François-Thérèse naît le 2 juin 1729 à Chambéry [ 1] . Il est le fils François Panisset et de Thérèse Boquin[ 1] .
Il est ordonné prêtre en 1765 , et enseigne pendant 27 ans comme professeur de rhétorique au collège royal de Chambéry [ 1] . Il est nommé curé de Saint-Pierre-d'Albigny par le roi Victor-Amédée III de Sardaigne le 27 novembre 1783 [ 1] . En 1792 , le duché de Savoie est occupé puis annexé par les troupes révolutionnaires françaises . L'évêque de Chambéry Michel Conseil refuse le serment conforme à la Constitution civile du clergé que l'on veut lui imposer et il est déclaré déchu pendant que l'évêque de Saint-Jean-de-Maurienne Charles-Joseph Compans de Brichanteau se réfugie à Turin [ 2] .
Le 6 mars 1793 , François-Thérèse Panisset est élu évêque constitutionnel du nouveau département du Mont-Blanc [ 1] , crée le 27 novembre 1792 . Il est consacré le 7 avril suivant à Lyon par Antoine-Adrien Lamourette l'évêque constitutionnel du département de Rhône-et-Loire avec comme co-consécrateurs Louis Charrier de La Roche et Henri Reymond . Le nouvel évêque prend possession le 14 avril de son diocèse dont le siège est fixé à Annecy , mais il se heurte rapidement à l'intransigeance des représentants en mission et il est même emprisonné fin 1793 [ 3] . Dans ce contexte, il tente de se rapprocher de l'Église catholique prétextant qu'il a été réconcilié avec elle par un prêtre. Jean-Baptiste-Marie Aubriot de La Palme , vicaire général de l'ancien évêque de Chambéry, qui vit en quasi exil et administre clandestinement le diocèse soumet son cas au Vatican qui répond que sa rétractation doit être « écrite et publique et complète » car il doit également dénoncer les idées de Baïus , Jansénius et Pasquier Quesnel auxquelles on le soupçonne d'adhérer du fait de son attitude austère[ Note 1] . Il adresse donc sa lettre de soumission le 26 février 1796 et obtient sa réconciliation le 6 mars 1798 à Lausanne par Pietro Gravina , nonce apostolique à Lucerne et il est rétabli dans les ordres.
Il est de nouveau curé concordataire de la paroisse de Tresserve dans l'actuel département de la Savoie de 1803 à sa mort le 23 février 1809 [ 1] . François Thérèse Panisset est le seul évêque constitutionnel , réconcilié avec l'Église antérieurement au concordat de 1801 [ 4] .