Antoine-Adrien Lamourette

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Adrien Lamourette, né le à Frévent, mort guillotiné le à Paris, est un prêtre lazariste. Rallié à l'Église constitutionnelle, il devient le premier évêque constitutionnel. Homme politique de la Révolution française, élu député, il est l'instigateur du fraternel « baiser Lamourette » réconciliant temporairement les partis.

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Faits en bref Évêque constitutionnel, à partir du 2 mars 1791 ...
Antoine-Adrien Lamourette
Antoine-Adrien Lamourette
Fonctions
Évêque constitutionnel
à partir du
Député français
Biographie
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Décès
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Autres informations
Ordre religieux
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Membre de
Diocèse de Toul
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Biographie

Fils d'artisans modestes, il entre en dans la congrégation des lazaristes et est ordonné prêtre en . D'abord premier vicaire à Arras, il est nommé professeur de philosophie au séminaire des lazaristes de Metz en . Quatre ans plus tard, il est transféré au séminaire lazariste de Toul dont il est le supérieur dans les années -[1]. À la suite du conflit avec les professeurs du séminaire, il décide de quitter la Congrégation de la Mission et finit par entrer au diocèse de Toul en 1784[2].

Adversaire de la théologie traditionnelle, il a pour ambition de concilier les « Lumières » et la religion. L'abbé Grégoire, son élève d'alors, saura retenir ses leçons. Transféré à Toul en , ses idées avancées le mettent en conflit avec Champorcin. En , il est chargé de la cure d'Outremécourt. À partir de , il réside à Paris où il est chapelain de Chaillot : il publie alors ses premiers ouvrages.

Partisan du retour à une Église débarrassée du faste qui écrase les fidèles pauvres, il souhaite réduire les privilèges du haut clergé. Les vœux de religion ne devraient plus entraîner de « mort civile ». Surtout, il prône la tolérance religieuse et tout en combattant les philosophes athées, il met à part Jean-Jacques Rousseau qui aime la vertu et la religion. En , il entre à l'académie d'Arras

En , il fait l'apologie de la prise de la Bastille, demande l'égalité pour les Juifs et justifie la sécularisation des biens ecclésiastiques. En , il commence sa collaboration avec Mirabeau et construit l'argumentaire du discours du qui tend à montrer que la Constitution civile du clergé est compatible avec les principes de la religion chrétienne comme avec ceux de la Révolution.

En , il prête serment à la Constitution civile du clergé. En , il collabore à nouveau avec Mirabeau à la rédaction du Projet d'adresse aux Français sur la Constitution civile du Clergé. Devenu familier de l'orateur, il croise chez lui Cabanis, Volney ou Garat.

Au début de , Mirabeau écrit une lettre à la société des Amis de la Constitution de Lyon ce qui permet à Lamourette d'être élu évêque constitutionnel sur le siège de Lyon le . Mais, il se heurte dans le diocèse à une vive opposition animée par Linsolas. De plus, à l'instar des autres évêques constitutionnels, il n'a jamais été reconnu tel par le pape Pie VI.

Il est élu député du Rhône-et-Loire à l'Assemblée législative. Le , il emploie pour la première fois dans un discours l'expression de démocratie chrétienne dont il semble être le créateur. Il se rend célèbre par ce qu’on appela le « baiser Lamourette »  un baiser fraternel, par lequel il proposait qu’on en finisse avec tous les différends entre les partis. La proposition qu’il fit en ce sens avec une ardeur extraordinaire le , fit une telle impression sur l’Assemblée que les députés des partis les plus hostiles se jetèrent dans les bras les uns des autres  cet acte généreux et spontané demeura néanmoins sans suite.

Lamourette proteste contre les massacres de septembre 1792, et lié aux Girondins, il soutient la révolte fédéraliste de Lyon (). Arrêté le près de Lyon, il est transféré à Paris, jugé par le tribunal révolutionnaire, condamné à mort et guillotiné le [note 1].

Œuvres

Notes et références

Voir aussi

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