Félix Charmetant
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à Saint-Maurice-l'Exil (France)
| Félix Charmetant | ||
Félix Charmetant. | ||
| Biographie | ||
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| Nom de naissance | Félix Jacques Joseph Charmetant | |
| Naissance | à Saint-Maurice-l'Exil (France) |
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| Ordre religieux | M.Afr | |
| Ordination sacerdotale | ||
| Décès | (à 77 ans) à Aix-les-Bains(France) |
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| Autres fonctions | ||
| Fonction religieuse | ||
| Directeur général de L'Œuvre d'Orient (-) | ||
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Félix Jacques Joseph Charmetant, né le à Saint-Maurice-l'Exil (Isère), mort le à Aix-les-Bains, est un missionnaire catholique français, membre de l'institut des Pères blancs, puis directeur général de l'Œuvre des Écoles d'Orient, connue actuellement sous l’appellation de L'Œuvre d'Orient du au .
Cousin de Frédéric Mistral, d'abord élève du grand séminaire de Lyon, il rejoint en 1867 le grand séminaire diocésain d'Alger, et le de cette année opte pour la qualité de missionnaire. Ordonné prêtre en 1869, il est nommé par Charles Lavigerie responsable du groupe des orphelins de Maison Carrée. Jouissant de la confiance de l'archevêque, il est associé à la rédaction des premières constitutions de l'institut des Pères blancs, et participe aux premières missions en Kabylie, puis au Sahara. Il est envoyé à plusieurs reprises effectuer des démarches pour l'institut en France et à Rome, et fait aussi un voyage au Canada en 1874, pour lever des fonds et susciter des vocations.
En 1878, il est envoyé à Zanzibar pour préparer la première caravane missionnaire envoyée par Charles Lavigerie vers le centre de l'Afrique. Mais ce voyage atteint gravement sa santé, il doit rentrer rapidement en France, et en 1880 les médecins lui interdisent le retour en Afrique du Nord. Charles Lavigerie le nomme alors procureur pour ses affaires à Paris et lui demande d'assurer une présence active auprès de L'Œuvre des écoles d'Orient[1] (qu'il dirige à partir de 1883). En 1885, son passage de l'institut des Pères blancs à la charge de directeur[2] de L'Œuvre d'Orient est officialisé, et en 1886 le cardinal Lavigerie le décharge définitivement de sa mission de procureur pour qu'il se consacre entièrement à ses nouvelles fonctions. Élevé entre-temps à la dignité de prélat (« Mgr Charmetant »), il reste directeur de L'Œuvre d'Orient[3] jusqu'à sa mort le jeudi à Aix-les-Bains.
Il fait partie du comité restreint de huit membres (avec notamment Ferdinand de Lesseps, Ernest Renan, Louis Pasteur, Jules Verne) qui le se réunit au 215 boulevard Saint-Germain pour fonder l'Alliance française (et participe à l'assemblée générale de fondation officielle le ). En 1896, c'est l'un des fondateurs (avec le marquis Charles-Jean-Melchior de Vogüé et les barons Bernard Carra de Vaux et Adolphe d'Avril) de la Revue de l'Orient chrétien.
Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1882, chanoine de Carthage en 1885, protonotaire apostolique en 1898. Il s'est illustré par la campagne qu'il mena à partir de 1895 pour dénoncer les massacres d'Arméniens dans l'Empire ottoman.