Frères des écoles chrétiennes

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Les Frères des Écoles chrétiennes ou Lasalliens (en latin Fratres Scholarum Christianarum) forment une congrégation laïque masculine de droit pontifical.

Approbation pontificale
par Benoît XIII
TypeApostolique
SpiritualitéLasallienne selon l'École française de spiritualité
Faits en bref Institut de droit pontifical, Approbation pontificale ...
Frères des Écoles chrétiennes
(Lasalliens)
Image illustrative de l’article Frères des écoles chrétiennes
Signum fidei
Institut de droit pontifical
Approbation pontificale
par Benoît XIII
Institut congrégation laïque masculine
Type Apostolique
Spiritualité Lasallienne selon l'École française de spiritualité
But Enseignement
Structure et histoire
Fondation 1680
Reims
Fondateur Jean-Baptiste de La Salle
Abréviation F.S.C. ou F.E.C.
Autres noms Lasalliens
Patron Jean-Baptiste de La Salle
Site web site officiel
Liste des ordres religieux
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Généralités

La congrégation des Frères[a] des Écoles chrétiennes ou Lasalliens[a] ou Frères de la Doctrine chrétienne, fondée à Reims en 1680 par saint Jean-Baptiste de La Salle, est vouée à l'enseignement et à la formation des jeunes, en particulier des plus défavorisés.

Les frères ne sont pas prêtres. Aux vœux traditionnels de pauvreté, chasteté, obéissance, ils ajoutent une consécration totale de leur personne à la Sainte Trinité qui conduit à un engagement de stabilité dans la société pour tenir ensemble et par association les écoles gratuites ou faire dans ladite société ce à quoi ils seront employés soit par leurs supérieurs, soit par le corps de la société.

Les frères portaient une soutane noire non boutonnée avec un large rabat blanc, ils étaient familièrement surnommés les « Frères Quatre Bras » à cause de leur grand manteau à manches flottantes. Ils sont parfois désignés sous le terme de « FEC » (à ne pas confondre avec les « FIC », expression réservée aux Frères de l'instruction chrétienne).

Afin de mieux attacher ses disciples à leur vocation d'instituteurs, Jean-Baptiste de La Salle avait écarté résolument les Frères du sacerdoce en leur interdisant l'étude du latin, et cette règle fut strictement observée jusqu'en 1923. À cette époque, par une lettre adressée au 34e chapitre général, le pape Pie XI leur demande formellement d'ouvrir leurs programmes aux études classiques. Les Frères s'inclinent devant la volonté pontificale et modifient leur règle, afin de pouvoir aborder l'étude du latin et l'enseignement classique.

L'emblème de l'Institut est une étoile d'argent rayonnante placée sur un bouclier bleu dans lequel figure la devise « Signum Fidei » ou « Signe de la Foi ». L'étoile fait allusion à la foi et à la charité avec la devise « Indivisa manent » (« Que rien ne nous sépare jamais ! — restons toujours unis ! »).

Histoire de l'institut des Frères

XVIIIe siècle

Plaque 12 rue Princesse (Paris), devant le bâtiment où est installé le premier établissement parisien en 1688.

En 1719, à la mort du fondateur, 274 frères enseignaient à 9 885 élèves dans vingt-trois écoles. En 1724, la Congrégation obtint de Louis XV des lettres patentes qui lui conféraient la personnalité civile. Le pape Benoît XIII lui octroie le rang de congrégation religieuse l'année suivante par la bulle pontificale « In Apostolicae dignitatis solio ».

Au cours du XVIIIe siècle, l'Institut se développe rapidement. Les programmes d'études étaient particulièrement innovants pour l'époque[réf. souhaitée]. Ainsi, au pensionnat d'Angers, comme à Saint-Yon de Rouen, et à Maréville de Nancy, outre le programme des écoles primaires, on y enseigne : l'histoire, la géographie, l'histoire naturelle, l'hydrographie, la mécanique, la cosmographie et les langues. On y donne des cours de sciences et de dessin industriel, des cours de mathématiques et d'architecture. On y apprend aussi certains métiers : tissage, travail du fer et du bois.

