Frédéric Auguste de Beurmann
From Wikipedia, the free encyclopedia
Nancy (Meurthe-et-Moselle)
| Frédéric Auguste de Beurmann | ||
| Naissance | Nancy (Meurthe-et-Moselle) |
|
|---|---|---|
| Décès | (à 37 ans) Metz (Moselle) |
|
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Arme | Infanterie Cavalerie |
|
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1784 – 1815 | |
| Conflits | Guerres révolutionnaires Guerres napoléoniennes |
|
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Baron de l'Empire |
|
| Hommages | Nom gravé sur l'arc de triomphe de l'Étoile, 39e colonne (un seul nom pour lui et son frère Jean Ernest) | |
| Famille | Frère cadet de Jean Ernest de Beurmann | |
| modifier |
||
Frédéric Auguste de Beurmann, né le à Nancy, mort le à Metz, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Vie familiale
Enfant de troupe au régiment de Salm-Salm-Infanterie (qui deviendra le 62e régiment d'infanterie de ligne), il est admis à la demi-solde le , et à celle de soldat le .
Sous-lieutenant le , il part aussitôt pour le camp de Sarreguemines, de la garnison de Mayence en 1793, passe à l'armée du Nord en l'an II, et à celle de Sambre-et-Meuse l'année suivante. Aide de camp du général Kléber au commencement de l'an II, il fait avec lui les guerres de l'an III à l'an V (première Coalition).
Il reçoit un coup de sabre au bras droit au passage de la Sieg le 13 prairial an IV (). Lieutenant à la suite du 1er régiment de chasseurs à cheval le 30 messidor suivant (), il rejoint ce corps en qualité de titulaire le 10 germinal an V (), et le suit aux armées du Rhin, du Danube et d'Helvétie des ans V à IX.
Beurmann sert comme aide de camp auprès du général Mortier depuis le 21 messidor an VII (), lorsqu'il est nommé capitaine sur le champ de bataille devant Zurich le 5 vendémiaire an VIII (). Passé dans les chasseurs à cheval de la garde des consuls le 29 brumaire an IX (), il accompagne le 6 frimaire (), le colonel Duroc en mission à Saint-Pétersbourg.
Chef d'escadron le 21 vendémiaire an XI (), à son retour en France, il reçoit le 25 prairial an XII () la décoration d'officier de la Légion d'honneur, et fait les campagnes de cette année et la suivante à l'armée des côtes de l'Océan, ainsi que celles d'Autriche, de Prusse et de Pologne de l'an XIV à 1807. Blessé de deux coups de baïonnette à Austerlitz, il ne veut quitter le champ de bataille qu'à la fin de l'action et lorsqu'il sait que la victoire est acquise aux Français. L'Empereur le nomme colonel du 17e régiment de dragons le 27 frimaire an XIV ().
Passé à l'armée d'Espagne en 1808, il est blessé au talon gauche au combat de la Corogne le . Le suivant, il défend pendant huit heures, avec son régiment et deux bataillons d'infanterie, le pont d'Amarante attaqué par 6 000 Espagnols et quatre pièces de canon, et reçoit une balle à la joue droite.
Général de brigade le , il reçoit à Sarrelouis le suivant, les remontes destinées aux corps de cavalerie stationnés dans cette place et ses environs. Nommé inspecteur des dépôts de cette arme dans la 5e division militaire, il a l'ordre le , de prendre le commandement de la 14e brigade de cavalerie légère, formant l'avant-garde du IIIe corps de la Grande Armée de Russie. Le , la cavalerie du général Sébastiani, attaquée à l'improviste vers Inkowo (en), par les cosaques de l'ataman Platow, se trouve fortement compromise, lorsque la brigade Beurmann, après avoir fait deux lieues au galop, la dégage et force les Russes à une prompte retraite. Cette action lui mérite le , la croix de commandeur de la Légion d'honneur.
Passé le , au commandement de la 10e brigade du 3e corps d'infanterie de l'armée de Silésie, il est blessé aux reins par un boulet, près de Bunzlau le . Le , près de Dessau, il fait 1 200 prisonniers à l'ennemi, sabre et jette dans la Mulden 4 à 500 hommes. C'est lui qui commande l'arrière-garde du corps du duc de Raguse dans sa retraite depuis le Rhin jusqu'à Metz. Le , il prend part à la défense extérieure de cette place, et sert jusqu'au mois de juin à la tête d'une brigade de cavalerie dans le corps d'armée chargé de la défense de la Moselle.
Il est encore à Metz au retour de l'Île d'Elbe, et il s'y tue le , en se tirant deux coups de pistolet. On attribue ce suicide à la disgrâce qui suit sa présentation à l'Empereur.
Il est baron de l'Empire et Louis XVIII l'a nommé chevalier de l'ordre du Mérite militaire.
Sa famille, noble et originaire du Hanovre, reçoit du roi de ce pays, en récompense de ses services militaires, une forte dotation immobilière, transmissible de mâle en mâle, et dont la branche française a aliéné, en 1850 seulement, la faible part qu'elle a conservée de ces biens.
Le père de Frédéric Auguste, Auguste de Beurmann (1741 - Münster (Westphalie) ✝ tué le - bataille d'Entrammes), est entré comme sous-lieutenant au régiment de Salm-Salm le , lieutenant (1765), capitaine (1776), chef de bataillon au 62e de ligne (1779), il y est rejoint par son fils cadet. Celui qui trouve une mort glorieuse à la bataille d'Entrammes (pendant la guerre de Vendée), a épousé, Catherine Kübleber qui lui donne Jean Ernest (1775 ✝ 1850), général de brigade et baron de l'Empire, Frédéric Auguste, général de brigade et baron de l'Empire, Pierre Frédéric ( - Landau ✝ - Wissembourg), Lieutenant-colonel, Chevalier de l'Empire ().
Frédéric Auguste épouse en 1803 Anne Gobert (1776 ✝ ). Ensemble, ils ont :
- Eugène Catherine ( - Sailly (Ardennes) ✝ ), baron de Beurmann (confirmé par décret impérial du ), Officier d'artillerie en 1826 (au sortir de l'École polytechnique : promotion 1824), chef d'escadron (1849), attaché à l'ambassade militaire du général Baraguey d'Hilliers à Constantinople (1853), lieutenant-colonel (1854), commandant des batteries françaises de siège de Crimée, colonel (1855), général de brigade (1862), commandeur de la Légion d'honneur et officier de l'Ordre du Médjidié, marié le avec Elvire Friquet-Gobert (née en 1825 - Sedan), dont :
- Auguste (né le ), baron de Beurmann (titre confirmé par arrêté ministériel du ), Sous-inspecteur des Eaux et Forêts ;
- Jeanne ( ✝ ), mariée en à Charles-Édouard Gobert (1851 ✝ 1891), dont postérité ;
- Cornélie ( ✝ 1856), mariée, dont postérité ;
- Ernestine (née le ), mariée avec un cousin germain ;
- Prosper (né le ), marié, dont :
- un fils ( ✝ ).
État de service
- Enfant de troupe au régiment de Salm-Salm-Infanterie ;
- Admis à la demi-solde le ;
- Soldat le ;
- Sous-lieutenant (à titre provisoire le , confirmé le ;
- Aide de camp du général Kléber début an II ;
- Lieutenant le ;
- Lieutenant à la suite du 1er régiment de chasseurs à cheval le ;
- Aide de camp auprès du général Mortier le 21 messidor an VII ;
- Capitaine sur le champ de bataille devant Zurich (à titre provisoire le , confirmé le ;
- Chasseur à cheval de la garde des consuls le 29 brumaire an IX ;
- Chef d'escadron le ;
- Colonel du 17e régiment de dragons le , confirmé le ;
- Général de brigade le ;
- Inspecteur des dépôts de remontes dans la 5e division militaire du au ;
- Commandant de la 14e brigade de cavalerie légère, formant l'avant-garde du IIIe corps de la Grande Armée de Russie du au ;
- Affecté au corps d'observation des Côtes de l'Océan du au ;
- Commandant d'une brigade de cavalerie légère en Hanovre du au ;
- Commandant de la 10e brigade de cavalerie légère du IIIe corps de la Grande Armée du au ;
- Commandant de la levée en masse du département des Vosges du au ;
- Mis en non-activité le ;
- Adjoint à l'inspecteur général des Troupes à cheval dans la 15e division militaire du au ;
- Mis en non-activité le .
Campagnes
- Camp de Sarreguemines ;
- Garnison de Mayence (1793) ;
- Guerres de l'an III à l'an V (Première Coalition) :
- Armée du Rhin, Armée du Danube, Armée d'Helvétie (an V - an IX) ;
- Armée des côtes de l'Océan (an XII - an XIII), ainsi que
- Campagne d'Autriche (1805) :
- Campagne de Prusse (1806) ;
- Campagne de Pologne (1807) de l'an XIV à 1807.
- Campagne d'Espagne (1808-1811) :
- Combat d'Amarante (Portugal), bataille de La Corogne ;
- Campagne de Russie (1812) :
- Combat d'Inkowo
- Campagne d'Allemagne (1813) ;
- Campagne de France (1814) :
- Défense de Metz
Faits d'armes
- Défense du pont d'Amarante () ;
- Combat d'Inkowo () ;
- Combat de Dessau ().
Blessures
- Reçu un coup de sabre au bras droit au passage de la Sieg (13 prairial an IV) ;
- Blessé de deux coups de baïonnette à la bataille d'Austerlitz () ;
- Blessé au talon gauche à la bataille de La Corogne () ;
- Reçu une balle à la joue droite à Amarante (Portugal) () ;
- Blessé aux reins par un boulet, près de Bunzlau ().
Décorations
- Légion d'honneur :
- Officier de la Légion d'honneur (25 prairial an XII) ;
- Commandeur de la Légion d'honneur () ;
- Chevalier de l'ordre du Mérite militaire (1814 : première Restauration).
Titres
- Baron de l'Empire (, lettres patentes du ).
Autres fonctions
- Membre de l'ambassade du colonel Duroc en mission à Saint-Pétersbourg (6 frimaire an IX).
Armoiries
| Figure | Blasonnement |
| Armes du baron de Beurmann et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 27 novembre 1808 (Aranda de Duero))
Écartelé : au premier d'or au casque grillé, taré de profil, de sable, clouté d'argent ; au deuxième des barons militaires ; au troisième d'azur au cheval gai galopant d'argent ; au quatrième d'argent, à la tente d'azur ouverte et terrassée de sable, surmontée d'une étoile de sinople et entourée de deux branches de laurier au naturel croisées en sautoir par la tige.[1],[2],[3] Livrées : jaune, bleu, blanc et verd ; le verd dans les bordures seulement[1]. |