Il est l’un des premiers silhouettistes professionnels. Le , Gonord fait paraître un avis dans le Journal de Paris, où il indique: « Premièrement il continuera de faire des portraits à la Silhouette … secondement il ajoute la coiffure et le genre de costume que l’on porte qu’il appelle silhouette à l’anglaise[1]». Il travaille aussi à Londres et Genève en 1789.
Son atelier au 167 du Palais-Royal est signalé par une enseigne représentant des silhouettes. Il est aussi connu pour avoir réalisé des portraits au physionotrace. Son portrait a été réalisé par Quenedey et Chrétien, pour lequel il est assistant, avant de devenir son rival.
En l’an VIII (1799-1800), il fait paraître une annonce proposant une collection de portraits des membres composant le Corps législatif. Ce sont de petits médaillons sur fond noir, encadrés, au nombre de quarante sur chaque feuille; il y en a quatre livraisons au moins.
Il se rend à Vienne en Autriche où il est connu pour son ouvrage De l’illustre noblesse de Vienne, d’Hongrie, et de Prague, contenant 1024. Silhouettes dessinées et dédiées à la même par François Gonord suivie d’une idée sur la physionomie (Vienne, chez Jean Thomas de Trattner, 1781).
François Gonord se fixe à Paris en 1800. On lui doit l’invention d’un procédé, ancêtre de la décalcomanie, permettant l'impression de gravure en taille douce sur porcelaine, avec une seule planche gravée, à partir de dessins de différentes dimensions[2]. En 1815, ses ressources pécuniaires s’épuisent dans les sacrifices nécessités par le perfectionnement de son invention; il obtient du ministre de l’Intérieur, une gratification de 15 000 francs et un logement gratuit aux Quinze-Vingts. En 1818, ayant amené sa découverte au point de perfection désiré, il prend un brevet et entre en pleine exploitation. Il travaille pour la manufacture de Sèvres[3].
François Gonord s’occupe aussi d’expériences pour le perfectionnement de la chambre noire, lorsque la mort vient le frapper, le [4].
↑«Rapport fait au nom d’une commission spéciale, par Monsieur Gillet-Laumont(en), sur les impressions et réductions de gravures sur porcelaine», Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, 6eannée, Imprimerie de Madame Huzard, Paris, 1807, p.60-66.
↑Régine de Plinval de Guillebon, La Porcelaine à Paris sous le Consulat et l’Empire, Genève, Droz, 1985, 239p., (OCLC14271441).