À la veille de la Révolution, il y a en France, 930 frères, répartis en cent vingt-huit établissements et donnant l'instruction à 35 700 élèves. En Italie, l'Institut compte également deux écoles (qui servirent de refuge à un certain nombre de frères pendant la période révolutionnaire).

Comme toutes les autres congrégations enseignantes, l'institut des Frères est supprimé le par un décret de l'Assemblée législative « considérant qu'un État vraiment libre ne doit souffrir aucune corporation, pas même celles qui, vouées à l'enseignement public, ont bien mérité de la patrie[1]. »

Le secrétaire général de l'Institut, Guillaume-Nicolas-Louis Leclercq (frère Salomon), béatifié par la suite, est assassiné dans la prison des Carmes à Paris le . Le , toutes les écoles sont fermées et les biens saisis.

XIXe siècle

Croix d'honneur Al Merito ou mérite scolaire, insigne de récompense d'élève d'un collège lasallien, fin du XIXe siècle, Espagne, Portugal ou Amérique latine.

En 1803, sous le premier Empire, les Frères sont à nouveau autorisés grâce à l'influence de l'inspecteur général Ambroise Rendu, qui exige cependant d'eux (et des autres congrégations) un brevet d'enseignement.

Le , le décret impérial qui organise l'Université stipule dans son article 109 : « Les Frères des Écoles chrétiennes seront brevetés et encouragés par le grand-maître, qui visera leurs statuts intérieurs, les admettra au serment, leur prescrira un habit particulier et fera surveiller leurs écoles. Les supérieurs de ces congrégations pourront être membres de l'Université ». Ils reprennent donc officiellement leurs fonctions en 1810 et se développèrent rapidement dans toute la France.

Ce rapide essor inquiéte les milieux libéraux et anticléricaux. Afin d'y apporter une alternative, une nouvelle méthode d'enseignement, l'enseignement mutuel, dont le modèle était importé d'Angleterre, est promue[2]. L'enseignement mutuel est cependant interdit par le pape Léon XII en 1824[3]. Dans les années qui suivent la révolution de , plus de 2 000 écoles mutuelles existent, principalement dans les villes. La congrégation se développe tout particulièrement sous le généralat du frère Philippe qui débute en 1838. (100 ans plus tard les frères sont plus de 14 000 et disposent d'écoles dans 64 pays). En 1833, François Guizot, ministre de Louis-Philippe Ier, promulgue une nouvelle loi visant à organiser l'éducation primaire, tranche aussi sur les méthodes pédagogiques, pour l'enseignement simultané des écoles lasalliennes, au détriment de l'enseignement mutuel qui, dès lors, entame un recul qui le mene en quelques années à la marginalisation.

En 1828, les Frères publient une édition revue et corrigée du livre de leur fondateur « Conduite des écoles chrétiennes ».

XXe siècle

L'année 1900 marqua pour l'Institut l'apogée de sa prospérité en France. Le jury de l'Exposition universelle de Paris lui décerne plus de 60 récompenses, dont 4 grands prix, 14 médailles d'or et 21 médailles d'argent. En cette même année 1900, le , le pape Léon XIII, devant 34 cardinaux et 250 évêques, procède à la canonisation du fondateur, saint Jean-Baptiste de La Salle.

Cependant, l'exode des Frères hors de France amorcé dès 1881, avec les lois laïques de Jules Ferry, est général après la suppression légale de l'ordre en France le [4]. L'Institut compte 15 457 frères dont 10 651 en France[5].

