Uzel
commune française du département des Côtes-d'Armor
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Uzel [yzɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
| Uzel | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Gwenaël Choupaux 2020-2026 |
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| Code postal | 22460 | ||||
| Code commune | 22384 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Uzelais | ||||
| Population municipale |
1 134 hab. (2023 |
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| Densité | 167 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 17′ nord, 2° 50′ ouest | ||||
| Altitude | Min. 116 m Max. 238 m |
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| Superficie | 6,79 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Loudéac (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guerlédan | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | uzelpresloust.jimdofree.com | ||||
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Géographie
Localisation

Uzel est en centre Bretagne (Argoat), à 25 min par la route de Saint-Brieuc, 1 h 10 min de Rennes, 1 h 20 min de Vannes, 1 h 10 min de Lorient, 1 h 50 min de Brest et 2 h 30 min de Nantes. Uzel était desservie juszu'en 2006 par les TER dont les horaires coïncident avec le TGV de Saint-Brieuc ou de Vannes
Paysage et relief
La commune a une superficie de seulement 679 hectares. Son territoire est délimité à l'ouest par l'Oust et au nord et au sud par des ruisseaux de la rive gauche de l'Oust. Le point le plus bas de la commune (116 mètres) est situé au sud-ouest, au confluent de l'Oust et du ruisseau de Malher, et le point le plus haut (238 mètres), au nord-est du bourg d'Uzel. Le bourg occupe le sommet d'une colline et est à une altitude comprise entre 200 et 225 mètres.
Dans la région d'Uzel des éruptions volcaniques datant de l'ordovicien ont projeté des lapillis, des cendres volcaniques et fait couler diverses andésites[1].
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Oust, le ruisseau de Malher[2] et le ruisseau de Rozan[3],[4],[Carte 1].
L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[5].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 937 mm, avec 14,5 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Kerpert à 24 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 088,9 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,8 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Transports
La commune d'Uzel est traversée par la D 700, surnommée "axe Triskell"[16] (ancienne route nationale 168) partiellement), axe routier Lorient ou Vannes - Saint-Brieuc, partiellement à quatre voies, et par la D 35, qui vient côté est de Gausson et se dirige vers le sud-ouest en direction de Guerlédan via Le Quillio : le bourg d'Uzel est desservi par un grand rond-point situé au carrefour de ces deux routes. Il est aussi traversé par des routes secondaires, notamment la D41, la D 53 et la D 76, qui se croisent dans le bourg.
Uzel a été desservi par le rail entre 1872 et 2006 ; toutefois la ligne de Saint-Brieuc à Pontivy, à écartement normal et à voie unique, gérée successivement par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest, la Compagnie des chemins de fer de l'État et la SNCF ne traversait pas la commune, mais passait plus à l'Est sur le territoire de la commune de Saint-Hervé où se trouvait la gare d'Uzel.
Urbanisme
Typologie
Au , Uzel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17]. Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Loudéac, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[18]. Cette aire, qui regroupe 22 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[19],[20].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (88,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,1 %), prairies (21,8 %), zones urbanisées (11,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), forêts (2,5 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attestée sous les formes Usel en 1253[22], en 1271[23],[22] et 1280[23],[22], Uscello, Ussello et Usselo en 1371[23], Usel en 1569[24]. La graphie actuelle Uzel est mentionnée à partir de 1669[22]. À la demande de l'administration postale, Uzel devient Uzel-près-l'Oust en 1856[24].
D'après Jean-Yves Le Moing, le nom Uzel vient de l’ancien breton Uzel « haut »[25], Uhel en breton moderne[26]. Pour Hervé Abalain et Bernard Tanguy, Uzel est un nom de saint, découlant du vieux breton Iudhael[27],[22].
En breton, le nom est Uzel. C'est également la forme préconisée par l'Office public de la langue bretonne[22].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,6 % des toponymes de la commune sont bretons[28].
