Frédéric Pauwels

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Frédéric Pauwels
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Frédéric Pauwels, né le à Anderlecht (région de Bruxelles-Capitale), est un photojournaliste, enseignant et dessinateur de bande dessinée réaliste belge francophone.

Débuts en bande dessinée

Frédéric Pauwels naît le à Anderlecht[1],[2]. Il étudie la bande dessinée à l'Institut Saint-Luc de Bruxelles et la photographie à l’École de recherche graphique (ERG) à Bruxelles (1994-1998)[3],[2].

En 1998, il entre comme collaborateur au Studio Graton sur la série de bande dessinée Michel Vaillant crée par Jean Graton, principalement pour dessiner les décors[1]. Puis, il devient l'assistant d'Éric Loutte, dessinateur de Biggles[3].

Photographe de presse

Dans la presse écrite, il collabore comme photographe pour notamment : Le Matin, La Libre Belgique, Le Soir, The Bulletin[3],[2] ou encore L'Écho[4]. Il est convaincu que la photographie dénonce mieux que les mots et qu'elle peut contribuer à enrichir sa création[5],[2]. Il entreprend dès lors de rendre compte des situations qui le touchent. Pendant un an, il témoigne du quotidien des sans-papiers de l'église du Béguinage[2]. Tout en poursuivant ses activités en tant que dessinateur, il devient également photographe indépendant et collabore avec l'agence Blue Tattoo pour plusieurs magazines[2]. En partenariat avec Médecins du Monde et du Samu social de Bruxelles, il réalise un reportage d'un an sur le monde des SDF. Il publie un recueil de photos Une note pour chacun préfacé par José Van Dam sur la musique à l’hôpital en 2002[2]. En parallèle, il réalise un reportage sur le quotidien de ses grands-parents et un autre sur le village de Doel, dont les habitants ont dû quitter la localité[2]. En 2003, il s'allie avec six autres photographes pour créer Luna, une association internationale de photographes[3],[2]. Il pose un regard sur la fin des champs de courses en Belgique au travers du quotidien de deux jeunes jockeys en 2004[2]. La même année, il commence un travail de mémoire en photographiant les derniers témoins du débarquement de Normandie et de la bataille des Ardennes pendant la Seconde Guerre mondiale[2]. C'est grâce à un reportage sur la vie d'un quartier bruxellois lié à la prostitution de 2005, qu'il devient collaborateur rédactionnel du Le Vif/L'Express et part sur le terrain avec Gaël Turine[2]. Il sort, en collaboration avec Jeanouche Zafinerios et le photographe Christophe Smets, un livre de portraits d'immigrés en Belgique intitulé : D'ici et d'ailleurs en 2006[2] et pour une exposition itinérante qui démarre dans les jardins du Botanique à Bruxelles. Le même duo entame aussi un travail pluriannuel sur les courses cyclistes en Belgique axé sur les femmes[2]. En 2007, il parcourt la Belgique au service de la rédaction du Vif-L'Express et réalise des reportages sur les sosies de Johnny Hallyday, les apprentis pompiers, les élections des miss, la police de La Louvière, les enterrements des indigents et sur de équipes féminines de la nage synchronisée[2]. En septembre, il rejoint le corps professoral de l'atelier Contraste en donnant des cours du soir comme professeur numérique[2],[6]. En 2008, il revient à ses premières thématiques : les sans-papiers et le village de Doel[2]. Il forme un duo avec une photographe flamande à la demande de Culture et Démocratie[2]. Ils exposent ensemble aux serres royales de Laeken[2]. Il est nommé pour le prix Dexia de la presse et est lauréat du 16e prix national Photographie ouverte avec le Prix du Patrimoine / Amis de l’UNESCO en 2010[5],[6].

Avec le collectif Huma

En 2011, il cofonde avec le collectif Huma avec Virginie Nguyen Hoang et Gaëtan Nerincx dont la vision se pose sur la vocation, l’engagement et les valeurs humaines[5]. Il fonde son école de photographie : l’atelier Obscura dans laquelle il enseigne également en [6]. À l'occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, il expose, avec Olivier Papegnies du collectif Huma, des portraits de reconstituants en plein air à Braine-l'Alleud et Waterloo en 2015[7],[8],[9]. Il est soutenu par une bourse de 5 000  du fonds pour le journalisme pour son enquête Mourir demain… Mourir autrement diffusée sur Le Vif/L'Express, Rendez-vous photos[10] et 24h01[11]. Il reçoit le prix du journalisme 2018 catégorie « photographie de presse »[12], décerné par le Parlement de la Fédération Wallonie–Bruxelles pour sa photo Le Rendez-vous : sexe et handicap en 2019[5]. Le prix est doté d'un montant de 2 500 [5]. Pour ce même travail, il est nommé pour le prix Belfius de la presse écrite avec la journaliste Élisabeth Debourse avec Débat d’ébats[13]. Au sein du collectif Huma, il partage le prix Coup de cœur du jury du prix Belfius 2020 dans la catégorie francophone pour What the Foot?!, projet qui explore le rapport des femmes au football comme vecteur d'autonomisation, de développement personnel et d'égalité, à travers une série de reportages dans le monde[14].

Analyse

Selon la journaliste Gilda Benjamin d'Alter Échos, Frédéric Pauwels a « toujours placé l’humain au centre de son œuvre[15]. »

Œuvre

Notes et références

Voir aussi

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