Félix Hervé
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Uzel (Côtes-d'Armor)
Paris
| Nom de naissance | Félix Jean Marie Hervé | |
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| Naissance | Uzel (Côtes-d'Armor) |
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| Décès | (à 67 ans) Paris |
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| Origine | ||
| Arme | Infanterie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1855 – 1902 | |
| Commandement | Bataillon du 3e régiment de zouaves (1870-1874) 1er régiment de zouaves (1879-1883) 11e division d'infanterie (1889-1892) 19e corps d'armée (1893-1894) 6e corps d'armée (1895-1897). |
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| Conflits | Conquête de l'Algérie par la France Campagne d'Italie (1859) Expédition du Mexique (1864-1867) Guerre franco-allemande de 1870 |
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| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur (1899) | |
| Autres fonctions | Membre du Conseil supérieur de la guerre (1896-1899) Inspecteur d'armée (1898-1899) |
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Félix Hervé, né le à Uzel (Côtes-d'Armor) et mort le à Paris, est un général de division français, grand-croix de la Légion d'honneur.
Officier au sein des zouaves, où il sert pendant plus de vingt-cinq ans, il se distingue lors de la conquête de l'Algérie, de la campagne d'Italie en 1859, de l'expédition du Mexique, puis au cours de la guerre franco-allemande de 1870. Général, il commande ensuite plusieurs corps d'armée, est membre du Conseil supérieur de la guerre de 1896 à 1899 et inspecteur d'armée. En 1899, alors qu'il est une des plus hautes personnalités de l'armée, il est fait grand-croix de la Légion d'honneur.
Famille
Il est le fils de Joseph Marie Adrien Hervé, percepteur, et de Marie Françoise Mahé, marchande, demeurant à Uzel.
Carrière militaire

Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en , sous-lieutenant en , il est envoyé au 3e régiment de zouaves où il va servir sans interruption pendant plus de vingt ans[1].
Il fait avec ce corps la campagne de Kabylie à la suite de laquelle il devient lieutenant en , celle d'Italie en 1859 où il se distingue à la bataille de Palestro, puis, promu capitaine en 1861[1] celle du Mexique de 1864 à 1867. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en [2].
Il se distingue ensuite au sein des armées du Rhin et de Châlons, lors de la guerre de 1870, au cours de laquelle il devient chef de bataillon au 3e zouaves le [1]. Sa conduite lors des batailles de Frœschwiller-Wœrth et de Sedan lui vaut d'être promu officier de la Légion d'honneur le [3].
Il retourne ensuite en Algérie et participe à la répression de l'insurrection de 1871 en Algérie[1].
En , il est promu lieutenant-colonel au 1er régiment de zouaves et est envoyé en Russie pour assister aux manœuvres de 1877. Nommé colonel en [1], il prend le commandement du 1er régiment de zouaves en [2] avec lequel il prend part à la campagne de Tunisie en 1881[1].
Le il devient général de brigade, puis le général de division. En , il est mis à tête de la 11e division d'infanterie, la « Division de fer », à Nancy[1] et fait commandeur de la Légion d'honneur en juillet[2].
À l'issue des grandes manœuvres de 1891 en Champagne, il est appelé au commandement du 19e corps d'armée en [1] en Algérie et élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le [2]. En , il prend la tête du 6e corps d'armée à Châlons-sur-Marne en remplacement du général Jamont[4].
En 1896, il devient membre du Conseil supérieur de la guerre et est nommé inspecteur d'armée en [5].
En 1899, le général Hervé, une des plus hautes personnalités de l'armée et une des plus respectées[6], est élevé à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur le [2].
Cette même année, au procès de son ami Paul Déroulède[7], qu'il a eu sous ses ordres durant la guerre de 1870, le général Hervé témoigne en sa faveur [8] et est alors relevé de ses fonctions au sein du Conseil supérieur de la guerre[9].
Il passe dans le cadre de réserve en 1902 et meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Montparnasse[5].
Décorations
Grand-croix de la Légion d'honneur (24 octobre 1899)
- Grand officier le
- Commandeur le
- Officier le
- Chevalier le