François Delehaye
peintre belge
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Biographie
Famille
François Delehaye, né François Delhaye, à Anvers le , est le fils de Jean Joseph Delehaye (1786-1845), facteur d'orgues, et de Susanne Marie Joris (1785-1857). Il épouse à Anvers le Thérèse Marie Antony (1823-1890). Ils sont les parents de Louis Delehaye (Delhaye), artiste peintre et expert en art (né en 1875)[1].
Formation
François Delehaye se forme à Anvers dans l'atelier de Gustave Wappers, l'un des principaux peintres romantiques et d'histoire de Belgique de l'époque, puis auprès d'Eugène de Block[2].
Carrière
En 1840, il commence à exposer aux salons triennaux belges : au Salon d'Anvers (1840), puis au Salon de Bruxelles de 1845. Sa seizième et dernière participation est celle qu'il assure au Salon d'Anvers de 1867. Collectionneur d'art, il devient expert en tableaux anciens et modernes. Son fils et associé, Louis Delehaye, lui succède comme dirigeant de l'entreprise familiale[3].
François Delehaye, rentier depuis plusieurs années, meurt, à l'âge de 84 ans, rue Saint-Joseph no 70 à Anvers le . Ses funérailles ont lieu quatre jours après à l'église Saint Willibrord à Berchem[4].
Œuvre
Caractéristiques
François Delehaye se consacre à la peinture d'histoire, aux scènes de genre, d'intérieur et aux sujets religieux[3]. Lorsqu'il expose au Salon de Bruxelles de 1845, le critique Eugène de Kerckhove voit dans ses œuvres le sentiment de la couleur assorti au sentiment du sujet. Il juge son art comme délicat, élégant et poétique qui ennoblit sa couleur et annonce une belle intelligence[5].
Expositions
- Salon d'Anvers de 1840 : Miss MacDonald aux pieds du malheureux Charles Édouard Stuart[6].
- Salon d'Anvers de 1843 : La Pauvre vieille[7].
- Salon de Bruxelles de 1845 : Saint Bernard, Un jour d'hiver et L'Amour filial, épisode de la Révolution française[8].
- Salon de Gand (XXe) de 1847 : Le Christ au Jardin des Olives (peint pour les Carmélites d'Ostende)[9].
- Salon de Bruxelles de 1848 : La Vieille servante et les portraits de famille et Un fripier antiquaire du XVIIIe siècle[10].
- Salon d'Anvers de 1849 : La Promenade, Scène de la vie conjugale et Le Délaissement de Charles VI ou un retour à la raison[11].
- Salon de Gand (XXIe) de 1850 : Joas sauvé de la mort par sa tante Josabeth (sujet tiré de la Bible)[12].
- Salon de Bruxelles de 1851 : Renzo au lazaret (Les Fiancés de Manzoni)[13].
- Salon d'Anvers de 1852 : Première entrevue de Marie de Médicis avec Rubens, à la cour d'Albert et Isabelle, lors de la fuite de cette princesse avec son fils Gaston[14].
- Salon de Bruxelles de 1854 : L'Atelier de Morales[15].
- Salon d'Anvers de 1855 : L'Amour filial ou le Tintoret et sa fille, Bonheur de famille et Premier examen[16].
- Salon de Gand (XXIIIe) de 1856 : Le Retour d'une tournée au parc et L'Enfant chéri ou le dernier-né[17].
- Salon de Bruxelles de 1857 : Le Fils unique, Armurier du XVIe siècle[18].
- Salon d'Anvers de 1858 : Un envoyé de la princesse d'Orange apporte des présents au père Seghers, le célèbre peintre de fleurs et Les Nouvelles ; intérieur[19].
- Salon de Bruxelles de 1860 : Pic de la Mirandole'[20].
- Salon d'Anvers de 1864 : Grand-père et petit-fils[21].
Collections
- Galerie de la ville de Bratislava, Slovaquie : Famille, huile sur toile, format 51,7 × 43,8 cm, inventaire no A151 [22].