Friedrich Wilhelm Riedt
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Berlin,
Berlin,
Flûtiste
Théoricien de la musique
| Naissance |
Berlin, |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans) Berlin, |
| Activité principale |
Compositeur Flûtiste Théoricien de la musique |
| Style | Musique pré-classique |
| Lieux d'activité |
Berlin, |
| Années d'activité | 1741 – 1783 |
| Maîtres |
Christoph Schaffrath Johann Gottlieb Graun |
Friedrich Wilhelm Riedt est un compositeur, flûtiste et théoricien de la musique prussien né à Berlin le et mort dans cette même ville le , qui fut musicien de chambre et flûtiste du roi de Prusse Frédéric II et membre de l'École de Berlin.
Friedrich Wilhelm Riedt naît le à Berlin dans le royaume de Prusse[1],[2],[3],[4],[5],[6].
Son père était garde de l'argenterie du roi de Prusse et il lui succéda à ce poste[1],[2],[7].
Friedrich Wilhelm Riedt apprend à jouer de la flûte puis, désirant également connaître la composition, il prend des leçons decomposition auprès de Johann Gottlieb Graun (qui est alors maître de concert) et de Christoph Schaffrath[1],[3],[7].
Selon Alexandre-Étienne Choron et François-Joseph-Marie Fayolle (1811), le roi de Prusse Frédéric II le nomme musicien de sa chambre et flûtiste de l'orchestre de la cour le [1],[8] mais, selon Mary Oleskiewics (2011), Riedt fait partie d'un groupe de musiciens arrivé à Berlin en 1742, appelé dans les sources de l'époque « An die letzten Capell Bediente so anno 1742 dazugekommen » (Membres de la chapelle arrivés en 1742)[9] : ce groupe comprend, outre Riedt lui-même, le flûtiste Johann Joachim Quantz et son élève Johann Joseph Lindner, le violoncelliste Ignaz Mara et le hautboïste Joachim Wilhelm Döbbert[9].
En 1749 ou 1750, Riedt est élu directeur de la « Musikübende Gesellschaft », la société des amateurs de musique de Berlin, un poste qu'il occupe pendant plusieurs années[1],[2],[3],[7].
Friedrich Wilhelm Riedt meurt à Berlin le à l'âge de 73 ans[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7].
Écrits sur la musique
Friedrich Wilhelm Riedt possédait des connaissances assez étendues en mathématiques[1],[2] : selon Alexandre-Étienne Choron et François-Joseph-Marie Fayolle, c'est à cette étude abstraite que l'on attribue la sécheresse qui caractérise ses compositions musicales[1].
On a de lui les écrits théoriques suivants[1],[2] :
- Versuch über die musikalischen Intervallen, in Ansehung ihres eigentlichen Sitzes und naturlichen Vorsugs in der Komposition (Essais sur les intervalles musicaux, sous le rapport de leur nombre, de leur position, et de leurs qualités dans la composition), Berlin, 1753 ;
- Défense de cet ouvrage contre la critique qui en avait été faite par Scheibe, dans la préface de sa Dissertation sur la musique ancienne (réponse insérée dans les Essais historiques et critiques de Marpurg, tome I, pag. 414-430.) ;
- Betrachtungen über die willkuhrlichen Verænderungen der musikalischen Gedanken bei Ausführung einer Melodie (Considérations sur les variations arbitraires dans les idées musicales, lors de l'exécution d'une mélodie), dans les Essais historiques et critiques de Marpurg, t. II, p. 95 ;
- Tableau de tous les accords primitifs à trois et quatre voix contenus dans l'échelle complète des tons, tant diatoniques et chromatiques, qu'enharmoniques, de leur nombre, de leurs places et de leurs avantages dans la composition (dans les Essais historiques et critiques de Marpurg, p. 387) ;
- Deux questions de musique, résolues à l'avantage des amis de la vérité, savoir: si l'unisson parfait, est un intervalle réel ou non, et si l'on peut admettre ou non dans la musique les unissons augmentés ou diminués (dans les Essais historiques et critiques de Marpurg, t. III, p. 271).