François Isoard

From Wikipedia, the free encyclopedia

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
François Isoard
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Autres informations
Parti politique

Louis François Dominique Isoard, ou « François Isoard », né le à Marseille et mort guillotiné à Aix-en-Provence le , est un homme politique français qui fut une figure importante du jacobinisme marseillais sous la Révolution française.

Fils d'un maître-maçon et d'une mère appartenant à une famille de négociants appauvris, il devient clerc de la sacristie des Accoules. Remarqué par le doyen, il obtient une bourse qui lui permet d'entrer comme interne au collège de l'Oratoire de Marseille et Belsunce[1]. Il y fait d'excellentes études et devient enseignant laïc au sein de la congrégation de l'Oratoire. Professeur à Toulon, Autun et Salins, il revient à Marseille en où il obtient de la municipalité un poste de professeur au collège Saint-Jaume[2] et devient secrétaire du club de la Société des Amis de la Constitution.

Les « courses civiques »

Au printemps 1792, la société multiplie l'envoi de commissaires dans les villages et les bourgs de Provence afin d'établir des sociétés patriotiques et de « faire connaître les dispositions des esprits et les principes des habitants »[3].

Isoard devient l'un des plus éminents représentants de ces « missionnaires patriotes » après la «  course civique » qu'il mène en compagnie de Tourneau dans les Basses-Alpes en . L'objectif, qui était de propager dans les campagnes du département « des principes patriotiques et de faire aimer la révolution à ceux auxquels elle est le plus profitable », est pleinement atteint puisque Isoard a fondé ou réactivé une soixantaine de sociétés populaires et a empêché « avec l'aide du peuple armé de la Constitution » les royalistes de s'emparer de Sisteron[4].

Comme un autre missionnaire patriote, Jacques Monbrion, Isoard se signalera par l'originalité de ses méthodes pour diffuser les idées républicaines dans les campagnes provençales, notamment en publiant et diffusant des journaux plus particulièrement adaptés aux paysans et aux artisans ("Manuel du Laboureur et de l'Artisan et Gazette Sentinelle"), de nombreux articles étant rédigés sous la forme d'un colinguisme français-provençal[5].

Conflit entre le Club, la municipalité et les sections marseillaises

Le , le Club de la rue Thubaneau qui a fermement pris parti pour la Montagne contre les Girondins se dote, à l'initiative de Frédéric Hugues d'un comité central secret de douze membres présidé par Maurin d'Arles, procureur syndic du département, et dont fait partie Isoard[6]. En mars, après que le maire Mouraille et le procureur de la Commune Etienne Seytres ont refusé de donner suite à sa proposition de procéder aux désarmement de 500 à 600 suspects, le Club se déclare « en permanence » sous la direction d'Isoard. Ce dernier va donc se retrouver en première ligne dans le conflit qui va opposer le club à la municipalité d'une part, aux sections marseillaises d'autre part, et qui va déboucher sur l'insurrection fédéraliste de contre la Convention.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt lancé le pour être déféré devant le tribunal révolutionnaire créé par les sections[7], il réussit à se réfugier à Sisteron avant de rejoindre Paris le . Dès son arrivée dans la capitale, il attaque les représentants des 32 sections de Marseille et fonde « la Société des patriotes du Midi réfugiés à Paris » qui s'occupe de garder les liens avec les patriotes du midi et surtout ceux de Marseille réduits au silence. Il se rapproche alors de Hébert et des cordeliers. Dénoncé comme « patriote d'argent » par Barbaroux le , il s'en défend par une lettre à la Convention le . Admis au club des Jacobins le , il participe à son comité correspondance. Il se rapproche de Hébert et des Cordeliers dont il partage les positions. Il participe en tant que secrétaire de l'assemblée des 48 sections réunie à l’Évêché aux journées révolutionnaires du , 1er et qui provoquer la chute des Girondins[8].

Le fédéraliste jacobin

Notes et références

Bibliographie

Related Articles

Wikiwand AI