François Antoine Meyer est né le à Kaysersberg[1],[2],[3]. Catholique, il est le fils d’Antoine Meyer, meunier, et de Madeleine Beck[1],[2], elle-même fille de Jean Beck, également meunier[1].
Il fait des études de médecine à Strasbourg et obtient son doctorat en 1778[1],[2]. Il est médecin à Kaysersberg[4],[1],[2] à partir de 1779 et obtient son admission parmi les bourgeois de cette ville en 1786[1],[2].
Député
Il est un des meneurs du renversement de l'ancien magistrat de la ville de Kaysersberg au printemps 1789[1]. Il est ensuite élu député de la ville de Kaysersberg à l'assemblée de la Décapole à Sélestat, pour y remettre les cahiers de doléances[1],[2]. Lors de cette assemblée, le [4],[3], il est élu député du tiers état des villes de la Décapole d'Alsace aux États généraux[5],[4],[6],[3],[1],[2]. Il est le second député du tiers état de la Décapole élu, après François Antoine Bernard[6].
Après la fin de la session de l'Assemblée nationale constituante, il redevient médecin à Kaysersberg. Vers 1794, il devient membre de la municipalité. Il profite de la vente des biens nationaux pour acquérir de nombreuses propriétés locales du couvent des Unterlinden, du prieuré d'Alspach et de l'abbaye de Lucelle. Il acquiert ainsi des vignes à Kientzheim et des prés à Ammerschwihr. En 1796, il est considéré comme l'homme le plus riche de Kaysersberg. Vers 1798-1800, il est juge de paix. De 1803 à sa mort, il est membre nommé du conseil municipal de Kaysersberg[1],[2].
↑ Liste, par ordre alphabétique de bailliages et sénéchaussées, de MM. les députés à l'Assemblée nationale. 1789, Paris, Baudouin, imprimeur de l'Assemblée nationale, , 79p. (lire en ligne), p.5.
1 2 Armand Brette, Les Constituants: Liste des députés et des suppléants élus à l'Assemblée constituante de 1789, précédée d'un avertissement, Paris, Charavay, coll.«Publications de la Société de l'histoire de la Révolution française», , XXXVII-310p. (lire en ligne), p.146.
↑ «Projet de décret, proposé par M. Meyer au nom des comités d'agriculture et des commerces et de la marine sur la construction des digues nécessaires pour assurer la navigation des bouches du Rhône, lors de la séance du 7 mai 1791», Archives parlementaires de la Révolution Française, vol.25, no1, , p.657–657 (lire en ligne, consulté le ).
↑ «Projet de décret du comité d'agriculture et de commerce sur les travaux de réparation des Bouches-du-Rhône, lors de la séance du 27 mai 1791», Archives parlementaires de la Révolution Française, vol.26, no1, , p.492–493 (lire en ligne, consulté le ).
Edna Hindie Lemay, Dictionnaire des Constituants: 1789-1791, t.2, Universitas, coll.«Librairie du bicentenaire de la Révolution française», (ISBN978-2-7400-0003-8), p.664.
Francis Lichtlé, «François Antoine Meyer, député aux États Généraux», Annuaire des quatre sociétés d’histoire de la vallée de la Weiss, , p.53-54 (lire en ligne).
Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny (dir.), Dictionnaire des parlementaires français: comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, t.IV: Lav-Pla, Paris, Bourloton, (lire en ligne), p.359.