François Pajot
From Wikipedia, the free encyclopedia
Saint-Gervais
Le Poiré-sur-Vie
Mort au combat
| François Pajot | |
| Naissance | Saint-Gervais |
|---|---|
| Décès | (à 34 ans) Le Poiré-sur-Vie Mort au combat |
| Origine | Français |
| Allégeance | |
| Arme | Armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz |
| Grade | Chef de division |
| Commandement | Division de Bouin |
| Conflits | Guerre de Vendée |
| modifier |
|
François Pajot ou Pageot, né à Saint-Gervais en 1761, tué au combat de Montorgueil en 1795, est un chef vendéen.
François Pajot naît en 1761 à Saint-Gervais[1], dans une famille de paysans. Il exerce plusieurs petits métiers pendant sa jeunesse. Le , il se marie à Bouin avec Renée Sorin[1],[2]. Il monte ensuite un petit commerce d'épicerie, de mercerie et de poissonnerie, il se fait parfois colporteur mais demeure cependant très pauvre et analphabète[2].
En , il prend part au soulèvement en Vendée mais ne commande qu'un petit groupe d'insurgés, il rejoint Machecoul escortant 22 prisonniers patriotes de Bouin[2].
À l'été 1793, il est nommé par Charette commandant de la division de Bouin, en remplacement de René Julien Hardouin[2],[3]. Il est confirmé comme chef de la division de Bouin en mai ou [4]. Cependant Bouin étant sous contrôle républicain après la bataille de Bouin, Pajot est chassé du marais breton et suit Charette dans le bocage[5].
Il combat sous les ordres de Charette qu'il sert fidèlement. En octobre chargé de garder à Bouin des prisonniers républicains pris par Charette lors la prise de Noirmoutier, il en fait fusiller une partie sous prétexte d'une tentative d'évasion au cours du massacre de Bouin[6],[2]. Selon les sources, le nombre des morts est estimé de 100 à 800[6] et celui des rescapés de 127 à 900[7],[8].
Le , il s'empare du camp des Essarts au cours de la bataille des Essarts[9].
Pajot trouve la mort le , lors du combat de Montorgueil[10]. Au cours de cet affrontement, il rejoint une embuscade tendue par Lucas de La Championnière contre un convoi, et selon le récit laissé par ce dernier dans ses mémoires « au moment où les républicains parurent, il (Pajot) se précipita au milieu d'eux et reçut un coup mortel dans le bas-ventre[11]. »
Il est enterré au village de Montorgueil, commune du Poiré-sur-Vie[2].