François Marbos

From Wikipedia, the free encyclopedia

François Marbos
Biographie
Naissance
Bourg-de-Péage
Décès (à 86 ans)
Valence
Évêque de l'Église catholique
Ordination épiscopale
Évêque constitutionnel de la Drôme
Autres fonctions
Fonction laïque
Membre de la Convention nationale et du Conseil des Cinq-Cents.

.html (en) Notice sur catholic-hierarchy.org

François Marbos, né le à Bourg-de-Péage (généralité de Grenoble, actuel département de la Drôme)[1], mort le à Valence[2], est un ecclésiastique et un homme politique de la Révolution française.

Il est évêque de Valence en 1791 et il est élu député de la Drôme à la Convention nationale, entre 1792 et 1795, et au Conseil des Cinq-Cents, entre 1795 et 1797.

Mandat à la Convention

Son père, François Marbos, est marchand à Valence, époux de Madeleine Rochas. Il est curé de la paroisse de Bourg-lès-Valence sous l'Ancien Régime.

Sous la Révolution française, François Marbos prête serment à la constitution civile du clergé et devient, en 1791, évêque constitutionnel du diocèse de Valence, en remplacement de Gabriel-Melchior de Messey qui a refusé de prêter serment.

La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries. Louis XVI est suspendu et incarcéré, avec sa famille, à la tour du Temple.

En , François Marbos est élu député du département de la Drôme, le cinquième sur neuf, à la Convention nationale[3].

Il siège sur les bancs de la Gironde. Lors du procès de Louis XVI, il vote « la détention », et se prononce en faveur de l'appel au peuple et du sursis à l'exécution de la peine[4]. Le , il vote en faveur de la mise en accusation de Jean-Paul Marat[5]. Le , il vote en faveur du rétablissement de la Commission des Douze[6].

Le , après le rapport de Jean-Pierre-André Amar (député de l'Isère), membre du Comité de sûreté générale, François Marbos est décrété d'arrestation pour avoir signé la protestation contre les journées du 31 mai et du 2 juin[7]. Lui et les autres signataires sont libérés et réintégrés à la Convention le 18 frimaire an III ().

Mandat aux Cinq-Cents

Sous le Directoire, François Marbos est réélu député et siège au Conseil des Cinq-Cents. Il est tiré au sort pour quitter le Conseil le 1er prairial an V (le )[8].

Il se retire à Valence où il devient conseiller de préfecture, se réconcilie avec l'Église catholique et meurt en 1825.

Sources

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI