Frédéric Fréry

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Frédéric Fréry
Frédéric Fréry en mars 2020.
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Directrice de thèse

Frédéric Fréry, né le à Paris, est enseignant-chercheur dans le domaine de la stratégie d'entreprise, du management et de l'innovation[1],[2].

Il est professeur à l’ESCP et à CentraleSupélec.

Frédéric Fréry est diplômé de l'ESCP, titulaire d’un mastère spécialisé technologie et management de l'École centrale Paris en 1990, d'un diplôme d'études approfondies, d'un doctorat ès sciences de gestion et du diplôme d’habilitation à diriger des recherches (HDR) de l’université Panthéon-Sorbonne. Il a été Visiting Scholar à l'université Stanford et Visiting Professor à l'université du Texas à Austin. Il a aussi enseigné à l'université Lomonossov de Moscou et à l'Institut de technologie et d'études supérieures de Monterrey au Mexique[1].

Il a écrit ou participé à plusieurs dizaines d'ouvrages sur la stratégie, le management et l'innovation, dont le manuel Stratégique[3] (avec Richard Whittington, Duncan Angwin, Patrick Regnér, Gerry Johnson et Kevan Scholes, actuellement à sa 13e édition), et 100 Idées impertinentes pour mieux manager[4], le premier ouvrage original en français publié par la Harvard Business Review, qui a été intégralement republié dans un numéro hors série de la Harvard Business Review France[5]. Il a notamment préfacé les éditions françaises d'ouvrages de Henry Mintzberg[6] et de Gary Hamel[7]. Il a également publié des articles dans des revues telles que la MIT Sloan Management Review, la Revue française de gestion (pour laquelle il a co-dirigé en un dossier spécial consacré aux écosystèmes d'affaires), la Harvard Business Review France[8] et Gérer et Comprendre. Il a été vice-président de l’association internationale de management stratégique de à , président du comité d’organisation de la conférence et membre du comité scientifique des conférences de à .

En tant que professeur à l’ESCP, il reçoit le Prix de l’excellence pédagogique 2009[1]. Il dirige le programme Full-Time MBA de à , le programme Executive MBA de à et le programme Global Executive PhD depuis . Il est titulaire de la chaire KPMG/ESCP gouvernance, stratégie, risques et performance[1] de à , à la suite de quoi il devient fellow de l'Institute for Corporate Governance[9] en . Il siège au conseil d'administration de l’ESCP de à .

En , il est nommé professeur à CentraleSupélec à titre honorifique. Il y assure le cours de stratégie dans la filière Métiers d’analyse et d’aide à la décision[10].

De à , il dirige le tronc commun des enseignements de gestion à l'ENSAM[1].

Recherche

Les travaux de recherche de Frédéric Fréry portent essentiellement sur les stratégies d'externalisation, l'innovation stratégique (avec notamment la notion de technologies éternellement émergentes), l'agilité, les dimensions fondamentales de la stratégie et l'utilisation stratégique de ressources ordinaires.

Les stratégies d'externalisation, le management 2.0 et l'uberisation

À la suite de sa thèse de doctorat en sciences de gestion soutenue en [11], Frédéric Fréry publie une série d'articles et de chapitres d'ouvrages sur les stratégies d'externalisation en développant la notion d'entreprise virtuelle, c'est-à-dire une entreprise qui externalise l'essentiel de son activité auprès de prestataires externes. Ces travaux mobilisent notamment ceux de Ronald Coase et Oliver Williamson consacrés aux coûts de transaction, mais en s'inscrivant dans une perspective de management stratégique et non d'économie.

Dès , dans une communication intitulée Et si l'entreprise n'était qu'un épisode de l'histoire ? présentée lors des 12e Journées des IAE à Montpellier, Frédéric Fréry envisage que, du fait des progrès des technologies de l'information, les entreprises intégrées pourraient être remplacées par des transactions entre des prestataires indépendants. Dans la deuxième moitié des années 2010, cette réflexion débouche sur ses travaux consacrés à l'ubérisation.

En , Frédéric Fréry publie un ouvrage sur Benetton, entreprise qui fait l'objet d'une analyse dans sa thèse de doctorat et qu'il présente comme un archétype d'entreprise virtuelle[12]. Une deuxième édition de cet ouvrage est publiée en . Ce travail sur Benetton vaut à Frédéric Fréry d'être fréquemment interviewé par les médias économiques[13],[14].

En , dans un article de la Revue française de gestion, Frédéric Fréry présente les trois principaux avantages d'une entreprise virtuelle par rapport à une entreprise intégrée classique :

  1. Les coûts fixes sont remplacés par des coûts variables, d'où un abaissement du seuil de rentabilité et une plus grande adaptabilité ;
  2. Les coûts indirects sont remplacés par des coûts directs, d'où une plus grande lisibilité ;
  3. Le droit du travail est remplacé par le droit commercial, d'où une plus grande flexibilité.

Cependant, l'entreprise virtuelle souffre d'un inconvénient majeur : la difficulté du contrôle des prestataires externes. Pour répondre à cette limite, Frédéric Fréry propose trois formes d'intégration alternatives à l'intégration capitalistique classique :

  1. L'intégration logistique : contrôle des transactions au sein du réseau ;
  2. L'intégration médiatique : contrôle de la marque qui ajoute l'essentiel de la valeur aux offres ;
  3. L'intégration culturelle : contrôle par le fait que le réseau se déploie au sein d'une communauté existante.

En , Frédéric Fréry poursuit ses travaux sur les entreprises virtuelles par la notion de management 2.0, puis à partir de les relie à celle d'ubérisation de l'entreprise, présentée comme une forme d'externalisation maximale.

Les technologies éternellement émergentes

En , Frédéric Fréry commence à travailler sur le management de l'innovation avec la publication, avec Joël Broustail, d'un ouvrage intitulé Le Management stratégique de l'innovation[15].

En , dans un chapitre d'ouvrage[16], il propose la notion de technologies éternellement émergentes, c'est-à-dire des technologies dont on anticipe éternellement le succès, alors que celui-ci ne se concrétise jamais. Selon Frédéric Fréry, l'exemple emblématique de technologie éternellement émergente est la voiture électrique[17]. Toujours en , Frédéric Fréry présente la notion de technologie éternellement émergente lors d'une conférence en l'Association internationale de management stratégique.

En , Frédéric Fréry actualise ses recherches sur les technologies éternellement émergentes lors d'une présentation au séminaire de recherche « Management de l’innovation : théories et pratiques » de la Chaire Management de l’Innovation de l'École Polytechnique[18],[19].

L'agilité

En , dans le cadre de son séjour comme professeur visitant à l'université du Texas à Austin, Frédéric Fréry contribue à importer en France la notion de management agile[20]. Il définit l'agilité comme « la capacité à maintenir la compétitivité des entreprises alors que la turbulence de leur environnement dépasse leur vitesse d’adaptation traditionnelle. »

En , dans un article publié dans l'Expansion Management Review, Frédéric Fréry définit l'agilité comme une des postures envisageables face à l'incertitude[21].

Les dimensions fondamentales de la stratégie d'entreprise

En , dans un article publié par la MIT Sloan Management Review, les dimensions fondamentales de la stratégie[22], Frédéric Fréry propose de résumer la stratégie d'entreprise par trois dimensions fondamentales, qui forment le modèle VIP :

  1. Valeur (quel est notre modèle économique ?) ;
  2. Imitation (quel est notre avantage concurrentiel ?) ;
  3. Périmètre (quel est notre périmètre d'activité ?).

Par la suite, Frédéric Fréry reprend et développe ce modèle dans les éditions successives de son manuel Stratégique[3].

Les stratégies mobilisant des ressources ordinaires

En , dans un article publié par la MIT Sloan Management Review[23], Frédéric Fréry, Xavier Lecocq et Vanessa Warnier soulignent l'intérêt stratégique des ressources ordinaires. La théorie de la ressource, notamment développée par Jay Barney, postule que l'avantage concurrentiel doit reposer sur la maîtrise de ressources stratégiques. Or, certaines entreprises, comme Uber, Airbnb ou McDonald's, préfèrent mobiliser des ressources ordinaires : particuliers équipés d'un véhicule, locaux disponibles, personnel peu qualifié, etc. La mutualisation de ces ressources ordinaires, notamment au moyen de plateformes numériques, permet de concurrencer les ressources stratégiques.

Cet article fait suite à une communication présentée lors de la 19e Conférence Internationale de Management Stratégique à Luxembourg en juin et à un article publié dans la Revue française de gestion en .

Autres activités

Frédéric Fréry est expert auprès de l'Association progrès du management depuis .

Il est conférencier auprès de nombreuses entreprises et associations professionnelles et intervient fréquemment dans les médias économiques[24],[25],[26],[27].

Il est l'auteur de nombreuses [28] vidéos consacrées à des questions de stratégie, de management et d'innovation, disponibles sur la plateforme Xerfi canal.

Il est expert auprès de l'Institut i7 pour l'innovation et la compétitivité.

Publications

Références

Liens externes

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