En gallo, langue d'oïl locale de tradition non écrite, le nom de la localité admet deux formes actuelles. La prononciation gallèse du nom a été rapportée sous la forme « Uzé » en 1954 par Henri-François Buffet[29],[23]. L'association Chubri rapporte les prononciations [yze] et [yzɛ], qu'elle retranscrit respectivement Uzé et Uzè, suivant l'écriture MOGA élaborée en 2007[30]. La forme proposée par Régis Auffray dans son dictionnaire bilingue français-gallo Le Petit Matao en 2007 est Uzè[réf. à confirmer][31].
Héraldique
Histoire
Antiquité
En 1845 un cultivateur des environs d'Uzel trouva, enfoui dans le sol à 50 cm de profondeur, « plié en huit et enchâssé dans un étui en bronze (..) un collier en or (..) pesant 82 grammes (..). L'étui était recouvert de cuivre oxydé » et étant d'origine romaine probablement[32].
Moyen-Âge
Uzel est nommé (sous le nom d'Usel) pour la première fois comme paroisse en 1253. Uzel est encore citée comme paroisse entre 1368 et 1371 lors du procès en canonisation de Charles de Blois[33].
Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 qu'« on n'a pas de données certaines sur son origine ; mais on pense qu'elle a commencé par le château dont les ruines forment encore le centre de l'agglomération, et qui avait lui-même succédé à un château beaucoup plus ancien[34].
Selon Jean-Baptiste Ogée « la seigneurie de cette paroisse [la seigneurie avait son siège au bourg où se trouvait le château, détruit le par un incendie], avec titre de Bachelerie ou de Bannière, appartenait, en , à Guillaume Budes [en 1298 ; il épousa Jeanne du Guesclin, tante de Bertrand du Guesclin]. Silvestre Budes, son fils, [né vers 1300, aussi seigneur d'Uzel, il épousa Renée Gouyon de Matignon], fut lieutenant général et gonfanonier de l'Église à Rome [compagnon de Bertrand du Guesclin, il fut célèbre tant par sa bravoure, ses aventures, que par sa mort tragique en 1379[Note 4]]. Jean et François Budes furent écuyers du Duc de Bretagne. Bertrand Budes fut procureur général du Parlement. François, son frère, fut maître-d'hôtel de la Reine. Jean-Baptiste Eudes, comte de Guébriand, fut maréchal de France. La seigneurie d'Uzel passa, par alliance, dans celle de la Châtaignerais [La fille de Silvestre qui fut dame d'Uzel, épousa en 1360 Bertrand du Marchaix, puis Raoul de la Chateignerais]. Une demoiselle de cette maison la porta dans celle de Malestroit, d'où elle tomba dans celle de Coëtquen. En 1488, le roi Henri III l'érigea en vicomté, en faveur du marquis de Coëtquen. L'héritière de cette maison la porta dans celle de Durfort de Duras, par son mariage avec le Duc de Duras, qui l'a vendu, depuis environ vingt ans [en 1759], à M. Boschat d'Allineuc], qui la possède aujourd'hui [en 1788]»[35].
La seigneurie d'Uzel dépendait de la chatellenie de La Chèze[33].
Temps modernes
L'essor au XVIe siècle des fabricants et marchands de toiles de lin dans la région de Pontivy, Moncontour, Uzel, Quintin permit la construction de nombreuses églises paroissiales dans la région, mais peu sont restées, la plupart ayant été reconstruites au XVIIIe siècle[36]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, une production textile de toiles dites « de Bretagne » se développa dans le quadrilatère Saint-Brieuc - Corlay - Pontivy - Moncontour ; ces toiles étaient exportées en Espagne et dans les colonies espagoles (elles étaient appelées bretanas, quintines ou pondivi) via Cadix principalement, où des marchands français, notamment malouines (par exemple les familles Magon, de la Haye, Éon) étaient installés[37].
Un arrêt du conseil du roi du ordonne qu' « il sera perçu 1 sol par pièce de toiles qui seront portées dans les bureaux de visite et marque dans les villes de Quintin d'Uzel et de Loudéac[38].
On estime que l'activité textile donnait du travail à près de 40 000 fileuses dans le quadrilatère précité, qui fournissait les fils de lin à environ 5 000 tisserands. Les toiles de lin, une fois tissées, étaient vendues sur les marchés de Quintin, Uzel et Loudéac à des marchands (par exemple le quintinais Rodolphe Baron du Taya[Note 5] ou encore Guillaume Le Deist de Botidoux[Note 6] à Uzel) qui se chargeaient de les faire blanchir par d'autres paysans, notamment au Quillio, avant d'être dirigées vers les ports exportateurs (Saint-Malo principalement, mais aussi Nantes, Morlaix, Landerneau, Lorient[37].
