François Vaillant

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François Vaillant (né le à Saint-Germain-en-Laye, Yvelines) est un philosophe, écrivain et militant non-violent français[1].

Après avoir obtenu le baccalauréat en 1970, il part en auto-stop vers Katmandou[2]. Il séjourne en Turquie et en Iran. à son retour en France, il s’inscrit à l’Université des Sciences de Montpellier. Ses rencontres dans le milieu étudiant et parmi les paysans du Larzac lui font découvrir la non-violence. Il entre en 1975 au noviciat des Frères prêcheurs (Dominicains) au couvent de Montpellier ; il quitte cet ordre religieux en 1991[1]. Il vit en Normandie depuis 2002.

Cursus universitaire

Il passe un DEUG en chimie-biologie à la Faculté des sciences de Montpellier en 1972, le diplôme d’éducateur spécialisé à l’Institut psycho-pédagogique médico-social de Montpellier (IPPMS) en 1975, une maîtrise de psychologie à l’Université de Montpellier-Paul-Valéry en 1979, une maîtrise de théologie à l’Institut catholique de Paris en 1983, un DEA de philosophie à l’Université d'Aix-Marseille en 1992[1].

Activités professionnelles

Tout en étant rédacteur en chef de la revue Alternatives non-violentes de 1989 à 2014, puis de 2022 à 2025[3], il exerce les postes suivants : chargé de cours en Sciences de l’éducation à l’Institut Saint-Jean de Marseille de 1993 à 1998, chef de service du centre d’accueil et de soins pour toxicomanes Transit à Marseille de 1998 à 2000, directeur de la maison de retraite Paule Babé de Versailles de 2000 à 2002, responsable des projets à l’Ifman Normandie (Institut de formation du mouvement pour une alternative non-violente) de 2002 à 2014[1]. À la suite d'un licenciement économique, il devient chauffeur de taxi G7 à Paris en 2015 ; cette expérience lui inspire le livre Un taxi dans Paris[4]. François Vaillant prend sa retraite en 2016.

Parcours militant

François Vaillant est membre du Mouvement pour une alternative non-violente (Man) depuis 1978, il participe activement à la lutte des paysans du Larzac (1971-1981)[5].

En 2004, il contribue avec Yvan Gradis à la création du collectif des Déboulonneurs[6]. Ce collectif lutte contre l’invasion publicitaire dans l’espace public par des barbouillages de panneaux publicitaires, à mains nues et à visage découvert. Pour ces actes de désobéissance civile, des membres de ce collectif totalisent 15 procès entre 2006 et 2011. François Vaillant est condamné à une amende de 1 euro à l’issue du procès qu'il souhaitait, le à Rouen[7],[8]. Comme il refuse le prélèvement d’ADN, il est condamné à 1 euro lors de son procès en appel à Rouen en 2010[2],[9],[10].

Depuis 2008, François Vaillant est membre de Résistance à l'agression publicitaire (RAP) et de Paysages de France.

À la retraite depuis 2016, il continue d’organiser des actions non-violentes avec le Man Normandie, de participer à des luttes sociales et écologistes, notamment en 2021-2022 contre le projet d’un entrepôt Amazon dans la périphérie de Rouen[11]. Il continue d'écrire et d'intervenir sur le thème de la non violence, par exemple en 2025 dans un numéro d’Alternatives non-violentes (défense civile non-violente, Tchécoslovaquie 1968, Hong Kong, guerre en Ukraine)[12].

Publications

Bibliographie

Notes et références

Liens externes

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