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Comité Laïcité République

association française From Wikipedia, the free encyclopedia

Le Comité Laïcité République (CLR) est une association loi de 1901 qui promeut la laïcité dans le débat public en France.

Fondation
Sigle
CLRVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
Faits en bref Fondation, Sigle ...
Comité Laïcité République
Histoire
Fondation
Cadre
Sigle
CLRVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
Type
Forme juridique
Objectif
défense de la laïcité
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Gilbert Abergel (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Publication
La Lettre du Comité Laïcité République
Site web
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Historique

Le Comité Laïcité République est fondé à la suite de l'affaire de Creil, en , en réaction à laquelle cinq intellectuels, à savoir Élisabeth Badinter, Régis Debray, Alain Finkielkraut, Élisabeth de Fontenay et Catherine Kintzler, signent la tribune « Profs, ne capitulons pas ! »[1]. La tribune commence en ces termes[2],[3] :

« L'avenir dira si l'année du Bicentenaire aura vu le Munich de l'école républicaine. »

Le Comité est formé en , à l'initiative du Grand Orient de France (GODF), principale obédience franc-maçonnique française[4]. Il est déclaré à la préfecture de police de Paris le [5].

Présidents

En , son premier président est Claude Nicolet[4]. Il est ensuite tour à tour présidé par Henri Caillavet, franc-maçon du GODF, Philippe Foussier, grand maître de cette obédience[6], Jean-Marie Matisson, grand maître adjoint[7] et Patrick Kessel, également ancien grand maître[8].

Entre et , il est présidé par Jean-Pierre Sakoun, qui intervient régulièrement dans la presse et les médias nationaux[9]. Il est ensuite élu président de l'association Unité laïque, dont Philippe Foussier est vice-président[10].

Depuis , il est présidé par Gilbert Abergel, ancien grand maître du Grand Orient de France[11].

Conception de la laïcité

Le CLR considère que la laïcité est unique et « sans qualificatif[12] », qu'elle seule garantit la liberté absolue de conscience et qu'elle « n'est pas qu'une loi ».

« Elle est aussi une philosophie de l'émancipation, de la liberté de conscience et de l'égalité des droits[13]. »

Le CLR plaide pour le strict respect de la loi de sur la séparation des églises et de l'État, et à ce titre, s'oppose à la présence de crèches de Noël dans les lieux publics, comme les mairies, pendant les fêtes de fin d'année[14].

Il s'oppose au « communautarisme politique » et aux revendications identitaires. Il lutte contre le racisme, l'antisémitisme et toute autre forme de discrimination. Il dénonce le « racisme intolérable anti-maghrébin », « le racisme et l'hostilité anti-musulmans » tout en dénonçant ce qu'il considère comme « l'imposture de l'islamophobie », dans un pays comme la France « où la critique des idées est totale »[9],[15]. Il combat également la « catho-laïcité[16] » de l'extrême droite.

Sa conception de la laïcité conduit le CLR à critiquer les positions d'associations comme le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et le Parti des Indigènes de la République (PIR), ou même d'institutions gouvernementales comme celles de l'Observatoire de la laïcité[17].

Activités

En , au nom du Comité Laïcité République, Jean Glavany, député des Hautes Pyrénées, Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République et Françoise Laborde, sénatrice de Haute Garonne, publient un communiqué commun critiquant le positionnement de l'Observatoire de la laïcité, ce dernier considérant qu'il n'existe « pas de problème de laïcité dans l'enseignement supérieur »[18].

Le , le Comité Laïcité République co-organise la soirée « Toujours Charlie : de la Mémoire au Combat » en hommage aux victimes du terrorisme islamiste avec le Printemps républicain et la LICRA, avec le soutien de Charlie Hebdo, aux Folies Bergère[19],[20].

En , le quotidien L'Opinion indique que le président de la République Emmanuel Macron réfléchit à une révision de la loi de séparation des Églises et de l'État de [21], ce qui provoque de nombreuses réactions[22]. Ainsi en , le Comité Laïcité République initie pétition à laquelle participent une trentaine d'autres associations et plusieurs personnalités pour s'opposer à modification la loi de même « sous prétexte de lutter contre des menées communautaristes »[23],[24]. Finalement Emmanuel Macron abandonne ce projet.

Son action s'appuie également sur celles de comités locaux[25].

Prix de la laïcité

Chaque année depuis , le Comité Laïcité République décerne les « prix de la laïcité » à des personnalités françaises et étrangères, distinguées pour leur action en faveur de la laïcité. Quatre prix sont attribués : prix national, prix international, prix science et laïcité et prix Culture et laïcité et éventuellement de mentions à l'un ou plusieurs de ces prix[15].

Mediapart estime en que les récipiendaires du prix sont proches du Printemps républicain[26].

Lauréats
Nadia El Fani devant la première affiche du film Laïcité, Inch'Allah !.

Controverse

En , le Comité Laïcité République de Loire-Atlantique doit déprogrammer son invitation faite à la militante féministe Marguerite Stern[42], dont les positions sont considérées comme transphobes et que certains de ses contradicteurs placent à l'extrême droite de l'échiquier politique français[43].

Publications

  • La laïcité, une idée européenne ? (colloque international,  - , Bordeaux-Artigues, organisé par le Comité Laïcité République), Paris, Éditions maçonniques de France, , 235 p. (ISBN 2-84721-060-1).

Notes et références

Annexes

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