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Olivier Clément

historien et théologien orthodoxe français From Wikipedia, the free encyclopedia

Olivier Clément, né le à Aniane[1] et mort à Paris le , est un historien, poète et théologien orthodoxe français.

Sépulture
Cimetière de Marsillargues (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Maurice Olivier ClémentVoir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Président Association des écrivains croyants d'expression française (d), 1977-1994 ...
Olivier Clément
Olivier Clément avant 2009.
Fonction
Président
Association des écrivains croyants d'expression française (d)
-
inconnu
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de Marsillargues (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Maurice Olivier ClémentVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Maurice AnianeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Marsillargues (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Université de Montpellier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Émile Clément (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Émilie Clément (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Monique Clément (d) (jusqu'en )
Andrée Fruchier (d)
Juliette Collos (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Anne Clément (d)
Sophie Stavrou (d)
Denys Clément (d)
Hélène Clément (d)
Pierre Clément (d)
Simone Clément (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Comité mixte catholique-orthodoxe en France (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Influencé par
Distinctions
Œuvres principales
L'Autre Soleil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Professeur au lycée Louis-le-Grand et à l’Institut Saint-Serge, homme de dialogue, d'ouverture et de tolérance, questionnant la modernité, porte-parole d'une orthodoxie ouverte au monde et au dialogue œcuménique, il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages et de très nombreux articles.

Biographie

Issu d’une famille cévenole, qu'il décrit comme étant « déchristianisée », bien que sa mère Émilie fréquentât chaque dimanche le culte réformé, Maurice Olivier Clément raconte son enfance, sa quête spirituelle et sa conversion dans un essai autobiographique, L'Autre Soleil (Stock, 1986)[2],[3]. Il a une sœur aînée.

Agrégé d'histoire et géographie en 1943[4], il enseigne au lycée Condorcet, puis en classes préparatoires au lycée Louis-le-Grand à Paris.

Il se convertit à l'âge de trente ans après une longue recherche dans l'athéisme et les diverses spiritualités orientales. Il découvre, sous l’influence de la lecture de Nicolas Berdiaev et de Vladimir Lossky, dont il devient l'élève et l'ami, la pensée des Pères chrétiens d’Orient et reçoit le baptême dans l'Église orthodoxe, au sein de la paroisse Saint-Irénée à Paris, rattachée à l'Église catholique orthodoxe de France, en 1951[5], des mains d'Eugraphe Kovalevsky[6].

Devenu professeur à l’ Institut Saint-Serge, il est l'un des témoins les plus estimés et les plus féconds de l'Orthodoxie en Occident[7],[8].

Il est l'auteur d’une œuvre comprenant une trentaine d'ouvrages consacrés à la théologie, l’histoire de l’église, la spiritualité, et à la rencontre de l'Orthodoxie, du christianisme occidental, des religions non chrétiennes et de la modernité. Il rédige notamment le Que sais-je ? sur l'Église Orthodoxe[9]. Il dirige la rédaction de la revue de théologie Contacts à partir de 1959 [8]. Olivier Clément est docteur honoris causa de l'Institut de théologie de Bucarest et de l'université catholique de Louvain ainsi que de l’université du Sacré-Cœur de Fairfield (Connecticut)[10].

En parallèle à son activité d'enseignement, Olivier Clément s'engage dans la vie de l'Église orthodoxe en France. Il a attiré un large public à l'intérieur et à l'extérieur de la communauté orthodoxe, de nombreuses personnes trouvant une fraîcheur et une simplicité dans sa perception de la vérité chrétienne[5].

Croix sur la tombe d'Olivier Clément, au cimetière de Marsillargues.

