Franz Kegeljan
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Franz Kegeljan, né à Namur (Belgique) le et mort à Profondeville (Belgique) le , est un artiste peintre, dessinateur et pastelliste belge. Il a peint des paysages de la Belgique, la France, l'Allemagne et l'Italie. Une grande partie de son œuvre est consacrée à des vues du bord de la Meuse, de l'Ourthe et de la Semois. Il a notamment peint l'histoire de Namur en une quarantaine de toiles.
Franz Jules Kegeljan, né à Namur le , est le fils de Fernand Kegeljan et de Pauline Bodart. Son père, banquier, dirige une entreprise de distribution. Le , il épouse à Namur Louise Godin, fille d'industriels et philanthrope. La fortune familiale des Kegeljan et celle de sa femme leur permet de vivre en rentiers. Le couple vivant en mésentente, Franz divorce de Louise. En 1911, il se remarie avec Marie Pyre à Schaerbeek.
Asthmatique, il doit souvent partir en cure dans sa jeunesse. Il se rend ainsi dans les villes thermales d’Allemagne, de France et d’Italie, sans oublier la Belgique. Il en profite pour cultiver sa passion de l’art en visitant de nombreux musées, en découvrant les vieux quartiers de certaines villes, en dessinant et en peignant.
Franz Kegeljan est étudiant à l’Académie des Beaux-Arts de Namur. Il s’adonne à la peinture et cultive une seconde passion : Namur et son histoire, qu’il se décide un jour à peindre. Il lit les différents historiens de Namur, dont les frères Adolphe Borgnet et Jules Borgnet. Il fréquente les Archives de l’État et est Membre de la Société archéologique. Il se renseigne aussi beaucoup auprès d’Adrien Oger, alors conservateur du musée archéologique de Namur. Il fait de même plus tard auprès de Ferdinand Courtoy.
En 1878, il se fait construire un hôtel de maître de style néo-Renaissance par Henri Beyaert à Namur[1]. Participant à la vie namuroise, il fait partie de la garde civique, dont il devient le chef l’année de son mariage.
Tout au long de sa carrière, il ne se contente pas de fixer sur ses toiles les paysages contemporains, il illustre également le passé en remontant le temps au gré de nombreux dessins qui fixent les époques successives de l’évolution urbaine. En 1900, il fait don à la Ville de vingt tableaux évoquant Namur, de la préhistoire au xviiie siècle. Une brochure explicative, Namur au temps passé[2], complète l’ensemble en 1905, lorsque celui-ci est exposé temporairement aux Musées royaux d’Art et d’Histoire (Cinquantenaire) à Bruxelles. Celles-ci sont présentées à l’Hôtel de ville de Namur et conservées parmi les collections communales[3].
Lors de la Première Guerre mondiale, les œuvres partent en fumée avec l'incendie de l'hôtel de ville provoqué par le bombardement de la ville de Namur par l'artillerie allemande en . Kegeljan a peint cet épisode (Destruction de l’Hôtel de Ville et de la place d’Armes par les barbares (sic !) en ).
Sur base de ses notes et croquis, il se remet patiemment à la tâche et, en 1921, lègue une seconde fois son œuvre, considérablement augmentée. Il décède peu de temps après, victime d’une affection cardiaque. À la dispersion de son atelier, en 1924, d’autres toiles et dessins viennent encore s’y ajouter, et ce sont aujourd’hui plus de 100 œuvres de l’artiste que la Ville possède.
Œuvre
- Série de tableaux Namur à travers les âges : Franz Kegeljan peint une quarantaine de toiles, notamment sur les anciennes fortifications disparues de la ville, et réalise donc une œuvre historique pour garder la mémoire du passé de Namur. La plupart des toiles sur Namur ont brûlé dans l'incendie de l'hôtel de ville en 1914. Grâce aux esquisses et dessins qu'il a conservés, il restitue à partir de 1915 les toiles disparues, travail de Sisyphe, qui lui prend pendant 5 à 6 ans. Il les offre ensuite à la ville de Namur[4].
- Franz Kegeljan n'a pas seulement représenté l’histoire de Namur. On lui doit aussi des marines, des vues de clairières, des vues de villes ou encore des paysages, de Belgique et d’ailleurs.
- Les œuvres de Kegeljan font partie des collections communales de Namur et sont exposées au Musée des arts décoratifs de Namur et au Musée de la Tour d'Enhaive.
Espace Fernand Kegeljan
Franz Kegeljan et son épouse Louise Godin ont un fils, Fernand, qui meurt à l'âge de 17 ans. En souvenir de son fils prématurément perdu, Louise fonde l'hospice Fernand Kegeljan en faveur des enfants pauvres de la ville atteints de tuberculose osseuse, rachitisme ou malformation des os. En , l'hospice est reconverti en un institut médico-pédagogique accueillant de jeunes handicapés mentaux dans le but de leur donner une formation professionnelle. Le lieu est actuellement occupé par le siège fédéral du parti Ecolo.
Hommages et distinctions
La « Place Kegeljan » à Namur perpétue sa mémoire.
En 2021, la ville de Namur rend hommage à Franz Kegeljan pour le centenaire de sa mort avec une exposition au Musée des arts décoratifs de Namur.
La distinction suivante lui a été attribuée :