Les exécutions avaient lieu sur la place du marché, parfois symboliquement en effigie, comme en témoigne ce procès-verbal, à la suite de la condamnation par contumace au gibet d'un homme de 23 ans qui a tenté à plusieurs reprises de violer sa belle-mère, mais est parvenu à s'échapper de la prison[39]. : « L'an 1768. ce dix-huitième jour de may, je soussigné, greffier de la juridiction d'Uzel, et de la Motte Donom certifie avoir lu la sentence cy-attachée, à haute et intelligible voix en la place du marché de cette ville d'Uzel, copie de laquelle et l'effigie y mentionnée étant en un tableau ont esté attachées à la potence par Jacques Joseph Gannier, exécuteur de la haute justice, en vertu des ordres de Monseigneur Le Prestre, avocat général, par luy aparu et dont il est demeuré saisy »[40]. Les mendiants étaient nombreux comme en témoigne cet arrêt des Audiences de police d'Uzel en date du : « Les pauvres mandians en cette ville et commune d'Uzel se retireront dans la paroisse, dont ils sont originaires ou domiciliés, dans la huitaine à compter du jour de la publication de la présente, leur faisons deffense de vagabonder et mendier en cette ville et paroisse sous peine pour les hommes d'estre attachés au carcan deux heures du jour de prochain marché qui suivra, leur capture et pour les filles et femmes de huit jours de prison, d'estre renfermées dans une maison de force, et à l'égard des pauvres hommes, garçons et enfants leur faisons pareillement deffense d'y mandier (..) »[41].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Uzel en 1778 :
« Uzel ; sur une hauteur, et sur la route de Pontivi [Pontivy] à Quintin ; à 5 lieues deux tiers de Saint-Brieuc, son évêché ; à 18 lieues et demie de Rennes ; et à 3 lieues de Quintin, sa subdélégation, Cette paroisse ressortit à Ploërmel, et compte 1 800 communiants[Note 7] : la cure est présentée par M. Boschat. Le territoire est d'une superficie très irrégulière. On y remarque des coteaux, des vallons, des monticules, beaucoup d'arbres et buissons, quelques ruisseaux qui vont se jeter dans la rivière d'Oust, une partie de la forêt de Lorge, beaucoup d'arbres fruitiers , et autres , des prairies et des terres en labeur , de bonne qualité. Les habitants font un grand commerce de fils et de toiles, qui se fabriquent et se blanchissent à Uzel, où il se tient un marché par semaine, et huit foires par an[35]. »
Révolution française

Le général de la paroisse Saint-Nicolas d'Uzel se réunit le en vue de la préparation des États généraux de 1789 sous la présidence de Mathurin Pelage, avocat, sénéchal et seul juge d'Uzel ; Louis François Bonamy[Note 8], Joseph Marie Lavergne[Note 9], Mathurin Pelage et Toussaint Auguste Auffray[Note 10] sont élus pour représenter la paroisse à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée[42]. Un cahier de doléances, dénommé à Uzel "Cahier des charges du tiers-état de la ville et paroisse Saint-Nicolas d'Uzel" est rédigé, dont le contenu est disponible sur le site Internet des Archives départementales des Côtes-d'Armor : parmi les demandes, notamment « que tous les impôts, de quelque nature qu'ils puissent être, soient également répartis sur tous les ordres » et « que le tiers-état soit, tant à l'assemblée des États que dans les commissions particulières, en nombre suffisant pour pouvoir résister aux entreprises des deux autres ordres »; ce cahier est signé à sa fin par une bonne quarantaine de paroissiens[43].
Jean-François Le Déist de Botidoux[Note 11], négociant en toiles à Uzel, fut élu député suppléant de la sénéchaussée de Ploërmel aux États généraux de 1789 et y siégea, profitant d'une démission, pendant toute l'Assemblée constituante, puis de mener une carrière agitée dans l'armée révolutionnaire, puis comme chef chouan, avant de se retirer au château de Beauregard en Saint-Hervé, se consacrant à des travaux littéraires[44].
