Furcy, né libre
film réalisé par Abd al Malik
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Furcy, né libre est un film français réalisé par Abd al Malik et sorti en 2025.
Romain Duris
Ana Girardot
Vincent Macaigne
| Réalisation | Abd al Malik |
|---|---|
| Scénario | Étienne Comar |
| Musique | Bilal Al Aswad |
| Acteurs principaux |
Makita Samba Romain Duris Ana Girardot Vincent Macaigne |
| Sociétés de production |
Arches Films Jerico Films |
| Pays de production |
|
| Genre | Biopic, film de procès, drame, historique |
| Durée | 108 minutes |
| Sortie | 2025 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il s'agit d'une libre adaptation de L'Affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui, qui revient sur le destin de Furcy (1786-1856).
Il est présenté au Festival du film francophone d'Angoulême 2025.
Le film réalise 230 000 entrées en salles[1].
Synopsis
En 1817, Furcy, fils de Madeleine, est un esclave qui vit sur la propriété de Lory. À la mort de sa mère, il découvre un acte d'affranchissement, le rendant lui-même homme libre. Il intente un procès à son maître afin de faire valoir son statut d'homme libre. Avec le soutien du procureur général Boucher, il réussit à obtenir appel de la décision refusant sa liberté. Mais dans l'attente de cette nouvelle décision, Joseph Lory (ancien maître de Furcy) le fait enfermer pour troubles à l'ordre public. Le procureur Boucher quitte alors l'île Bourbon pour tenter de soutenir Furcy depuis la métropole. Ce départ permet à la Cour d'appel de condamner Furcy. Ce dernier est envoyé sur l'île Maurice pour servir sur la propriété des cousins de Joseph Lory.
Le temps passe, Furcy travaille sur les plantations de cannes. Il devient ensuite confiseur à Port-Louis pour combler les dettes de ses maîtres. C'est à ce poste qu'il apprend qu'il n'est plus considéré comme esclave sur l'île Maurice car son arrivée n'avait pas été déclarée en bonne et due forme. Il profite donc de cette nouvelle liberté pour préparer un nouveau procès qui aura lieu en métropole. Il y retrouve Boucher, devenu son avocat. Lors de cette audience, de nouveaux éléments sont portés au débat, notamment le passage de Madeleine, mère de Furcy en métropole, avant la naissance de celui-ci. Ce passage l'aurait automatiquement rendue libre, et en conséquence Furcy ne serait pas né esclave mais libre. C'est cette version qui est retenue par le tribunal. Furcy est donc enfin reconnu libre en 1845. Il prend le nom de famille de Madeleine en hommage à sa mère.
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Furcy, né libre
- Titre de travail : L'Affaire de l'esclave Furcy[2]
- Réalisation : Abd al Malik
- Scénario : Étienne Comar, d'après L'Affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui
- Musique : Bilal Al Aswad
- Décors : Stanislas Reydellet
- Costumes : Marie-Laure Lasson
- Photographie : Guillaume Deffontaines
- Son : Thomas Lascar
- Montage : Monica Coleman
- Production : Étienne Comar, Éric Jehelmann et Philippe Rousselet
- Production exécutive : Luc Bricault
- Production associée : Abd Al Malik et Fabrice Gianfermi
- Sociétés de production : Arches Films et Jerico Films, en coproduction avec France 3 Cinéma et ProdLab
- Société de distribution : Memento Distribution
- Budget : 9,8 millions d'euros[3]
- Pays de production :
France - Langue originale : français
- Format : couleur
- Genre : biopic, film de procès, drame et historique
- Durée : 108 minutes
- Dates de sortie :
- France : (Festival du film francophone d'Angoulême) ; (sortie nationale)[4]
- La Réunion : (avant-première au Multiplexe Ciné Grand Sud)[5] ; (sortie nationale)[6]
- Martinique : (avant-première à Madiana)[7]
- Belgique : [8]
Distribution
- Makita Samba : Furcy Madeleine
- Romain Duris : le procureur général Gilbert Boucher
- Vincent Macaigne : Joseph Lory
- Ana Girardot : Virginie Bega
- Philippe Torreton : Aimé Bougevin
- Liya Kebede : Constance
- Frédéric Pierrot : le maître Godard de Saponay
- André Marcon : le maître Moreau
- Micha Lescot : Pol Satin
- Moussa Mansaly : Brabant
- Michel Bompoil : Philippe Panon Desbassayns
- François Sureau : le comte de Portalis
- François De Brauer : Jacques Sully Brunet
- Xavier de Guillebon : le président de la Cour d'appel
- Didier Brice : le président instance
Production
Genèse et développement
Le , à l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite et de l'esclavage et de leurs abolitions et du vingtième anniversaire de la Loi Taubira, Abd al Malik annonce le sujet de son deuxième long métrage : l'histoire de l'esclave Furcy Madeleine, adaptée du livre L'Affaire de l'esclave Furcy de Mohammed Aïssaoui, lauréat du Prix Renaudot en 2010.
Furcy, né libre est produit par Éric Jehelmann et Philippe Rousselet pour la société, Jerico Films, et par Étienne Comar pour Arches Films, puis coproduit par France 3 Cinéma et Prod Lab[9].
Tournage
Le tournage débute le en Ile-de-France[9]. Il a également lieu du au à La Réunion, précisément à Sainte Suzanne pour la cascade Niagara[2], ainsi qu'entre autres, à Saint-Benoît[10] et au village de Saint-Joseph, non loin de la plage de Ti Sable[11].
Musique
La musique est composée par Bilal Al Aswad[12].
La chanson d’introduction est Sanm Ou, de Danyel Waro[réf. souhaitée].
Accueil
Box-office
Le film sort le avec 339 copies en France, et réalise 45 930 entrées pour sa première journée[15]. La première semaine cumule 121 269 entrées, le film se classe à la deuxième places des nouveautés, mais son score est relativement faible[16]. Seulement 46 786 spectateurs sont comptabilisés en deuxième semaine, la fréquentation chute de 61 %, malgré 42 copies supplémentaires, il se classe à la 11e place du classement hebdomadaire[17].
La barre des 200 000 entrées est difficilement dépassée après trois semaines d’explorations.
Différences historiques
- Lors de la phase décisive de son procès devant la Cour royale de Paris en décembre 1843, l'avocat de Furcy était Édouard Thureau et non Gilbert Boucher, le procureur général, mort en 1841, joué par Romain Duris ;
- Virginie Bega, compagne de Furcy, jouée par Ana Girardot était une affranchie d'origine indienne, avec laquelle il a eu deux filles.