Frédérique Berrod
universitaire française
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Frédérique Berrod, née le , est une professeure de droit de l'Union européenne. Elle est présidente de l'Université de Strasbourg depuis le .
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Formation et parcours professionnel
Frédérique Berrod soutient en 2003 une thèse sur la systématique des voies de recours contentieuses en droit communautaire, sous la direction du professeur Robert Kovar[1].
De 2002 à 2006, elle est maîtresse de conférences à la faculté des sciences économiques, sociales et juridiques de l’Université de Haute-Alsace. Puis, de 2006 à 2008, elle est maître de conférences à l’Institut des hautes études européennes à Strasbourg[2].
En , elle devient professeure à Science Po Strasbourg, spécialiste du droit de l'Union européenne[3].
Elle est reconnue pour ses recherches en droit européen, notamment dans des revues comme la Revue Trimestrielle de Droit européen[4] et Revue Europe du Jurisclasseur[5]. Elle est professeure invitée au Collège d'Europe de Bruges[2].
De 2021 à 2024, elle occupe la chaire Jean Monnet sur les « Narratifs européens de la frontière », soutenue par la Commission européenne. Ce programme interdisciplinaire est conçu en partenariat avec la professeure Birte Wassenberg, professeure d'histoire contemporaine à l'Université de Strasbourg et explore les dynamiques des frontières en Europe, mêlant droit et histoire[6]. À partir de 2021, elle est vice-présidente aux finances sous la présidence de Michel Deneken[3].
Présidence de l'Université de Strasbourg
Lors de la campagne électorale pour la présidence de l'Université de Strasbourg, elle lance en fin d'année 2024 la liste Inspire[7].
Le , elle est élue présidente de l'Université de Strasbourg, succédant ainsi à Michel Deneken[8]. Elle est élue à 19 voix contre 14 voix pour Mathieu Schneider[3]. À ses côtés est élue une équipe paritaire composée de 7 vice-présidentes et 8 vice-présidents[9].
Vulgarisation scientifique
Controverses
Procédures disciplinaires liées à des mobilisations étudiantes (2025)
En , six étudiants de l’Université de Strasbourg sont convoqués devant la commission disciplinaire pour des faits qualifiés d’« intimidation », « menaces » et « injures publiques » survenus lors d’une mobilisation contre l’UNI[10].
Frédérique Berrod confirme le maintien des procédures, affirmant qu'elles seront instruites « à charge et à décharge ». Deux étudiantes reçoivent une exclusion d’un an avec sursis, décision critiquée par des organisations étudiantes et militantes qui dénoncent une répression des mobilisations antifascistes[11],[12].
Controverses autour du partenariat avec l’université Reichman (Israël)
En , le conseil d’administration de Sciences Po Strasbourg vote le maintien d’un partenariat avec l’université Reichman (Herzliya, Israël), malgré un avis défavorable d’un comité paritaire composé d’enseignants et d’étudiants[13].
Frédérique Berrod défend la décision du conseil d’administration, affirmant qu’il s’agit du processus « le plus démocratique possible » et rappelant qu’une université « ne peut pas rompre un partenariat pour des raisons politiques »[14].
La présidente appelle ensuite à lever le blocage mis en place par les étudiants mobilisés[15]. À la demande de la direction, les forces de l’ordre interviennent pour lever le blocage[16].
Certains collectifs étudiants dénoncent une « gouvernance autoritaire » et un usage disproportionné de la force, tandis que Berrod met en avant la nécessité d’assurer la continuité pédagogique et la liberté académique[17].
Débat sur la gouvernance universitaire
Les décisions relatives aux sanctions disciplinaires, au recours à la police lors du blocage de Sciences Po Strasbourg et au maintien du partenariat avec l’université Reichman nourrissent un débat sur la gouvernance de l’Université de Strasbourg. Des collectifs étudiants et militants critiquent une présidence jugée verticalisée et peu ouverte au dialogue[12]. À l’inverse, des enseignants et des instances universitaires soulignent que Berrod défend la liberté académique, le cadre statutaire et la continuité du service public universitaire.
