François Olivier, chancelier de France. Estampe du graveur Léonard Gaultier, Pourtraictz de plusieurs hommes illustres qui ont flory en France depuis l'an 1500 jusques à présent.
Devenu conseiller ordinaire de François Ier, celui-ci lui confie des missions d'ordre diplomatique. En particulier, François Olivier est envoyé en (lettres de créance du [3]) devant la diète de Spire, comme représentant du roi de France, avec mission de protester pour l'assassinat en Allemagne des ambassadeurs envoyés par la France auprès des Turcs. Il ne réussit pas à convaincre que les pourparlers entre la France et Soliman le Magnifique n'ont pas pour but une alliance mais l'objectif de convaincre les Turcs de ne pas attaquer la Hongrie, la neuvième guerre d'Italie ne peut être évitée.
Seul ministre de François Ier conservé par Henri II, François Olivier doit faire face à l'inimitié de Diane de Poitiers qui lui reproche une trop grande intransigeance envers les prodigalités de la cour, aussi à sa requête et prétextant une maladie des yeux, Olivier se voit retirer les-dits sceaux, le [4], qui sont confiés à Jean de Bertrand, nouveau garde des sceaux.
Me souvenant de ce mot du feu chancelier Olivier, que les Français semblent des guenons qui vont grimpant contre-mont un arbre, de branche en branche, & ne cessent d'aller jusques à ce qu'elles sont arrivées à la plus haute branche, & y montrent le cul quand elles y sont. (Montaigne: Essais II, 17)
↑ «Généalogie d'Olivier, p. 482-486, p. 484 notamment», sur Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France, t. VI, par les Pères Anselme, Ange et Simplicien, et Honoré Caille du Fourny, aux Libraires associés, à Paris, 1730