François Le Grix
écrivain français
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François Le Grix, né le à Elbeuf et mort le dans le 7e arrondissement de Paris, est un journaliste français.
| Directeur La Revue hebdomadaire | |
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René Moulin (d) | |
| Codirecteur (d) L'Ami du peuple |
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| Nom de naissance |
François Michel Clément Marie Joseph Legrix |
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Il a été rédacteur en chef puis directeur de La Revue hebdomadaire[1].
Biographie
Après en avoir été secrétaire dans les années , puis rédacteur en chef en , François Le Grix devient directeur de La Revue hebdomadaire en [2].
Le Grix signe une chronique politique à partir de . Il est un temps royaliste, en tout cas antiparlementaire et hostile à la démocratie. Il tente après la crise du de mettre en place un Centre de liaison, de propagande et d'information, également appelé L'Ordre français, avec le député René Dommange, et avec l'appui de Philippe Henriot et de Xavier Vallat[3].
En et , il se rend plusieurs fois en Italie, où il rencontre Benito Mussolini. Le dictateur fasciste lui octroie une aide financière de deux millions de francs, ce qui lui permet de racheter le quotidien L'Ami du peuple en . Il appuie l'Italie menacée de sanctions lors de la Seconde guerre italo-éthiopienne ; il cosigne ainsi le Manifeste des intellectuels français pour la défense de l'Occident et la paix en Europe (). Mais il reste germanophobe jusqu'en et se déclare déçu du rapprochement entre Mussolini et Hitler[4]. Le député nationaliste Pierre Taittinger devient le co-directeur de L'Ami du peuple à ses côtés début [5]. Obligé de lui céder le journal, vers , Le Grix lui en veut et le critique[6],[7].
Dès septembre 1944, l’écrivain et journaliste d’extrême droite François Le Grix est directement ciblé par l’épuration en raison de ses activités sous l’Occupation. Peu après, il parvient cependant à retravailler dans le milieu de l'édition, notamment comme lecteur influent pour la maison d’édition de René Julliard. Il fonde l'Union des intellectuels indépendants et intervient dans la revue Les écrits de Paris[8].
François Mauriac l'appelait « La Grise » dans les années , en raison de son homosexualité affichée[9]. Julien Green évoque aussi sa revue et son homosexualité dans son Journal intégral (publication posthume).