French Laurence
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| Membre du 4e Parlement du Royaume-Uni 4e Parlement du Royaume-Uni (d) | |
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| Membre du 3e Parlement du Royaume-Uni 3e Parlement du Royaume-Uni (d) | |
| Membre du 4e Parlement du Royaume-Uni 4e Parlement du Royaume-Uni (d) | |
| Membre du 2e Parlement du Royaume-Uni 2e Parlement du Royaume-Uni (d) | |
| Membre du 1er Parlement du Royaume-Uni 1er Parlement du Royaume-Uni (en) | |
| Membre du 18e Parlement de Grande-Bretagne (d) 18e Parlement de Grande-Bretagne (d) |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 51 ans) |
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| Chaire |
Regius Professor of Civil Law (en) |
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French Laurence, né le à Bath et mort le à Eltham est un jurisconsulte et lettré anglais. Il entretient une étroite collaboration intellectuelle avec le philosophe et homme d'État Edmund Burke. Cette proximité lui vaut d'être désigné, à la disparition de ce dernier, exécuteur littéraire testamentaire de son œuvre[1].
Fils aîné de Richard Laurence, horloger établi à Bath dans le comté de Somerset, et d'Elizabeth French, issue d'une lignée de drapiers de Warminster dans le Wiltshire, le sujet de cette notice voit le jour le . Son frère cadet, Richard Laurence, s'illustrera par ailleurs dans la carrière ecclésiastique. Son parcours académique débute à la Winchester School, où il reçoit l'enseignement de Joseph Warton, avant de s'orienter vers le Corpus Christi College de l'université d'Oxford en qualité de boursier. Il y accomplit un cursus complet : il accède au grade de bachelier ès arts le , puis à celui de maître ès arts le . Initialement inscrit au Middle Temple en vue d'exercer dans la juridiction de la common law, il réoriente ses aspirations professionnelles vers le droit civil. Cette spécialisation est parachevée le par l'obtention du doctorat en droit civil à Oxford. Consécutivement à cette distinction académique, il est agrégé au Collège des avocats le , intégrant ainsi la corporation des docteurs en droit habilités à plaider devant les cours ecclésiastiques et l'Amirauté.
Ayant antérieurement fourni une assistance juridique à Edmund Burke lors de la préparation de l’instruction préliminaire du procès de Warren Hastings, il se voit confier, en 1788, une charge d’avocat par les procureurs dirigeant la procédure d’impeachment. Il œuvre alors aux côtés de William Scott, son collègue en cette affaire. Bien qu’il assiste assidûment aux audiences solennelles se tenant à Westminster Hall, il n’intervient pas directement dans les débats oratoires ; son rôle se cantonne à une activité de conseil en cabinet, où il élabore des consultations et des mémoires. Cette participation à une cause d’une telle notoriété accroît considérablement sa réputation professionnelle. Dès lors, sa clientèle, tant devant les tribunaux ecclésiastiques que devant les juridictions de l’amirauté, connaît une expansion rapide et soutenue. Il maintient par ailleurs une collaboration étroite et continue avec Burke jusqu’au décès de ce dernier, relation qui le conduit à assumer la fonction d’exécuteur testamentaire littéraire de l’homme politique.
L'année 1796 marque un tournant paradigmatique dans la carrière de French Laurence. Sous les auspices du duc de Portland, il accède à la chaire royale de droit civil de l'université d'Oxford, succédant ainsi à Thomas Francis Wenman. Parallèlement, l'entremise d'Edmund Burke et du comte Fitzwilliam lui ouvre les portes du Parlement, où il siège en qualité de représentant de Peterborough. Son activité législative se caractérise par une éloquence laconique et une stricte observance des thèses burkiennes, nonobstant des divergences notables en matière de droit des gens. Opposant résolu à l'Acte d'Union avec l'Irlande, il postule une continuité doctrinale avec son mentor défunt pour légitimer sa position. En 1806, il intègre le comité chargé de l'élaboration des chefs d'accusation visant Henry Dundas, premier vicomte Melville, lors de ce qui demeure l'ultime procédure d'impeachment de l'histoire britannique. Titulaire de la chancellerie du diocèse d'Oxford et magistrat à la cour d'amirauté des Cinq-Ports, il s'illustre par sa polyvalence juridique. Sa disparition survient de manière impromptue le , lors d'un séjour chez l'un de ses germains à Eltham, dans le Kent. Sa dépouille repose en l'église locale, signalée par un cénotaphe de marbre. Célibataire, Laurence consacre l'essentiel de son otium à la fréquentation du cercle Eumélien et à des travaux d'érudition scripturale.
Travaux
En parallèle de ses études de droit, il rédige des ballades à caractère politique afin de soutenir la campagne électorale de Charles James Fox dans la circonscription de Westminster lors du scrutin de 1784. Il participe en outre à la rédaction de la Rolliad, publication satirique, en y apportant des contributions multiples : il compose les textes publicitaires et la dédicace de l'ouvrage, ainsi que les Critiques numérotées III, VI, VII, VIII, XIII et XIV dans la première partie, et VII dans la seconde. Il est également l'auteur des Odes probatoires XVI et XXI, et rédige la première des Églogues politiques, intitulée Rose, ou la Plainte.
La production intellectuelle de French Laurence s'articule autour de travaux épistolaires, poétiques et exégétiques. Sa correspondance avec Edmund Burke fait l'objet d'une édition posthume, établie par son frère et publiée à Londres en 1827 sous le titre The Epistolary Correspondence of the Right Hon. Edmund Burke and Dr. French Laurence. Son œuvre versifiée, regroupée au sein des Poetical Remains (Dublin, 1872), paraît conjointement aux écrits de son frère Richard ; ce recueil intègre des odes, des sonnets ainsi que des traductions issues des corpus gréco-latin et italien. Contributeur régulier du Gentleman's Magazine, Laurence consacre également une partie de ses travaux à la théologie. Ses analyses, éditées par son frère et publiées à Oxford en 1810 sous l’intitulé Critical Remarks on Detached Passages of the New Testament, particularly the Revelation of St. John, proposent une glose critique de segments choisis du Nouveau Testament, avec une attention particulière portée à l'Apocalypse.