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Frostating

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Le Frostating ( Vieux Norrois: Frostuþing) est l'une des quatre anciennes assemblées populaires ou things (lagting) de la Norvège médiévale. Historiquement, il était le tribunal et l'assemblée du comté de Trøndelag, de Nordmøre et de Hålogaland. L'assemblée siégeait à Tinghaugen, dans l'actuelle municipalité de Frosta. Elle fonctionnait comme un organe judiciaire et législatif, réglant les litiges et établissant les lois.

Tinghaugen à Frosta.
Frostatinget bautasten à Tinghaugen.
Inscription : at lögum skal land várt byggja en eigi at ulögum øyða (Notre pays sera bâti par la loi, et non dévasté par l'anarchie).

Le Frostating et les trois autres anciennes assemblées régionales de Norvège, le Borgarting, l'Eidsivating et le Gulating, ont été réunis en une seule juridiction à la fin du XIIIe siècle, lorsque le roi Magnus le Législateur créa le landslov[1].

Tinghaugen

Tinghaugen, issu du vieux norrois þing signifiant « assemblée » et haugr, signifiant « colline », est proche de l'église médiévale de Logtun. Il est représenté par le Frostatinget bautasten à Tinghaugen. Le Frostating est sans doute la plus ancienne cour de Norvège, antérieure à l'époque viking. Le Frostating avait autorité sur les huit districts du Trøndelag, dont Norðmørafylki ( Nordmøre et Fosen ) et Naumdølafylki ( Namdalen ) et, plus tard, il inclut également Hålogaland[2]. Lorsque la Norvège fut unifiée, les lagting existants devinrent les assemblées régionales les plus importantes, le Frostating étant l'une d'entre elles. Il s'agissait à cette époque d'assemblées représentatives où se réunissaient les délégués des différents districts de chaque région pour rendre la justice et voter des lois[3].

Loi de Magnus VI de Norvège

Les premiers germes de l'évolution démocratique sont apparus dans le domaine juridique. Lorsque la Norvège fut unifiée, les quatre lagting indépendants, – le Frostating, le Gulating, l'Eidsivating et le Borgarting – étaient les instances juridiques suprêmes, faisant office à la fois d'assemblées législatives et de tribunaux. En 1274, avec le consentement des quatre lagting, le roi Magnus le Législateur (1238-1280) promulgua une nouvelle loi nationale ( le landslov ), un code de lois unifié pour le Royaume de Norvège, fait exceptionnel pour l'époque. Avec cette loi, la loi du Frostathing fut remplacée, réduisant considérablement le pouvoir législatif de l'assemblée et centralisant le pouvoir dans le royaume[4].

Un code de lois unifié pour tout un pays n'avait été introduit jusqu'alors que dans le royaume de Sicile, avec le Liber Augustalis, promulgué en 1231 par Frédéric II, Empereur du Saint-Empire romain germanique, et en Espagne, avec le Fuero Real, compilé sous le règne d'Alphonse X de Castille[5],[6].

La loi de Magnus resta en vigueur jusqu'à ce que Frédéric III, roi du Danemark-Norvège, proclame la monarchie absolue en 1660. Celle-ci fut codifiée dans l'acte royal de 1665 qui servit de Constitution à la Norvège et à l'Union Danemark-Norvège jusqu'en 1814, date de la dissolution de cette union.

Sceau du Frostating

Le sceau du Frostating ( Frostatingseglet ) montre le roi Magnus le Législateur assis sur son trône et remettant à son homme de loi la nouvelle loi Frostating (Frostatingslova). Le sceau du Frostating commémore les efforts considérables de Magnus pour moderniser le code de lois. Les représentants du Thing disposés sur trois rangs se tiennent à la gauche du roi. Ce dernier, couronné et tenant un sceptre, est assis au centre sur son trône, le lion norvégien sous son pied. En dessous, deux archers sont représentés : l’un vise un écureuil, l’autre un oiseau. L’écureuil et l’oiseau sont perchés dans des arbres. L’original du sceau du Frostating se trouve dans le Diplomatarium Norvegicum, un recueil de lettres et de documents norvégiens depuis les premières traces écrites jusqu’en 1570. On le trouve sur un document daté du 1er juin 1453, dans le Dipl. Norv. VIII n° 349. [7] Une variante de ce sceau figure sur les armoiries de Frosta.

Voir aussi

Références

Lectures complémentaires

Liens externes

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