Franz Tomaschu
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Franz Tomaschu, né le à Vienne (Autriche) et mort le dans sa ville natale, est un artiste peintre autrichien.
Admis en 1898 à l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, Franz Tomaschu y fut l'élève de Christian Griepenkerl et de Casimir Pochwalski[1],[2]. Déjà lauréat d'un prix (le Spezialschulpreis) en 1903[3], il remporta en 1906 l'une des deux bourses de voyage d'études[N 1] instituées grâce à la fondation Kenyon[N 2] (Kenyon-Reisestipendium)[4], qui lui permit de poursuivre sa formation en Italie pendant une année[1].
Après avoir travaillé quelque temps à Munich, il revint à Vienne pour s'y installer définitivement[1]. En 1908, il peignait déjà au no 35 A de la Westbahnstraße (7e arrondissement)[5]. Il y conserva longtemps son atelier tout en résidant, au moins dès 1915, au no 18 de la Zinkgasse (15e arrondissement)[6].
La production picturale de Franz Tomaschu est composée de portraits, de paysages et, surtout, de sujets religieux[1] développés dans des fresques et des tableaux d'autel.
Membre de l'association de jeunes catholiques Maria-Hilf en 1903[7], il était en 1913 le secrétaire de l'Association autrichienne pour l'art chrétien (Österreichische Gesellschaft für Christliche Kunst) présidée par Anton Karlinsky[8] et appartenant à l'Österreichische Leo-Gesellschaft, une organisation catholique[9].
Peint en 1919, le portrait de sa femme lui valut un prix national (Staatspreis) en 1921[2] à l'occasion de l'exposition des 70 ans de la Fédération Albrecht Dürer (Albrecht Dürer-Bund) de Vienne. L'un des membres éminents de cette société d'artistes était le graveur en acier Michel Blümelhuber, dont Tomaschu a réalisé le portrait en 1914.
Tomaschu était également professeur de dessin dans les écoles de perfectionnement (Fortbildungsschulen) viennoises[2].
Dès le début du XXe siècle, certaines collections privées comportaient plusieurs œuvres de Tomaschu. Ainsi, le riche marchand Otto Wiblinger[N 3], négociant en caviar et vice-consul d'Autriche-Hongrie à Astrakhan, avait décoré sa maison de plusieurs grandes toiles de son compatriote. Wiblinger ayant quitté précipitamment la Russie avant l'embrasement de la Première Guerre mondiale, les tableaux furent saisis en 1918 au profit du musée local (aujourd'hui Galerie d'art d’État Pavel Dogadine), où ils sont toujours conservés et exposés. Un autre collectionneur autrichien, le dentiste viennois Heinrich Rieger avait acquis au moins deux toiles de l'artiste, dont Le Dernier Harpiste de Vienne (Der letzte Wiener Harfenist), qu'il donna aux collections municipales de Vienne en 1916[10], ainsi que le tableau religieux Jean et Marie, que le docteur fut contraint de vendre, avec le reste de sa précieuse collection, en 1938, sous la pression des nazis[N 4].