Canada

Collège Sainte-Brigide des frères des Écoles Chrétiennes en (1920). BAnQ P748S1P2487

Le , en pleine Rébellion des Patriotes quatre des premiers Frères des Écoles chrétiennes arrivèrent à Montréal, à la demande de l'évêque Jean-Jacques Lartigue, pour prendre en main la jeunesse de la ville dont les petites écoles soutenues par les Sulpiciens ne scolarisaient épisodiquement qu'un millier d'enfants sur les neuf mille que comptait la cité. À la déclaration de guerre, en 1914, la plupart reviennent en France, et mille huit cent quatre-vingt-dix d'entre eux sont mobilisés. Entre les deux guerres, beaucoup de frères se sécularisent, gardant ainsi une place dans le domaine scolaire[6]. Cherchant à allonger la formation au-delà de la 6 e année de l’élémentaire, des congrégations avaient mis en place, au fil des ans, des 7e , 8e , 9e et même 10e années dans les établissements qu’elles dirigeaient. En plusieurs endroits, cette extension du cours primaire nommé post-primaire, ou prit la forme d’un « cours commercial » comme l'Académie commerciale de Québec[7]. En 1928, lorsque le programme harmonisé fut mis en place, 156 établissements dans la province offraient ce cours secondaire public à 2 202 élèves. L'enseignement catholique était parfaitement capable de se moderniser. Le modèle ressemble au modèle anglais High School of Montreal et également l'Enseignement primaire supérieur en France. En 1960, on dénombrait 1300 frères des Écoles chrétiennes œuvrant dans trois cent quarante-quatre écoles primaires ou complémentaires[8], trente-deux écoles secondaires et quarante-trois écoles techniques.

Abus sexuels

Plusieurs institutions lasalliennes dans différents pays ont été accusées, et ont admis, des abus physiques et sexuels graves et répétés à l'encontre des personnes dont elles avaient la charge.

En juillet 2026, les représentants des écoles chrétiennes de France et d’Europe demandent pardon aux victimes et indiquent engager un audit pour déterminner les « violences physiques et sexuelles » commises entre 1950 et les années 1990[9].

Fusion

  • En 1938, les Frères des Écoles chrétiennes de la Miséricorde de Montebourg, fondés par sainte Marie-Madeleine Postel en 1842, fusionnèrent avec les Frères des Écoles chrétiennes[10].

Maisons généralices

Innovations pédagogiques

Principales innovations

Jean-Baptiste de La Salle par Pierre Léger.

Au XVIIIe siècle, Jean-Baptiste de La Salle et ses premiers disciples n'ont pas ouvert un seul type d'école. Ils ont su répondre, d'une manière adaptée, aux diverses demandes. Ils ont créé :

  • des écoles primaires, gratuites, organisées par classe, adaptées aux enfants : Jean-Baptiste de La Salle recommande l'apprentissage de la lecture dans la langue maternelle. Jusque-là, on apprenait d'abord à lire en latin. Chez les Frères, l'enseignement est simultané, les élèves sont groupés par niveau. Auparavant le maître, l'écolâtre, s'occupait individuellement des enfants. Pendant ce temps, les autres restaient inactifs ;
  • des écoles normales. Jean-Baptiste de La Salle eut pour souci constant d'assurer une sérieuse formation des maîtres, une formation tout à la fois chrétienne et pédagogique, il inaugure un premier Séminaire (ou école normale) de maîtres pour la campagne, à Reims, en 1684 ; un second, en 1685, et un troisième, à Paris, en 1699[11], ce qui lui valut le titre d'« Instituteur des Instituteurs ». Avant lui, les écoles sont sans organisation et sans lien entre elles. Le recrutement et la formation des maîtres n'offrent que de médiocres garanties. Il conçoit un vaste plan d'organisation scolaire et créé les organes propres à le réaliser ;
  • des cours pour adultes, qui permettent à l'ouvrier, à l'apprenti, après sa journée de travail, de perfectionner sa culture intellectuelle, en vue d'élever sa situation, ou tout au moins de l'améliorer. Ainsi des écoles dominicales sont-elles ouvertes, à Paris en 1698 et 1703. Ces cours pour adultes seront réorganisés par les Frères en 1830 ;
  • des classes de formation professionnelles (préparant à un métier) pour les fils de bourgeois commerçants, où le sens pratique est développé. Les élèves travaillent sur des contrats, des imprimés et autres documents dont ils sauront se servir plus tard. La première école professionnelle est établie à Paris, à la paroisse Saint-Sulpice, en 1699, une seconde est créée à Saint-Yon en 1705 ;
  • des « pensions de force » pour la rééducation des enfants difficiles et des jeunes délinquants.

