Photographie du colonel Auroux, commandant la 3ebrigade du Maroc, discutant avec le lieutenant-colonel Gross, commandant le 9erégiment de zouaves en 1917.
François Maurice Auroux sort de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1892[2].
Durant la Première Guerre mondiale, le , alors au grade de lieutenant-colonel, il prend le commandement du 204e Régiment d'Infanterie. Dans la soirée du , après une attaque désorganisée, Auroux traite plusieurs soldats de lâches et les menace du conseil de guerre. Il ne mettra pas ses menaces à exécution. Le sergent-fourrier Robert le décrit alors comme un « homme absolument désemparé » et « ayant l'air d'un fou ». Il quitte le commandement le , remplacé par le lieutenant-colonel Collon[3].
Le , il est affecté au 60e Régiment d'Infanterie. Le , le soldat de 2e classe Lucien Bersot, 34 ans, reçoit du sergent-fourrier un pantalon sale et ensanglanté, récupéré sur un cadavre. Lucien Bersot le refuse. Le lieutenant-colonel Auroux demande alors sa comparution en Conseil de guerre spécial. Il le traduit pour « refus d'obéissance » dès le lendemain, , et à l’issue du conseil, Lucien Bersot est condamné à mort. Il est fusillé le à Fontenoy dans l'Aisne[4].
Le , à Noyon, la Ligue des droits de l'homme demande la mise en jugement de chefs militaires, et particulièrement du colonel Auroux, ainsi que la fin des Conseils de guerre[8].
En 1924, Auroux est mis d'office à la retraite sans être promu au grade de général[7].
Postérité
Dans le téléfilm Le Pantalon, qui retrace la vie du soldat Lucien Bersot au sein du 60e régiment, l'acteur Bernard-Pierre Donnadieu interprète le colonel Auroux. Ce même téléfilm signale erronément qu'Auroux fut promu général[9] et élevé au grade de commandeur de la Légion d’Honneur.