François Depeaux
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François Félix Depeaux |
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Edmond Depeaux (d) |
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François Depeaux, né le à Bois-Guillaume et mort le à Amfreville-la-Mi-Voie, est un industriel, collectionneur d'art et mécène français.
François Depeaux achète une mine de charbon près de Swansea dans le Pays de Galles et développe cette industrie.
En 1886, il est l'un des membres fondateurs de la Société des Amis des Monuments Rouennais. À partir de 1887, il est domicilié 35 avenue du Mont-Riboudet à Rouen.
À l'occasion d'une conférence sur ses missions en Asie centrale et au Pamir le , Gabriel Bonvalot rencontre François Depeaux avec qui naîtra une amitié durable. Ainsi, Bonvalot soutient la création du Collège de Normandie en 1902 dont Depeaux est un des fondateurs, et il est son témoin de mariage lorsque Depeaux épouse Blanche Bellé en secondes noces en 1909[1].
Il possède entre 1880 et 1920 près de 600 tableaux, dont 55 œuvres de Sisley, 20 de Monet, des Pissarro, des Renoir et des Toulouse-Lautrec[2]. À la suite de son divorce, une partie de sa collection est dispersée en 1901 à l'hôtel Drouot[3],[4] et en 1906 par une vente pour raison judiciaire à la galerie Georges Petit[5]. En 1903, il propose 300 tableaux au musée des Beaux-Arts de Rouen. En 1909, le conservateur accepte une donation de 53 tableaux impressionnistes et postimpressionnistes. Il est l'un des défenseurs de l'École de Rouen. À sa mort, son importante collection est dispersée lors de trois ventes publiques dont une le à Drouot[6].
En 1892, il est un des membres fondateurs de l'Assistance par le travail de Rouen. En 1901, il est l'un des fondateurs du collège de Normandie à Mont-Cauvaire.
Il repose au cimetière monumental de Rouen[7].
Durant l'occupation, son fils Edmond Depeaux qui lui succéda dans le négoce de charbon fut, après dénonciation à la Kommandantur, condamné à mort et fusillé dans des conditions inhumaines le pour détention d'armes[8].
Hommages
Le a été inaugurée une allée François-Depeaux à La Bouille (Seine-Maritime). Elle se situe le long de la Seine à l'emplacement du château du Vracq qui fut une de ses propriétés. Une rue François-Depeaux a été votée en conseil municipal à Rouen le au sein du futur quartier Flaubert en prolongement de la rue Brisout-de-Barneville.
Collection
- Robert Antoine Pinchon :
Le Pont aux Anglais, soleil couchant (en), 1905, huile sur toile, 54 × 73 cm, musée des beaux-arts de Rouen.