Yves Olivier Mathon, nommé recteur d'Uzel le (succédant à Jean-François Glais, recteur de 1747 à 1789), refusa de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé et devint donc prêtre réfractaire ; il émigra à Jersey, puis en Angleterre avant de disparaître de manière inconnue ensuite[33].
Le XIXe siècle
La crise toilière, accentuée oar les Guerres de la Révolution et de l'Empire et par le Blocus continental amorcent, malgré un court regain sous la Restauration et le début de la Monarchie de Juillet (le maximum démographique est atteint en 1841 avec 2 090 habitants), un déclin démographique d'Uzel, dû à un important exode rural, qui va se poursuivre tout au long du XIXe siècle et des deux premiers tiers du XXe siècle, la commune passant de 1 939 habitants en 1793 à 899 habitants en 1968.

Le journal Gazette de Metz écrit le , reprenant un article du publié dans le Journal des débats que « quelques troubles, occasionnés par la cherté des grains, ont eu lieu dans les Côtes-du-Nord. À Loudéac plusieurs voitures de grains ont été pillées, et des arrestations ont été faites. Les mêmes scènes on eu lieu à Uzel[45].
Vers 1850 Baron-Dutaya[Note 12] tenta un renouveau du tissage à la main, victorieusement concurrencé par les métiers à tisser mécaniques, installant un centre de production au village des Forges, près d'Uzel, mais ce fut finalement un échec[46].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Uzel en 1853 :
« Uzel : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom et petite ville ; cure de 2e classe aujourd'hui cure de 2e classe ; chef-lieu de perception ; bureau d'enregistrement ; bureau de poste ; résidence d'une brigade de gendarmerie. (..) Principaux villages : la Maufredais, Villeneuve, Ville-aux-Bouillies, Ville d'Enhaut, Bonne-Nouvelle, Bareil, le Beau, Pas-Tranchant, les Haies, les Aunecades, la Noue, la Roche. Superficie totale : 678 hectares 73 ares, dont (..) terres labourables 466 ha, prés et pâturages 132 ha, bois 5 ha, vergers et jardins 16 ha, landes et incultes 23 ha (..). Moulin d'Uzel, à eau. La petite ville d'Uzel consiste en une grande place et quelques rues, en partie pavées, et en partie macadamisées. L'église, fort ancienne, est sous l'invocation de saint Nicolas ; la tour, en granite, a été construite en 1815. Chaque année a lieu un pardon (à la Trinité) célébré à la chapelle de Bonne-Nouvelle. indépendamment des danses habituelles, on y a créé depuis quelques années des courses de chevaux, qui ont lieu sur la grande route, entre la ville et la forêt de Lorge. La ville a trois fontaines publiques et trois halles : l'une pour les farines, l'autre pour les étoffes et la troisième pour le blé et le lin. Il y a chaque année 12 foires, qui ont lieu le troisième vendredi de chaque mois, et un marché chaque mardi. Les foires se tiennent sur une esplanade entourée d'une belle allée d'ormes. Le château d'Uzel n'est plus qu'un monceau de ruines. Les femmes d'Uzel ont une coiffe toute particulière. Le serre-tête ou béguin a la forme d'une guimpe. La coiffe, qui cache exactement les cheveux, se rattache sous le menton par deux petits lacets. Il faut être jolie femme pour supporter cette coiffure assez ingrate. . Il y a à Uzel une communauté dite des « Sœurs du Saint-Esprit », qui tiennent une école pour les jeunes filles, et une petite pharmacie. Géologie : schiste talqueux. On parle le français et le breton[47]. »
Fulgence Bienvenüe est né en 1852 dans la commune d'Uzel. Après des études à l'École polytechnique, il fut diplômé des Ponts et chaussées. C'est à lui que fut confiée la construction du chemin de fer métropolitain de Paris dont la première ligne qui relie Maillot à Vincennes fut inaugurée en 1900, année de l’exposition universelle de 1900 à Paris. Il prit sa retraite en 1932 et décéda peu de temps après, en 1936.
