En 1936, il est envoyé au Centre d'essais en vol[2] de Marignane où il fait ses premiers essais d'enregistreurs de vol. Contrairement aux boîtes noires modernes, les enregistreurs qu'il conçoit s'appuient sur une pellicule photographique. Des spots lumineux, associés à différents paramètres de vol, sont imprimés sur une pellicule de 88 mm, dans une chambre noire, d'où le nom "boite noire"[a]. Étant donné que ces enregistreurs étaient robustes, ils résistaient aux chocs[3].
En 1947, Hussenot crée la Société de fabrication d’instruments de mesure (Sfim) à Massy avec son associé Marcel Ramolfo-Garnier[b]. La Sfim rencontre beaucoup de succès, à commencer par la construction d'enregistreurs photographiques de vol, industrialisés et exportés dans de nombreux pays[2], de «type HB» —pour «Hussenot et Beaudouin[4]», du nom du fabricant de la première heure qui aide Hussenot à mettre au point le système durant la Seconde Guerre mondiale. Ces enregistreurs de vol sont d’abord appelés des «hussenographes»[3].
Sous son impulsion et celle de l'ingénieur général Louis Bonte[5], le Centre d'essais en vol est chargé d'animer des journées nationales sur la conception d'une instrumentation de mesures et d'essais[2].
Il est cité à l'ordre de l'aviation française par le Secrétaire d'Etat aux Forces Armées Air.
Vie familiale
Il épouse Yvonne Hérody[réf.souhaitée] en avec qui il a neuf enfants: Anne-Marie, Denis, Marie-Clotilde, Geneviève, Rémi, Vincent, Chantal, Yves-Marie, François-Xavier[1].
Scout de France, il a été chef de district à Saint-Raphaël et chef de groupe à Saint Thomas d'Aquin (Paris)[7].
Un aéroclub situé sur l'aérodrome d'Arcachon Villemarie (LFCH) s'appelle «Aéroclub François Hussenot». Cet aéroclub est majoritairement composé de personnel du site de Cazaux de DGA Essais en vol[9].
Le centre de R&D de Safran Electronics & Défense à Massy, site hérité de la SFIM, porte le nom de François Hussenot, et a été inauguré le [10].
Publications
F. Hussenot (préf.Albert Caquot), Les Essais de performances en aéronautique, Paris, Dunod, coll.«Les Essais en aéronautique» (no2), , 151p. (OCLC459486266).
F. Hussenot, Cinématique de l'avion, Paris, Dunod, coll.«Les Essais en aéronautique» (no3), , 80p. (OCLC3932104).
↑Encore aujourd'hui, la réglementation aérienne impose d'écrire sur les boites noires "Ne Pas Ouvrir". Cette obligation était justifiée dans le cadre d'une pellicule, afin de ne pas la voilée avant son développement. Cependant, avec une bande magnétique ou une mémoire flash, cette recommandation n'est plus justifiée.
↑La SFIM a été racheté par la société SAGEM en 1999, avant d’être incorporée au groupe Safran en 2005.
Références
123Ministère de la Culture, «Fiche de François Hussenot», sur culture.gouv.fr, Paris (consulté le ) : «consulter notamment la lettre de son épouse du qui rappelle sa date de décès, le en service commandé à Castelnau-de-Brassac, et mentionne leurs neuf enfants, échelonnés de 2 ans à 16 ans; est également consultable le récépissé de sa décoration de chevalier de la Légion d’honneur».
123456Ouvrir la «Page d’accueil», sur polytechnique.edu, Palaiseau, bibliothèque de l’École polytechnique (consulté le ), sélectionner l’onglet «Catalogues» puis cliquer sur «Famille polytechnicienne», effectuer la recherche sur «Hussenot», résultat obtenu: «Hussenot, François (X 1930; 1912-1951)»; la consultation de sa «fiche matricule» apporte des informations biographiques mais mentionne: «mort en 1951 le 19/05». Or, cette information est erronée au regard des données consultables sur la base Léonore (voir infra).
↑Ouvrir la «Page d’accueil», sur polytechnique.edu, Palaiseau, bibliothèque de l’École polytechnique (consulté le ), sélectionner l’onglet «Catalogues» puis cliquer sur «Famille polytechnicienne», effectuer la recherche sur «Louis Bonte», résultat obtenu: «Bonte, Louis Gérard Émile Bernard (X 1927; 1908-1971).