de la ville où se trouvait le quartier général de la Mission rhénane. Ils y créent le premier poste missionnaire consacré aux Hereros[4]. Leur ingrat travail missionnaire n’était toutefois pas très fructueux. Alors que Hahn était en voyage en Europe de 1853 à 1856 pour réunir davantage de soutien pour la mission[5], Kleinschmidt partit plus au sud au sein des tribus namas où il fonda en 1845 la station missionnaire et la ville de Rehoboth[2].
Kleinschmidt parlait couramment la langue khoïkhoï ou nama (ou Damara/Nama). Avec l’aide de son collègue missionnaire rhénan Vollmer, il traduisit la Bible dans cette langue en 1853[6] et publia un dictionnaire néerlandais–nama en 1855[7].
En , les Oorlams attaquèrent Rehoboth. Kleinschmidt s’enfuit à Otjimbingwe et y mourut d’épuisement le . Il était marié à Hanna née Schmelen, fille de son collègue Heinrich Schmelen[8].
↑(de) Heinrich Vedder, Das alte Südwestafrika. Südwestafrikas Geschichte bis zum Tode Mahareros 1890 (Le Sud-Ouest africain ancien. Histoire du Sud-Ouest africain jusqu’à la mort de Mahahero en 1890, Namibia Scientific Society, Windhoek, , 686p. (ISBN0-949995-33-9), P. 222
↑[url=http://www.ostdeutsche-biographie.de/hahnca95.htm Article (en allemand) sur Carl Hugo Hahn, missionnaire et linguiste (" Hahn, Carl. Afrikamissionar und Sprachforscher"), de Barbara Wolf-Dahm, publié par la Fondation culturelle des réfugiés allemands, biographie est-allemande (‚‘“Kulturstiftung der deutschen Vertriebenen, Ostdeutsche Biographie“‘‘), consulté le 21 février 2011]