Robert Antoine Pinchon

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Robert Antoine Pinchon, né le à Rouen[1] et mort le à Bois-Guillaume, est un peintre postimpressionniste de la deuxième génération de l'École de Rouen. Dès l'âge de dix-neuf ans (1905-1907), il a travaillé dans un style fauve, mais n'a jamais dévié dans le cubisme, et, contrairement à d'autres, n'a jamais constaté que le postimpressionnisme ne remplissait pas ses besoins artistiques. Vers 1903, le grand amateur d'art François Depeaux le remarque. Chez Depeaux, Robert Antoine Pinchon a maintes fois l'occasion de converser avec Albert Lebourg, Camille Pissarro et Claude Monet. Monet qui le définit ainsi : « Une étonnante patte au service d'un œil surprenant »[2],[3],[4].

Décès
Sépulture
Cimetière de Bois-Guillaume (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Président Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, Président Société des artistes rouennais (d) ...
Robert Antoine Pinchon
Fonctions
Président
Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen
Président
Société des artistes rouennais (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Bois-Guillaume (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Œuvres principales
Le Pont aux Anglais, soleil couchant (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Ses œuvres importantes traitent de la Seine, à Rouen et ses alentours.

Biographie

Robert Antoine Pinchon, Le Pont aux Anglais, soleil couchant (en), 1905, huile sur toile, 54 × 73 cm, musée des beaux-arts de Rouen.
Robert Antoine Pinchon (à gauche), Galerie Legrip, Rouen, avril 1905. Lors de cette exposition, qui s'est tenue du 27 avril au 13 mai, Pinchon, alors âgé de 19 ans, a exposé 24 tableaux, dont Le Pont aux Anglais, soleil couchant (en haut au centre). Les deux personnes à droite sont inconnues, mais l'une d'elles pourrait être le collectionneur François Depeaux[5],[6].

Fils de Robert Pinchon, bibliothécaire, journaliste, critique dramatique de la ville de Rouen et ami intime de Guy de Maupassant, Robert Antoine Pinchon est, très jeune, attiré par la peinture. Talent précoce, il expose ses premières toiles en 1900, à l'âge de 14 ans[7].

Robert Antoine Pinchon fait ses études secondaires au lycée Corneille à Rouen, puis suit des cours à l'école des beaux-arts de la même ville. Il participe au Salon municipal des beaux-arts de Rouen en 1903, au Salon d'Automne en 1905 et 1906, à Paris, à la Galerie Legrip en 1905 et 1906, à Rouen. Il participe également à la Société des Artistes Rouennais, au musée des beaux-arts de Rouen en 1907, à la Galerie des Artistes Modernes (Chaine et Simonson), à Paris, en 1909, au Salon du Havre de 1909, 1922 et 1923, à la Galerie A.M. Reitlinger, 12 rue La Boétie à Paris en 1926, au Salon des Tuileries en 1928 et 1929.

Péniche dans la brume. Musée des beaux-arts de Rouen, Donation François Depeaux, 1909.

En 1907, Pinchon fonde avec Pierre Dumont le Groupe des XXX (Trente), d'environ 30 artistes et littérateurs indépendants parmi lesquels figurent André Derain, Raoul Dufy, Henri Matisse et Maurice de Vlaminck. La rutilance de sa palette trouve un écho dans les recherches fauves alors en plein épanouissement, sans jamais s’aventurer dans l’arbitraire expressif de la couleur pure[8].

Mobilisé pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé par balle à la jambe droite pendant la bataille de la Marne à Berry-au-Bac. Il sera de nouveau blessé au bras droit par un shrapnel le à Tahure[9]. Par la suite, il est fait prisonnier au cours de la bataille de Verdun.

Il prend part à de nombreuses expositions à Rouen, aux salons de la Société des Artistes rouennais dont il deviendra président en 1935, ainsi qu'au Salon des artistes français. Il devient membre de l'Académie de Rouen en 1932, dont il sera le président en 1941.

Il est nommé officier de l'Instruction publique en 1939[10].

« Peintre de la lumière, coloriste virtuose, il exprime avec toute la vivacité de sa palette et la délicatesse de sa touche les aspects changeants du paysage normand, les éclats du soleil sur la ville ou les feux éclatants de l'automne. »

 Musée des beaux-arts, Rouen, 2010, [7]

Décorations

Galerie

Rouen
1912, Rue de l'épicerie à Rouen, huile sur toile 192 × 150 cm

Œuvres dans les musées

Œuvres dans les collections privées

  • La Lande à Petit-Couronne (1903)
  • Les Toits rouges (1903), Christie's New York, 2012
  • La Seine à Croisset (1903)
  • Triel-sur-Seine, en aval de Paris, le pont ferroviaire sur la Seine Vers (1904)
  • La Seine à Rouen au crépuscule (1905)
  • Le Chemin, neige (1905)
  • La Bouille, Coin de Seine à La Bouille, Restaurant champêtre de la Bouille (1906)
  • La Seine vue de Belbeuf (1907) « Tajan, Paris, 2007 »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?)
  • Le , place de la Basse Vieille Tour à Rouen (1908)
  • Le Petit Train, côte Sainte-Catherine (1908-1909)
  • Le Pont de chemin de fer près de Rouen (1910-1915), Christie's New York, 2008
  • Le Vallon du temps perdu (1910)
  • Le Bassin aux nymphéas (c.1910)
  • Le Toquesac Aout (1912)
  • Le Talus de chemin de fer (1912)
  • Rue de l'épicerie à Rouen (1912), huile sur toile, 192 × 150 cm[22]
  • Fleurs des champs (c.1915)[23]
  • Pots de géraniums (c.1915-1920)
  • La Barrière, 1919, huile sur toile, 55 × 65 cm[24]
  • Le Jardin aux iris (c.1920)[25]
  • Les Chardons en fleurs (1920-25)
  • À l'île aux cerises[26]
  • Rouen, vue de la Seine[27]
  • Dieppe et son port
  • Chalands à Dieppedalle
  • La Plage de Trouville, Drouot,
  • Le Champ de choux, huile sur toile, 81 × 100 cm[28]

Hommages

Quatre rues de Seine-Maritime commémorent l'artiste : à Barentin, à Bois-Guillaume, au Mesnil-Esnard et à Pavilly. Un square de Rouen, dans le quartier Saint-Clément - Jardin-des-Plantes, porte son nom.

En 2007, une exposition à Bois-Guillaume a réuni 70 de ses œuvres.

Notes et références

Annexes

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