Parmi les théologiens orthodoxes contemporains, il est celui qui, sans doute, a su se montrer le plus attentif aux interrogations de la modernité auxquelles il a cherché à répondre à travers une réflexion puissante et poétique, à la fois enracinée dans la Tradition de l'Église, mais en même temps créatrice et rénovatrice. Olivier Clément a été l'interlocuteur de plusieurs grands spirituels de son temps — le Patriarche Athénagoras[3],[11], le pape Jean-Paul II, le prêtre et théologien roumain Dumitru Staniloaë, l'archimandrite Sophrony du monastère de Maldon (Grande-Bretagne), Roger Schütz de Taizé, Andrea Riccardi, fondateur de la communauté Sant'Egidio —, avec lesquels il noue des relations de confiance et d'amitié[12],[13]. Ainsi, en 1998, il se voit confier par Jean-Paul II la rédaction des méditations que le pape devait lire cette année lors de la célébration du chemin de croix du vendredi saint au Colisée.

En , il se montre critique par rapport à la déclaration romaine Dominus Iesus[14].

Établi à Paris, il y meurt le [15],[12],[8],[16],[17],[18],[19] ; il est inhumé au cimetière de Marsillargues[20].

Vie personnelle

Marié trois fois, en dernier lieu avec Monique Jouanne, il a eu six enfants, dont deux avec cette dernière : la philologue Sophie Stavrou (elle-même épouse du théologien Michel Stavrou)[21] et le chirurgien Denys Clément[22].

Œuvres

  • Transfigurer le temps : Notes sur le temps à la lumière de la tradition orthodoxe, Paris-Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, , 224 p.
  • Qu’est-ce que l’Église orthodoxe : L’Église orthodoxe en France, juridictions, instituts, églises et chapelles. Bibliographie sommaire orthodoxe, Périgueux, Centre œcuménique Enotikon, , 40 p.
  • L’Église orthodoxe, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? no 949 », (réimpr. 1965, 1985, 1991, 1995, 1988, 2002), 128 p. (ISBN 2-13-053042-7).
  • Byzance et le Christianisme, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Mythes et religions no 49 », , 124 p. (OCLC 1508698)[23].
  • L’Essor du christianisme oriental, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Mythes et religions », , 124 p., chap. 50[24].
  • Dialogues avec le Patriarche Athénagoras, Paris, A. Fayard, (réimpr. 1976), 589 p. (ISBN 2-213-00344-0)[25].
  • Questions sur l’homme…, Stock, coll. « Questions », Paris, 1972, 221 p. ; réédition : Anne Sigier, Québec, (ISBN 978-2-89129-072-2).Document utilisé pour la rédaction de l’article
- Prix Montyon 1973 de l’Académie française[26].

Bibliographie

  • Olivier Clément et Léon Schwartzenberg, « Entretien sur le suicide », Autres Temps. Les cahiers du christianisme social, no 20,‎ , p. 43-51. (lire en ligne)
  • Guy-Marie-Joseph Riobé, La Liberté du Christ : Entretiens avec Olivier Clément, Stock/Cerf, Paris, 1974.
  • Dossier Olivier Clément, revue Nunc, numéro 7, , (ISBN 978-2-915831-02-3).
  • Colette Kessler, « Olivier Clément (1921-2009) un mystique dans la cité », Sens, no 339,‎ , p. 382-384 (lire en ligne [PDF]).
  • Dariusz Klejnowski-Różycki, Oliviera Clément reinterpretacja teologii. Studium dogmatyczno-ekumeniczne, Redakcja Wydawnictw Wydziału Teologicznego Uniwersytetu Opolskiego, Opole 2009, 198p. (ISBN 978-83-61756-08-8).
  • Franck Damour, Olivier Clément, un passeur : Son itinéraire spirituel et théologique, Anne Sigier, Québec, , 174p.  (ISBN 978-2-89129-423-2).
  • Mohammed Taleb, "Olivier Clément, un hermétiste au pays de l'orthodoxie " (p. 127-132), In Nature vivante et Âme pacifiée, La Bégude de Mazence, Arma Artis, 2014, (ISBN 978-2-87913-166-5)
  • Franck Damour, Prier 15 jours avec Olivier Clément, Théologien dans le mystère, Paris, Nouvelle Cité, , 128 p. (ISBN 978-2-37582-576-1)

Articles connexes

Notes et références

Related Articles

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