Selon Joachim Gaultier du Mottay, Uzel avait en 1862 une école de garçons ayant 107 élèves, une de filles en ayant 62 et une salle d'asile en comptant 91. Il écrit que « la petite ville d'Uzel, placée sur le sommet d'une colline élevée, se présente de la manière la plus pittoresque, et de tous ses environs, on jouit d'un charmant panorama. (..) Ses habitants se livrent au commerce de détail de toute espèce de marchandises et, malgré la chute de la fabrication des toiles, on en vend encore quelques-unes sur le marché d'Uzel[34].

La ligne ferroviaire de Saint-Brieuc à Pontivy ouvre en 1872 et Uzel dispose alors d'une gare, méme si celle-ci est sur le territoire de la commune de Saint-Hervé.

Joseph Léauté[Note 13], qui a racheté en 1872 la maison Le Deist[Note 14], est le plus connu des fabricants et marchands de toiles d'Uzel dans les deux dernières décennies du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Il obtient une médaille de bronze à l'exposition universelle de 1900.
Jean-Marie Rigaud écrit en 1890 que « le commerce de détail de toutes denrées est encore très actif à Uzel, malgré la chute de la fabrication des toiles dont Uzel, Quintin et Loudéac étaient les principaux centres. D'aucuns prétendent que l'industrie du tissage de la toile aurait été apportée dans le pays en 1567 par des Flamands que les cruautés du duc d'Albe avaient forcé de s'expatrier ; d'autres affirment que des métiers nombreux fonctionnaient dès le XIIIe siècle » ; il indique aussi que « Uzel possède une école communale pour chaque sexe et une classe enfantine »[48].
Le XXe siècle
La Belle Époque


Le réseau téléphonique ouvre à Uzel le [49].
Les fêtes d'Uzel duraient alors trois jours, par exemple en juin 1905, le pardon de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle étant organisé le premier jour[50]. Des fêtes de la Mi-carême étaient aussi organisées, par exemple en mars 1914[51].
Une tentative d'inventaire des biens d'église échoua à Uzel le : l'ouverture des portes de l'église fut refusée tôt le matin au sous-préfet ; « 25 gendarmes à cheval et trois sapeurs de Pontivy » arrivèrent vers 11 heures, « mais devant la surexcitation de la foule accourue au son du tocsin, le sous-préfet sifflé et conspué n'a pas osé passé outre »[52].
- Uzel : la place principale.
- Uzel : la place principale.
- Uzel ː la route du Quillio (carte postale).
- Uzel : la Rue de l'Église.
- Uzel : la Rue de l'Église et l'Église en arrière -plan.
- La Place centrale et les halles au début du XXe siècle (carte postale)
- Uzel : vieilles maisons près de la Place.
- Jour de marché à Uzel au début du XXe siècle (carte postale).
- L'église paroissiale d'Uzel (carte postale).
- La chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle : vue extérieure.
- La chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle : vue extérieure.
- La chapelle de Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle : vue intérieure.
- Le moulin à eau d'Uzel au début du XXe siècle.
- Le Tambour de ville vers 1910 (carte postale).
En novembre 1913 le préfet des Côtes-du-Nord ferme temporairement les écoles d'Uzel en raison d'une épidémie de scarlatine[53].
La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts d'Uzel porte les noms de 57 soldats morts pour la Patrie durant la Première Guerre mondiale ; parmi eux les premiers morts de la guerre ont été Louis Collet[Note 15] et Gaspard Gicquel[Note 16], tous les deux dès le dans les Ardennes et Denis Tanguy le lendemain à Audigny (Aisne ; trois soldats au moins (Onésime Recourcé le à Langemarck ; Pierre Dauny et Pacifique Perzo à Boesinghe en 1915) sont morts en Belgique; les derniers morts de la guerre ont été François Ribouchon et Théophile Blanchard, tous les deux le , Théophile Tilly le , François Le Moel le et Hyacinthe Tanguy, mort après l'armistice le à l'hôpital complémentaire de Vannes ; Armand Le Sang, soldat du 48e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Roclincourt (Pas-de-Calais a été décoré à la fois de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; la plupart des autres sont morts sur le sol français, à l'exception de Émile Carmès, mort le lors de la collision entre le croiseur cuirassé Gloire avec le paquebot City of Athens[54].