Idées d'avant garde

  • Connaître l'enfant. Le maître s'intéresse à son milieu social et familial. Chaque écolier a son dossier. Tous les mois, les élèves peuvent changer de division, s'ils sont arrivés au niveau ;
  • Adapter l'attitude éducative au caractère de l'enfant. Jean-Baptiste de La Salle écrit par exemple : « On s'abstiendra de corriger les enfants dans le commencement qu'ils viennent à l'école. Il faut commencer par connaître leur esprit, leur naturel, et leurs inclinations » ;
  • Faire participer l'élève à son enseignement. Le maître demande un effort personnel, pose des questions, laisse chercher l'écolier, demande des travaux pratiques (composer des problèmes, rédiger des quittances…). Le maître parle peu et ne dispense pas de cours magistraux.
  • Faire participer l'élève à la vie de l'école. On établit tout un système de service pour la communauté. Par exemple :
    • le clavier : il ouvre et ferme les portes de l'école ;
    • l'aumônier : il ramasse le pain et les fruits en trop pour les donner aux plus démunis ;
    • le sonneur : il sonne le début et la fin des classes ;
    • les premiers de banc : ils marquent les absents et jouent un rôle de leader pour leur « banc » ;
    • les visiteurs des absents, deux par quartier : ils vont voir les écoliers malades.

Certes, depuis trois siècles, la connaissance de l'enfant et sa pédagogie se sont beaucoup enrichies. Quelques attitudes demandent aujourd'hui[Quand ?] à être révisées, comme le caractère trop logique des méthodes, l'insistance sur le silence et sur la gravité, au détriment de la liberté d'expression. Mais les principes pédagogiques mis en œuvre chez les Frères restent toujours valables : le caractère global de l'éducation (à la fois chrétienne, intellectuelle, pratique et morale), l'importance des bases que sont la lecture, l'écriture, le calcul, l'usage de la répétition, du contrôle régulier.

Bienheureux et saints du monde lasallien

Frère Mutien-Marie (1841–1917).

Figures lasalliennes

Frère Agathon (1731–1798), supérieur général des Frères des Écoles chrétiennes (1777).
Frère Marie-Victorin (1885–1944).
  • Frère Agathon, (1731–1798), français, 5e supérieur général ;
  • Frère Philippe Bransiet[13], (1792–1874), français, 10e supérieur général ;
  • Frère Secondien, (1793–1885)[14] ;
  • Frère Libanos (1812–1883)[15], français, directeur du pensionnat de Passy ;
  • Frère Eugène-Marie (Eugène Chanoine) (1824-1893), directeur de l'Institut agricole de Beauvais (Oise) de 1840 à son décès. Eminent agronome, il est le créateur de la variété de pomme de terre l’Institut de Beauvais[16].
  • Frère Exupérien (Adrien Mas)[17],[18], (1829–1905), français, assistant du supérieur général ;
  • Frère Evagre (Alexis Joseph Longuenesse), (1831–1914), français ;
  • Frère Gabriel-Marie (Edmond Brunhes)[19], (1834–1916), français, mathématicien et 14e supérieur général ;
  • Frère Julius-de-Jésus[20], (1837–1927) ;
  • Frère Auguste-Hubert (Léon-Auguste-Hubert Gérard)[21], (1845–1908) ;
  • Frère Alpert (Chrétien Motsch)[22], (1849–1898), français ;
  • Frère Gregorio Bühl (1896–1973)[23], allemand ;
  • Frère Teodoreto (Giovanni Garberoglio), (1871–1954), italien, fondateur de l'Union des catéchistes à Turin en 1914[24] ;
  • Frère León, (1871–1955), botaniste franco-cubain ;
  • Frère Marie-Victorin[25], (1885–1944), canadien ;
  • Frère Adolfo Lanzuela (1894–1976)[26], espagnol ;
  • Frère Alcime-Marie (Louis-Marie Beyla)[27], (1883–1973) ;
  • Frère Andrés Hibernon (1880–1969)[28], espagnol ;
  • Frère Jean Fromental Cayroche (1895–1978)[29], français. Fondateur des Sœurs Guadaloupaines de La Salle et déclaré vénérable le  ;
  • Frère Nymphas-Victorin, dit frère Victorino (Augustin Arnaud), (1885–1966), français ;
  • Frère Héribaud-Joseph (Jean-Baptiste Caumel), (1841–1917), français, botaniste ;
  • Frère Apolinaire-Marie (Nicolas Seiler), (1867–1949), français, botaniste (Colombie) ;
  • Frère Sennen (1861–1937)[30], botaniste (Espagne) ;
  • Frère Gustave-Arsène (Arsène Brouard)[31], (1867–1938), botaniste (Mexique) ;
  • Frère Gamaliel (Géraud Augustin Peyrac)[32], (1818–1865), français, architecte, sculpteur. Il réalise la statue Notre-Dame-de-la-Garde à Volvic ;
  • Frère Hariolf (Pierre Fayolle) (1825–1910), français, dirige les travaux de construction de la basilique Notre-Dame-des-Enfants[33] ;
  • Frère Gerbert-Vincent, (Marcel Genestier) (1901–1945), Directeur du Pensionnat de Pontgibaud dans le Puy-de-Dôme, déclaré Juste parmi les nations en 2001[34] ;
  • Frère Phorbin-Gabriel (Gabriel Boile) (1901–1980), directeur du pensionnat Saint-Louis de Saint-Étienne dans le département de la Loire, déclaré Juste parmi les nations en 2013[35] ;
  • Frère Navit-Pierre (Pierre Nauton)[32], (1912–1970), français, ethnologue ;
  • Frère Michel Sauvage[36], (1902–2001) ;
  • Frère Arétas-Lucien (Pierre Weydert)[32], (1885–1965), luxembourgeois ;
  • Frère Hiéron (Jean Giraudias)[37], français, cofondateur en 1887 du Syndicat des employés du commerce et de l'industrie[38] ;
  • Frère Théphanius-Léo (Adolphe Chatillon), (1871–1929), canadien, reconnu vénérable en 2011[39] ;
  • Frère Adolphe-Joseph (Charles Collier), (1872–1940), français ;
  • Frère Melage-Antoine (Antoine Magonette), (1875–1948), belge, poète[40] ;
  • Frère Victorin-Arnaud, (1885–1966), français ;
  • Frère James Miller, (1945–1982)[41], américain ;
  • Frère Javier Guttiérrez Alvarez, colombien ;
  • Frère Wojciech Trocha, (1894–1943), polonais ;
  • Frère Tiberiu Rata, (1924–1999), roumain ;
  • Frère Armin Luistro (en), (né en 1961), philippin, ministre de l'Éducation des Philippines dans le gouvernement du président Benigno Aquino III ;
  • Frère Paul McAuley[42], (né en 1945), écologiste britannique, président du réseau environnemental Loreto (Pérou) ;
  • Frère Achille de la Miséricorde, (Aimable Brunet) (1837–1899), compositeur de musique et de chants religieux, français ;
  • Frère Idelphus (1837–1922), directeur des œuvres de jeunesse des Frères des Écoles chrétiennes à Paris de 1885 à 1923. - Auteur de théâtre pour la jeunesse, poète, maître de chapelle ;
  • Frère Victorin-Nymphas Pagès (1885–1966), missionnaire à Cuba où il crée la Fédération de la jeunesse catholique cubaine, puis à Porto Rico ; vénérable ;
  • Frère Didier Camille, (Jacques Piveteau) (1924–1986), formateur d'enseignants, de cadres d'entreprises, de formateurs ;
  • Frère Santiago Miller, (Jacques Alfred Miller) (1944–1982), d'origine américaine, il a connu le martyre au Guatemala. En voie de béatification ;
  • Frère Cyriel Wieme, (Jules Wieme) (1922–2015), instituteur-agriculteur en Belgique et à Kisaro, Rwanda.

