Roger Sauvage

From Wikipedia, the free encyclopedia

Roger Raymond Sauvage dit « Saussage » (Paris, - Nice, ) est un pilote de chasse et as aérien français de la Seconde Guerre mondiale, ayant fait partie de l'escadrille Normandie-Niemen.

Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Roger Raymond SauvageVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Roger Sauvage
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
NiceVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Roger Raymond SauvageVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Conflit
Distinctions
Fermer

Biographie

Roger Sauvage nait le dans le quartier de Ménilmontant, à Paris. Il est le fils naturel de Marie Adeline Sauvage (1893-1983), fleuriste[1] et orphelin d'un père martiniquais, tué au chemin des Dames. Très jeune il est passionné d'aviation, découvre l'aviation légère et le vol à voile, et en 1935 s'engage dans l'armée de l'air.

Il fait son apprentissage sur les bases aériennes de Tours et surtout d'Angers. Début , il est affecté à Strasbourg, au groupe aérien d’observation 553, où il vole sur Mureaux 115. Puis, à sa demande, il rejoint au printemps suivant la base aérienne 112 de Reims, pour y intégrer l'escadrille SPA 67 du groupe de chasse I/5, unité en cours de transformation sur chasseur Curtiss H.75.

En son chasseur bimoteur Potez 631, est abattu par quatre Hawker Hurricane britanniques qui le confondent avec un Messerschmitt 110. Le 18 mai, il repart au combat sur son Potez 631 et participe à la destruction de l'un des Heinkel 111 qui viennent de bombarder le terrain d'Esbly près de Meaux. Un mois plus tard il détruit un Dornier 17 à Tours.

Roger Sauvage à bord de son Yak 3 le 15 juin 1945.

Après l'armistice et à la dissolution de l'escadrille, il est affecté quelques mois sur la base de Nîmes, puis en Afrique du Nord. Pendant plus de deux ans les vols sont quasiment impossibles, à l'exception du vol à voile que Roger redécouvre à l'occasion d'un stage. Après le débarquement anglo-américain de , l'armée de l'air d'Afrique du Nord est peu à peu rééquipée par les alliés, et Roger Sauvage souhaite reprendre le combat.

Le il est reçu par l'adjudant Feldzer alias « Constantin », chargé discrètement de recruter des pilotes désireux de se battre. Celui-ci lui laisse le choix :

Il choisit la Russie, le plus dur à tout point de vue. Outre les difficiles conditions de vie, les pertes atteignent 75 %. Le , il arrive à Moscou. Du au 25 mai, il s'entraîne sur Yakovlev 3, 7 et 9.

À partir du , il participe aux offensives sur Vitebsk, Orcha, la Bérézina, Minsk, le Niémen et la province de Prusse-Orientale (poches de Königsberg et du Samland) sans discontinuer jusqu'au . Lors de diverses missions (escorte de bombardiers, soutien et mitraillage au sol, attaque de DCA, chasse, interception...) il abat 16 avions allemands (parfois à plus de 100 km à l'intérieur des lignes ennemies).

Le , il embarque sur son Yak 3 à destination de Paris, (via Elbing, Potsdam, Prague Stuttgart et Saint-Dizier) où il arrive le 20 juin.

Il quitte l'escadrille Normandie-Niemen en , mais reste dans l'Armée de l'Air.

Il est nommé capitaine en et est rayé des cadres en .

Il est second de la liste d'UFF (d'obédience poujadiste) conduite par Jean-Marie Le Pen aux élections législatives de janvier 1956 dans la première circonscription de la Seine[2],[3].

Grades

Citations et décorations

  • 16 victoires officielles (2 lors de la bataille de France en mai-juin 1940 et 14 au sein du Normandie-Niemen en 1944-45)
  • 13 citations (2 françaises en 1940 et 11 soviétiques entre 1944 et 1945)
  • La promotion 2010 de l'École Militaire de l'Air porte son nom.

Décorations françaises

Décorations soviétiques

Itinéraire

Les victoires

Roger Sauvage termine la guerre avec 16 victoires aériennes homologuées plus 1 probable :

Bibliographie

  • Roger Sauvage, Un du Normandie-Niémen, 1950, éditions André Martel. Réédité aux éditions Heimdal en 2017 (grand format, illustré de près de trois cents photos provenant des archives personnelles de Roger Sauvage, mises à disposition par sa famille).
  • Roger Sauvage, La Soif de l'air, 1952, éditions André Martel. Roger Sauvage raconte son enfance, son apprentissage de l'aviation, ses débuts dans l'Armée de l'Air, la campagne de France puis l'attente en Afrique du Nord.
  • Roger Sauvage, Les Conquérants du ciel, 1960, Le livre artistique

Vidéographie

Articles connexes

Sources

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI