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François Gautier

journaliste français From Wikipedia, the free encyclopedia

François Gautier est un écrivain et journaliste français, résidant depuis 1969 en Inde, où il milite pour l'hindouité.

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François Gautier
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Biographie

Origines

François Gautier est né en 1950 à Paris dans un milieu aisé et a reçu une éducation catholique[1].

Études

Il a été inscrit dans des internats réputés à travers l'Europe, d'où il a été renvoyé à plusieurs reprises [1]. Selon ses dires, il « ne s'était jamais vraiment intégré au système »[1].

Il a suivi les cours de l'école de commerce IDRAC à Paris avant d'abandonner ses études pour travailler dans un petit journal[1].

Arrivée et installation en Inde

François Gautier est arrivé en Inde à l'âge de 19 ans, en 1969, dans le cadre d'un voyage autour du monde, aux côtés de la première vague de migrants d'Auroville [2]. Il était accompagné du fils de Charles François Marie Baron[2], dernier gouverneur français de Pondichéry. Profondément impressionné par les écrits de Sri Aurobindo, il a choisi de séjourner à l'ashram de Sri Aurobindo, où ses rencontres avec Mirra Alfassa l'ont incité à prolonger son séjour [2]. Gautier y est resté environ sept ans [1].

Activités professionnelles

il fut le correspondant en Inde et en Asie du sud du Journal de Genève pendant quinze ans, puis du Figaro durant dix ans[3].

Résidant en Inde depuis 35 ans et marié à une Indienne, il est rédacteur en chef de La Nouvelle Revue de l'Inde[3], publiée par les éditions L'Harmattan, ainsi que directeur de collection sur l'Inde chez le même éditeur[4]. Il est également correspondant en Asie du Sud pour le magazine Valeurs Actuelles.

Activités militantes

Sri Sri Ravishankar et François Gautier lors de l'inauguration du Chhatrapati Shivaji Maharaj Museum of Indian History (en) en 2008.

Militant de la Hindutva (« l'hindouité », c'est-à-dire le nationalisme hindou), il est le fondateur, en 2012, d'un musée privé qui vise à présenter l'histoire de l'Inde sous un angle nationaliste[5],[6], le Chhatrapati Shivaji Maharaj Museum of Indian History (en).

En 2013, le dalaï-lama y inaugura un pavillon tibétain[7],[8]. À cette occasion, Gautier et son épouse organisèrent, avec l'aide du Musée du Tibet à Dharamsala, une exposition sur l'origine du bouddhisme en Inde et sa diffusion au Tibet. Le but de l'exposition était d'informer les populations locales sur la culture tibétaine[9].

Vues et opinions

Gautier, qui critique la partition de l'Inde, a plaidé en faveur de la réunification de l'Inde, affirmant que « tant que le Pakistan et l'Inde seront divisés, il y aura d'autres Cachemires, d'autres Ayodhya, d'autres guerres avec le Pakistan — possiblement nucléaires — et l'Inde ne sera jamais en paix avec sa propre communauté musulmane, ce qui constitue un danger permanent pour elle-même » [10].

Gautier soutient que l'Inde, par la pratique et la diffusion du Sanatan dharma, doit s'efforcer de devenir une superpuissance mondiale, mais qu'avant cela, elle doit décentraliser l'économie et « indianiser » ses systèmes sociaux, politiques et éducatifs, même au prix des principes démocratiques et de la Constitution[11],[12].

En conformité avec une conception « hindouisante » de la culture et de la société, il critique le discours de l’historiographie indienne, qu’il qualifie de « gauchiste »[13], et qui aurait tendance à glorifier les envahisseurs étrangers au détriment des empires hindous. En cela, il prône un révisionnisme complet[14],[15].

Il estime que les philosophies bouddhistes et jaïnes de l'ahimsa (doctrine de la non-violence prônée comme moyen de lutte politique par Gandhi ) ont en réalité permis l'exploitation de l'Inde par des envahisseurs étrangers [16].

François Gautier considère également comme erronés les travaux de chercheurs occidentaux spécialistes de l'Orient comme Max Müller ou Arthur Llewellyn Basham , le concepteur de la notion d'impérialisme hindou[17].

Il considère également Koenraad Elst (essayiste belge qui soutient la théorie minoritaire et controversée suggèrant que la famille des langues indo-européennes serait originaire de l'Inde) comme l'un des plus éminents spécialistes de l'Inde et déplore que celui-ci n'ait pu publier ses travaux que dans des maisons d'édition à orientation "hindouisante" [18].

François Gautier remet également en cause l'existence et la manifestation tangible des privilèges de caste dans la société indienne, défendant plutôt une hypothèse selon laquelle les populations socialement et économiquement privilégiées et défavorisées sont en constante fluctuation, mouvement qui se traduit à long terme par une discrimination inversée[19].

Plusieurs chercheurs[Lesquels ?] contestent sa théorie d'un « génocide des hindous » et le qualifient d'islamophobe[20],[21].

Par opposition au nationalisme « universaliste » de Nehru et de Gandhi, les vues de François Gautier reflètent le nationalisme « ethnique » de l'hindouité, que C. Jaffrelot a appelé le « complexe d'infériorité majoritaire »[22].

Rencontres

Il affirme que Mirra Alfassa et le 14e dalaï-lama, qu'il a interviewé au moins dix fois, sont les personnalités qui l'ont le plus marqué en Inde[23],[24].

Publications

en français
  • Un autre regard sur l'Inde, éditions du Tricorne, 1999 (livre pour lequel il fut invité à Bouillon de culture en mai 2000)
  • Swami, PDG et moine hindou, éditions J.-P. Delville, 2003 (sur Christian Fabre)
  • Femmes en Inde, Albin Michel, 2004, (ISBN 2-226-14226-6)
  • La caravane intérieure, Paris, les Belles Lettres, 2005
  • Les Français en Inde, Paris, France Loisirs, 2008
  • Le gourou de la joie. Sri Sri Ravi Shankar et l'art de vivre, Ada éditions, 2010, (ISBN 2896670114)
  • Quand l’Inde s’éveille, la France est endormie, éditions du Rocher, 2012
  • Apprendre à souffler : les secrets de respiration du yoga, Marabout, 2016, (ISBN 2501104722 et 9782501104722)
  • Une Nouvelle Histoire de l’Inde, éditions de l’Archipel, 2017
  • Les mots du dernier Dalaï-Lama, Flammarion, 2018, (ISBN 2081446308 et 9782081446304)
  • Une Encyclopédie de l’Ayurvéda, Flammarion, 2021
  • Amrita Anandmayi, Quand Dieu est une femme, éditions du Châtelet 2021
  • Femmes de Pouvoir, Indira Gandhi, Perrin, 2022.
  • Indira Gandhi, mère de l’Inde, Perrin, 2024
  • Dârâ Shukôh, prince du soufisme: Vers un Islam tolérant., 2026, Éd. CERF, (ISBN 9782204170338)
En anglais
  • Rewriting Indian History, Vikas, 1996, 177 p. (ISBN 0706999762)
  • Arise O India, Har anand, 2000.
  • A Western journalist on India, Har Anand, 2001.
  • A Guru of Joy, India Today Book Club, 2002.

Références

Liens externes

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