Frères supérieurs généraux de l'institut

  • 1er - 1717–1720 : frère Barthélemy (Joseph Truffet) (1678–1720)[43] ;
  • 2e - 1720–1751 : frère Timothée (Guillaume Samson-Bazin) (1682–1752) ;
  • 3e - 1751–1767 : frère Claude (Jean-Pierre Nivet) (1690–1775) ;
  • 4e - 1767–1777 : frère Florence (Jean Boubel) (1725–1800) ;
  • 5e - 1777–1798 : frère Agathon (Joseph Goullieux) (1731–1798)[44] ;
  • 6e - 1798–1810 : frère Frumence (Jean-Baptiste Herbet) (1747–1810) ;
  • 7e - 1810–1822 : frère Gerbaud (Sébastien Thomas) (1760–1822) ;
  • 8e - 1822–1830 : frère Guillaume-de-Jésus (François Marre) (1748–1830) ;
  • 9e - 1830–1838 : frère Anaclet (Claude-Louis Constantin) (1788–1838) ;
  • 10e - 1838–1874 : frère Philippe (Matthieu Bransiet) (1792–1874)[45] ;
  • 11e - 1874–1875 : frère Jean-Olympe (Joseph-Just Paget) (1813–1875)[46] ;
  • 12e - 1875–1884 : frère Irlide (Jean-Pierre Cazaneuve) (1814–1884)[47] ;
  • 13e - 1884–1897 : frère Joseph (Jean-Marie Josserand) (1823–1897)[48] ;
  • 14e - 1897–1913 : frère Gabriel-Marie (Edmond Jean-Antoine Brunhes) (1834–1916) ;
  • 15e - 1913–1923 : frère Imier-de-Jésus (Jean-Antoine Lafabrègue) (1855–1927) ;
  • 16e - 1923–1928 : frère Allais-Charles (Jean Petiot) (1858–1928)[49] ;
  • 17e - 1928–1934 : frère Adrien (Adrien Petiot) (1867–1934) ;
  • 18e - 1934–1940 : frère Junien-Victor (Auguste Détharré)[50] (1864–1940) ;
  • 19e - 1940–1946 : frère Arèse-Casimir (Noël-Valentin Bression) (1862–1954) ;
  • 20e - 1946–1952 : frère Athanase-Emile (Louis-Arthur Ritiman) (1880–1952) ;
  • 21e - 1952–1956 : frère Denis-de-Jésus (Alphonse-Louis de Schepper) (1882–1971) ;
  • 22e - 1956–1966 : frère Nicet-Joseph (Pierre-Paul Loubet) (1898–1999) ;
  • 23e - 1966–1976 : frère Charles-Henry (Thomas-Joseph Buttimer) (1909–1982) ;
  • 24e - 1976–1986 : frère José Pablo (José Manuel Basterrechea) (1917–1995) ;
  • 25e - 1986–2000 : frère John Joseph (John Calvin Johnston) (1933–2007) ;
  • 26e - 2000–2014 : frère Álvaro Rodríguez Echeverría[51] (né en 1942) ;
  • 27e - 2014–2022 : frère Robert Schieler (né en 1950) ;
  • 28e - 2022–présent : frère Armin Luistro (en) (né en 1961).

L'institut des Frères en France

Le district de France et d'Europe francophone compte environ trois cents cinquante frères.

En France, les FEC poursuivent leur mission avec de nombreux laïcs par l'intermédiaire de la Fondation de La Salle. On les appelle également les « Lasalliens », du nom du fondateur, Jean-Baptiste de La Salle.

