Frédéric-Victor Vignon
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Paris
Ancien 5e arrondissement de Paris
| Alias |
Vignon Rétif de La Bretonne |
|---|---|
| Naissance |
Paris |
| Décès |
(à 62 ans) Ancien 5e arrondissement de Paris |
| Activité principale |
| Langue d’écriture | Français |
|---|---|
| Genres |
Frédéric-Victor Vignon, connu en littérature sous le nom de Vignon Rétif de La Bretonne, est un écrivain français, né à Paris le et décédé dans la même ville le . Il est le petit-fils de Nicolas Edme Restif de La Bretonne.
Né à Paris le , Frédéric-Victor Vignon est le fils d'Agnès Rétif (1761-1812), fille aînée de Nicolas Edme Restif de La Bretonne et d'Agnès Lebègue (1738-1808), et de Louis-Claude-Victor Vignon, employé à la Préfecture de police sous le Consulat, l'Empire et la Restauration. Divorcée de son premier époux, Charles-Marie Augé, le précédent, et installée chez Louis Vignon, le , Agnès Rétif épouse celui-ci le , régularisant ainsi une liaison qui remonte à [1],[2].
Ancien élève du petit-séminaire de l'abbé Liautard[3], Frédéric-Victor entre d'abord à la Préfecture de police ; il est nommé, le , secrétaire-inspecteur de 1re classe dans le commissariat du quartier des Champs-Élysées, avec un salaire de 1 400 francs[4]. En 1819, il entre dans la carrière littéraire, publiant sous le nom de « Vignon Rétif de La Bretonne » des romans populaires, mais sans succès[5],[6]. Le paraît ainsi Og, parodie du romantisme frénétique, et en premier lieu de Han d'Islande, de Victor Hugo, et de Jean Sbogar, de Charles Nodier[7],[8],[9],[10]. Un jour de 1828, désespéré pour une raison indéterminée, il brûle ses manuscrits et abandonne la littérature, ne publiant plus jusqu'en 1854[11].
Le , le journal La Presse publie la protestation qu'il lui a adressée, à la suite de la parution, dans le no 57 du , d'un article calomnieux de Samuel-Henri Berthoud sur les dernières années de son grand-père[12].
Dans une lettre datée du , il se présente comme « homme de lettres, membre de l'Université de France, secrétaire du commissaire de police du Ier arr[ondissemen]t de Paris (quartier des Champs-Élysées), etc. »[2]. En effet, après avoir donné des leçons particulières, il a demandé à la Commission de l'Instruction publique l'autorisation de fonder un pensionnat[3].
Marié à Marie-Félicité-Joséphine Limouzin (morte avant 1843), il a deux filles :
- Louise-Félicité-Victorine, née le , a deux fils, Jean-Charles-Antoine Rieffler, mort en très bas âge le , et Tony Henri Rieffler, né le ;
- Jeanne-Antoinette-Félicité épouse André-Eugène Chaisemartin, commis négociant né vers 1812 à Saint-Priest-Taurion (Haute-Vienne), avec lequel elle a deux enfants[13]. Leur fille épouse par contrat du l'archiviste-paléographe Alfred Jacobs (1827-1889) docteur es-lettres, homme de lettres puis à la mairie du 2e arrondissement de Paris. le .
Vers la fin de sa vie, il a une liaison avec Marie-Adèle Combe, qui lui donne également un fils, Paul-Victor-Adrien, né en [14], et une fille[5], Marie-Irène-Adolphine-Victorine Vignon Rétif de la Bretonne, née le à Paris[15].
Il meurt dans une maison de santé de la rue Saint-Denis, à Paris, le [5].
Œuvres
- La Fille de la fille d'honneur, ou la Famille Palvoisin, Paris, Locard et Davi, 1819, 2 volumes.
- Le Paria français, ou le Manuscrit révélateur, Paris, Chez G. C. Hubert, 1822, 3 volumes.
- Paul et Toinon, ou l'Héroïne du coin de la rue, Paris, Mme C. Defrêne, 1822, 2 volumes.
- Colin Gauthier, ou le Nouveau paysan perverti, Paris, Locard et Davi, 1824, 3 volumes.
- Og, Paris, Chez Hubert, et tous les libraires du Palais-Royal ; Locard et Davi, et au Salon littéraire, 1824, 215 pages.
- Les Nouvelles nuits de Paris, ou le Petit Spectateur nocturne, série d'articles de mœurs publiée dans le Panorama littéraire de Jean-Baptiste Gouriet et Saint-Edme, 1824-1825.
- Lettre écrite des Champs-Élysées par Charles X, roi de Suède, à Charles X, roi de France, sur les Noirs, les Grecs et les Turcs ; traduite en vers français, Paris, les marchands de nouveautés, 1825.
Traduction
- Poésies latines de Rosvith, religieuse saxonne du Xe siècle, avec une traduction libre en vers français, Paris, Imprimerie et librairie centrales de Napoléon Chaix et Cie, (lire en ligne).