François Morel (militaire)
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Cimetière de Vierzy (d) |
| Nom de naissance |
François Célestin Morel |
| Nationalité | |
| Activités |
Aviateur (à partir de ), militaire |
| Arme |
Armée de l'air (à partir de ) |
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| Grade militaire | |
| Conflit | |
| Personne liée | |
| Distinctions |
François Morel, né le à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) et mort le , est un célèbre as de l’Armée de l'air française.
François Morel s’engagea dans l’Armée de l’air en et obtint son brevet de pilote le . Sous-officier pilote affecté sur la base aérienne 112 de Reims à compter de , il s’y entraîna, d'abord sur Dewoitine 500 et 501 puis sur Curtiss H.75. Il sera affecté au groupe de chasse GC I/5, à l’escadrille SPA 67 commandée par le capitaine Jean Accart. Sur environ cinquante-trois escadrilles ayant participé à la bataille de France, la première escadrille du groupe de chasse I/5 fut celle qui obtint le plus de victoires en combat aérien, avec 83 victoires confirmées et 26 autres probables. Cette escadrille prendra le nom de « Champagne » en 1943 avant de devenir l'Escadron de chasse 2/3 Champagne le [1]. Au moment de la déclaration de guerre, l'escadrille sera basée à Suippes.
Il effectua sa première mission de guerre le et participa aux combats aériens de la bataille de France. Il trouva la mort le , tué en combat aérien à l’âge de vingt-six ans, après avoir abattu douze avions ennemis en huit jours[2]. En raison de la violence de ces combats, il avait dû faire un atterrissage forcé et une autre fois évacuer l'avion en parachute . Un bref récit de ses 13 victoires dont 10 homologuées est visible sur le site Ailes Anciennes de Haute-Savoie notamment celui du où il abat 5 avions ennemis et meurt dans les bras d'un fantassin en disant : "cette fois-ci, ils m'ont eu"[3]. Ce , malgré son extrême habileté et son grand courage, il n'avait pas été épargné par les tirs croisés de 20 He 111, faisant mentir avec son palmarès la vieille antienne "qu'on avait jamais vu un avion français pendant la bataille de France"[4]. Les avions allemands abattus par le sergent-chef Morel sont : 1 Do 17, 1 Me 110, 7 He 111, 2 Ju 87, 2 Me 109[3].
Le sergent-chef François Morel repose dans le cimetière de Vierzy (Aisne)[5].