Dans les années 1880, il commence à produire des essais monographiques sur des graveurs, tout en montant des expositions, des solo shows[2], qui vont marquer le paysage du marché américain de l'art. Sa société devient éditrice de nombreux catalogues. Avec American Etchers (1886), il est l'un des premiers à promouvoir des aquafortistes spécifiquement américains. La même année, il traduit du français le catalogue portant sur l'œuvre de Meryon d'Alfred Lebrun. En 1890, il publie un nouvel essai, The Modern Disciples of Rembrandt, A Sketch of Contemporary Etching et ouvre une filiale à Paris au 27 quai de l'Horloge[3]. L'un de ses meilleurs clients, Atherton Curtis, entame avec lui dès 1894 une fructueuse collaboration entre New York et Paris[4]. Parmi ses autres clients, on compte Samuel P. Avery[1].
En 1905, l'entreprise déménage plus au nord de Manhattan, au 4 East 39th Street. Parmi ses jeunes employés, figurent William Macbeth, fondateur en 1892 de la Macbeth Gallery, et Carl Zigrosser(en), futur conservateur du Philadelphia Museum of Art[1].
En 1910, il publie The Golden Age of Engraving: A Specialist's Story about Fine Prints: with 262 Illustrations Showing the Progress of the Art from the Year 1465 to the Year 1910, sans doute son ouvrage le plus remarquable[5],[6].
↑Atherton Curtis (dir.), Catalogue of the etched work of Evert van Muyden, New York, F. Keppel & co., 1894.
↑(en) [PDF] F. Keppel, The Golden Age of Engraving, New York, The Baker and Taylor Company, 1910 — sur Archive.org.
↑(en) Rona Schneider, «The American Etching Revival: Its French Sources and Early Years», in: American Art Journal, automne 1982, 14 (4), p.40–65 — extrait sur Jstor.
↑(en) Sarah Bigler, Collecting Prints during the Gilded Age: The Case of Frederick Paul Keppel and Robert Nanteuil, in: Art in Life, Columbia University, 2017 — en ligne.