Frédéric Godefroy

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Nom de naissance
Frédéric GodefroyVoir et modifier les données sur Wikidata
Frédéric Godefroy
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Institut catholique de Paris (Bibliothèque de Fels, Ms français 234)Voir et modifier les données sur Wikidata

Frédéric-Eugène Godefroy[1], né le à Paris[2] et mort le à Lestelle-Bétharram (Pyrénées-Atlantiques), est un philologue et lexicographe romaniste français, aussi journaliste et enseignant, auteur d'un Dictionnaire de l'ancienne langue française (1891-1902).

Origines familiales et formation

Cadet d'une famille bourgeoise parisienne[3], il est élève chez les Frères des écoles chrétiennes, puis entre au petit séminaire de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, dirigé par Félix Dupanloup[4].

Carrière professorale

Il devient professeur de lettres dans un établissement privé catholique[3].

Passionné par l'histoire de la langue française, il se fait remarquer en publiant des ouvrages à destination scolaire, notamment les premiers volumes de l'Histoire de la littérature française (1860), et un Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (1862)[3].

En 1874, il est invité par Félix Dupanloup, devenu évêque d'Orléans, à prononcer son discours La Tristesse patriotique, le pèlerinage de Metz au petit séminaire de La Chapelle-Saint-Mesmin[1].

Travaux de recherche

Grâce à Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique, il est chargé par le gouvernement impérial de mener des recherches philologiques dans les bibliothèques italiennes[3].

Fervent catholique, il publie Livre d’or français. La mission de Jeanne d'Arc (1878) et l'Étude sur les principaux collèges chrétiens (1879)[4], et écrit dans différents journaux de catholiques conservateurs tels la Patrie, l'Univers, le Correspondant et la Revue du monde catholique[3].

Il fait partie des contributeurs du Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle (1884-1890), de Paul Guérin dont son neveu et collaborateur, Frédéric Loliée est le secrétaire de rédaction.

Son Dictionnaire de l'ancienne langue française et de tous ses dialectes du IXe au XVe siècle lui vaut une reconnaissance durable. Il est cependant à utiliser avec précaution[réf. nécessaire], car il contient de nombreux mots fantômes (voir aussi la définition du Wiktionnaire), les sources utilisées étant tout type de documents anciens, comme de simples courriers ou notes[5],[6].

En 1888, sous la Troisième République le gouvernement le charge d'une nouvelle mission de recherche philologiques[4], à Modène et Venise, puis dans les principales bibliothèques britanniques, allemandes et suisses[3].

Réception de ses travaux

À l'écart des institutions officielles, ses prises de positions politiques empêchent, malgré le soutien du duc d’Aumale (fils du roi Louis-Philippe) et ses contacts réguliers avec Louis Veuillot, Émile Littré, Émile Egger, Prosper Mérimée, Abel-François Villemain et Charles-Augustin Sainte-Beuve, la reconnaissance de l'importance de ses travaux dans la constitution de la lexicographie moderne[3].

De l'Académie française, il reçoit le prix Lambert de 1861 pour Histoire de la littérature française depuis le XVIe siècle jusqu’à nos jours, le prix Montyon 1879 pour La mission de Jeanne d’Arc, le prix Marcelin Guérin 1882 pour Histoire de la littérature française au XIXe siècle et le prix Monbinne 1897 à titre posthume[7].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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