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François Charles Octave Martenot de Cordoue

militaire français From Wikipedia, the free encyclopedia

François Charles Octave Martenot de Cordoue est un général français né le à Mézières, dans les Ardennes, et mort le à Colmar (Haut-Rhin)[1]. Il combat à Isly et sous son commandement, la légion étrangère ajoute à son drapeau les batailles de Sébastopol et Malakoff.

Biographie

Origines

Il est le fils aîné du colonel-baron du Premier Empire François Martenot de Cordoux et de son épouse Appoline née Chadelas de Vaubuin. Il a trois frères Charles Edmond Martenot de Chadelas de Cordoux général du Second Empire, Eugène Martenot de Cordoue médecin militaire et Louis Albert Martenot de Cordoux aussi militaire[2].

Formation militaire

Il entre à l'école de la Flèche à l'âge de neuf ans puis, à 18 ans rejoint le l'école spéciale militaire de Saint-Cyr [3]. Il y est de 1830 à 1832 élève de la 13e promotion, la promotion du Firmament[4].

Carrière militaire

Sous la monarchie de Juillet

Nommé sous-lieutenant au 58e régiment de ligne, il rejoint à l'automne 1832 son régiment en Belgique et participe au siège d'Anvers du au [4]. Les hommes du 58e de Ligne étaient en permanence en première ligne à creuser les tranchées sous le feu de l'ennemi[5].

Il passe ensuite au 3e régiment d'infanterie légère en 1834 et y sera nommé lieutenant en 1838.

Il s'illustre durant la conquête de l'Algérie de 1839 à 1847 dans la province d'Alger. Il participa à un grand nombre d'expéditions dont la reconnaissance de Teniet-ben-Aicha à l'Isser qu'il commande[6] et se distingue à la bataille d'Isly. Il y gagne ses galons de capitaine en 1842 et la Légion d'Honneur en 1846[3].

Sous la Deuxième République

Venu à l'armée des Alpes en 1849, il est nommé chef de bataillon du 23e régiment d'infanterie légère au tour du choix le [3].

Sous le Second Empire

Il participe à la guerre de Crimée de 1854 à 1855 au sein de l'armée d'Orient. Il prend part à la Bataille d'Inkerman le [3]. Il est confirmé officier de la Légion d'Honneur le pour Faits de Guerre[7],[2]. Lors du siège de Sébastopol, il se trouve aux combats de nuit du , du 11 et du [3]. Il obtient ses épaulettes de lieutenant-colonel le . Lors de l'assaut du , qui sera appelé "nuit des entonnoirs", le tout récent lieutenant-colonel Martenot de Cordoue dirige l'aile gauche de l'attaque contre la batterie Russe [8]. Durant l'assaut de la nuit du 1 au , le colonel colonel Vienot trouve la mort à ses côtés, Charles-Octave Martenot de Cordoue prend donc le commandement du 1er régiment étranger et mène l'assaut qui verra 14 des 18 officiers du régiment tués. Pour cette action d'éclat, il sera cité dans l'ordre général de l'armée no 206[9],[3],[10]. Les 22 et il conduit ses compagnies d'élites à prendre et à reprendre de nouveaux retranchements face à douze bataillons russes[11]. Après la chute de Sébastopol, il est honorablement cité dans le rapport du général Pélissier sur la bataille de Malakoff[2],[12],[13]. La bataille de Malakoff et la prise de Sébastopol seront ajoutées au drapeau du 1er régiment étranger. Il est promu au grade de colonel du 1er étranger par décret impérial du [14],[15]. Il est fait chevalier de l'ordre du Bain en 1856 de la main même de la Reine d'Angleterre Victoria[16].

De retour en France, il prend le commandement du 97e régiment d'infanterie de ligne en avril 1856[2]. Il épouse en 1858 Gabrielle de Faultrier qui lui donne trois enfants[17]. Pour sa belle conduite durant la campagne d'Italie, il est promu commandeur de la Légion d'Honneur le et chevalier de l'ordre des Saints-Maurice-et-Lazare d'Italie[4].

Il s'ensuit une période de garnison, au cours de laquelle il sera amené à des activités de bienfaisance (dotations pour des enfants de militaires), des activités militaires et des activités dans les tribunaux militaires[18],[19]. En , il fait partie de la 2e brigade (général Gault) de l'Armée de Paris commandée par le général Vinoy[20].

Il est promu général de brigade le au camp de Châlons[2]. En septembre, il est nommé commandant de la subdivision des Vosges dans la 5e division militaire[4]. Ce sera lors de ce commandement qu'il accueillera le , l'Empereur Napoléon III lorsqu'il vint aux Bains à Plombières. Le soir, l'Empereur invita le préfet et le général Martenot de Cordoue à diner en leur réservant les places d'honneurs[21]. Il restera commandant de cette subdivision jusqu'en [22]. À ce moment-là, il prend le commandement de la 2e brigade de la division active d'infanterie et aussi la subdivision du Haut-Rhin où il meurt en activité de service d'un double AVC[4].

Postérité

Il est inhumé au cimetière Ladhof de Colmar[23],[24]. Restaurée en 2013 par le Souvenir français en 2013[25], sa tombe a été le lieu d'une cérémonie hommage le jeudi [26].

Descendance

De son mariage avec Gabrielle de Faultrier, le général François Charles Octave Martenot de Cordoue a trois enfants : Marie (1858-1943), Maurice François Octave (1860-?) et Charles Gabriel Elisabeth (1864-1925) qui sera Lieutenant-colonel du 4e régiment de Cuirassiers et officier de la Légion d'Honneur[17],[27].

Décorations

Références

Bibliographie

Liens externes

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