En , Wolf est affecté au camp d'extermination de Sobibór dans le cadre de l'Aktion Reinhard[4]. Wolf et son frère, le SS-Unterscharführer Josef Wolf, ont pour tâche de récupérer les vêtements des Juifs, qu'ils devaient enlever avant de se rendre à la chambre à gaz ou à la caserne pour se faire couper les cheveux. Là, les vêtements sont triés en fonction de l'argent et des objets de valeur sous la supervision des SS[5].
Wolf vit ensuite à Eppelheim. Il est arrêté lors d'enquêtes au début des années 1960[6]. En 1966, il est inculpé dans le procès de Sobibor, pour son implication dans le meurtre d'un nombre indéterminé de victimes —au moins 39 000— et condamné à huit ans de prison[4],[7].
Bibliographie
(de) Barbara Distel (dir.) et Wolfgang Benz, Der Ort des Terrors. Geschichte der nationalsozialistischen Konzentrationslager, vol.8, Munich, C.H.Beck, (ISBN978-3-406-57237-1), «Sobibor», p.376.
(en) Henry Friedlander, The Origins of Nazi Genocide – From Euthanasia to the final Solution, Chapel Hill, (ISBN0-8078-2208-6), p.240.
(en) Dick de Mildt, In the Name of the people: Perpetrators of Genocide in the Post-War Prosecution in West-Germany – The ‚Euthanasia‘ and ‚Aktion Reinhard‘ Trial Cases, Kluwer law International, (ISBN90-411-0185-3).
↑Ayşe Sıla Çehreli, «Les exécuteurs de l’Aktion Reinhardt: les SS-Sonderkommandos de Belzec, Sobibor et Treblinka», Revue d’Histoire de la Shoah, , p.283-316 (DOI10.3917/rhsho.197.0283, lire en ligne)
↑Willy Coutin, «Les travaux inachevés de l’historiographie de la Shoah», Témoigner. Entre histoire et mémoire. Revue pluridisciplinaire de la Fondation Auschwitz, no132, , p.53–61 (ISSN2031-4183, DOI10.4000/temoigner.9878, lire en ligne, consulté le )