Le réseau lasallien français représente 20 % de l'enseignement congréganiste. Cent cinquante œuvres d'éducation lasallienne, implantées dans cent vingt et une communes, accueillent 150 000 élèves avec 14 000 enseignants et cadres d'éducation et trois mille personnes chargées de tâches administratives et de service.[Quand ?]

L'institut des Frères dans le monde

L'institut des Frères des Écoles chrétiennes est présent, avec 4 000 frères, dans 80 pays du monde. Répartis sur 868 communautés, ils exercent leur mission en association avec 90 000 laïcs[52].

Une chronologie des implantations s'impose : de 1680 à 1750, les Frères des Écoles chrétiennes n'existaient guère qu'en France. Voulant marquer son attachement à la papauté, Jean-Baptiste de La Salle envoya deux frères à Rome dès l'année 1700[53]. En 1793, ils étaient déjà en Italie, en Suisse, en Belgique, à la Martinique.

Après l'éclipse révolutionnaire, mais avant 1850, La Réunion, la Guyane, le Canada, la Turquie, les États-Unis et l'Allemagne firent appel à leurs services.

Le demi-siècle qui suivit les vit créer des œuvres diverses en Europe (Grande-Bretagne, Malte, Autriche, Grèce, Roumanie, Monaco, Espagne, Luxembourg, Irlande, Bulgarie, Bohême, Hongrie, Pologne, Pays-Bas), en Afrique (Algérie, Égypte, Tunisie, Le Cap, Madagascar), en Amérique (Équateur, Chili, Argentine, Colombie, Nicaragua, Panama, Cuba, Mexique, Porto Rico, Brésil) et en Asie (Indochine, Malaisie, Birmanie, Hindoustan, Ceylan, Chine, Syrie, Palestine devenue Israël et Jordanie, Liban et Cambodge). En 1905, les Frères débarquaient pour la première fois en Australie.

À la veille de la guerre de 1914, et jusqu'en 1966, l'expansion géographique fut encore considérable : Portugal et Yougoslavie, pour l'Europe ; Congo belge, Libye, Maroc, Érythrée, Éthiopie, Guinée, Union sud-africaine, Mali, Nigéria, Kenya, Tanzanie, Rwanda, Haute-Volta, Cameroun, Somalie, Djibouti, pour l'Afrique ; Venezuela, Bolivie, Pérou, Saint-Domingue, Costa Rica, Honduras, Guatemala, pour l'Amérique ; Japon, Bornéo, Thaïlande, Inde, Pakistan, Philippines, pour l'Asie, Papouasie-Nouvelle-Guinée et Nouvelle-Zélande, pour l'Océanie.

Périodiquement, les fluctuations politiques, les luttes idéologiques, modifièrent de façon considérable la carte de répartition et des communautés. Récemment des communautés ont été ouvertes au Soudan et au Cambodge. Dans certains pays où le christianisme n'est pas majoritaire, il arrive que des enseignants ou des responsables de direction pratiquent d'autres religions — qu'ils soient hindous, musulmans…

L'Institut rejoint 1 300 000 élèves et étudiants de tous âges, dans plus d'un millier de centres éducatifs lasalliens : jardins d'enfants, centres universitaires, centres professionnels, radio éducative au Pérou, téléphone d'urgence pour les jeunes en danger en Australie, école technique en milieu musulman en Jordanie ou shintoïste au Japon

Le charisme lasallien a également donné naissance à deux instituts de religieuses : Sœurs guadeloupéennes de La Salle[54] et les Sœurs lasalliennes[55], présentes dans une douzaine de pays), un institut séculier[56] et une grande variété de formes d'association à l'institut des Frères.

Le frère Robert Schieler (originaire des États-Unis) est le supérieur général de la congrégation. Il est secondé par un vicaire général. L'administration centrale des Frères des Écoles chrétiennes fonctionne à la Maison généralice à Rome, sous la direction du supérieur général assisté d'un conseil général de huit frères représentant les différentes régions du monde.

Notes et références

Bibliographie

Sitographie

Articles connexes

Liens externes

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