Le un convoi ferroviaire d'une trentaine de réfugiés des régions du Nord parvient à Uzel, via Saint-Brieuc[55].
En février 1918 des lettres anonymes dénoncèrent de jeunes hommes détachés du front pour venir faire des travaux agricoles chez les veuves de guerre de la région d'Uzel qui, « au lieu d'employer consciencieusement leur temps à l'agriculture, préféraient boire, chasser et dormir ». L'autorité militaire finit par s'émouvoir et un capitaine fut envoyé enquêter sur place, mais le maire d'Uzel déclara que « les hommes accusés travaillaient régulièrement »[56].
Dans le rapport rédigé en 1919 par le directeur de l'école publique de la commune, celui-ci écrit que « la mobilisation s'est effectuée avec calme » en 1914, que « cent réfugiés belges sont arrivés à Uzel dans le courant d'août 1914 », que « Uzel était un centre de ravitaillement pour l'armée, aussi le commerce local en a profité. Quelques commerçants ont réalisé des bénéfices considérables » et que « la cessation des hostilités a provoqué chez les habitants une grande joie et s'est traduite par une sonnerie de cloches de quatre heures »[57].
Émile Le Léard[Note 17], instituteur, devait se marier avec Anaïs Le Bail[Note 18] le . Il dut partir ce jour-là rejoindre le 19e régiment d'infanterie à Brest ; le mariage ne fut célébré sur le à Saint-Hervé. Il revint gazé de la guerre et est mort à Uzel, où il était directeur d'école, le [58].
L'Entre-deux-guerres
Le monument aux morts d'Uzel, situé Place Bienvenüe, inauguré le , a la forme d'un socle quadrangulaire en granite avec un soubassement constitué de trois marches (dû au marbrier Le Moël) et surmonté d'une statue en bronze représentant un soldat (un poilu qui porte un casque Adrian auréolé) tenant fièrement un drapeau (sculpteur Charles-Eugène Breton) ; il porte sur sa face avant l'inscription : "Uzel à ses enfants morts pour la France 1914-1918", ornée d'une palme et d'une croix latine[59].

Deux incendies accidentels de wagons, l'un chargé de porcs, le second de pétrole, survinrent sur des trains à proximité de la gare d'Uzel courant 1919[60].
La ligne électrique reliant le barrage de Guerlédan à Saint-Brieuc via Saint-Caradec et Uzel est achevée en 1924[61].
Dans la décennie 1930 l'entreprise de tissage du lin Léauté est rachetée par François Planeix[Note 19], membre du groupe "Ar Seiz Breur"[62]. Une exposition temporaire « Jeanne Malivel – François Planeix, artistes Seiz Breur engagés » a été organisée aux musées de la Route du lin d'Uzel et de Saint-Thélo en 2023[63].
Les foires d'Uzel étaient importantes, par exemple celle du mercredi doit rassembler de 200 à 300 chevaux, 600 bovins et des porcs[64].
La Seconde Guerre mondiale

Cette description d'Uzel date de février 1940 : « Uzel, le bourg venté, à califourchon sur les monts du Mené (..) . De sa terrasse, bastionnée de buttes boisées et de pics usés, on voit; qui n'en finissent pas, des landes couleur du garreau, la bure qu'on fabriquait à Loudéac. Le lin bleuissait toutes les campagnes au temps où Uzel ne se contentait pas de concurrencer Quintin par ses toiles, mais l'alimentait en matière première. (..) Uzel travaille encore activement pour cette clientèle qui reste convaincue de la supériorité de la toile tissée à la main sur celle des métiers mécaniques. (..) Au-dessus d'une route qui glisse en pente douce, deux rangées de demeurances toutes pareilles forment un village dans le bourg où on ne vit que du métier et pour le métier (..) »[65]. En décembre 1940 le journal L'Ouest-Éclair titre même un article, illustré de la photographie d'un tisserand d'Uzel à son métier, « Faute de fil "industriel", la quenouille va-t-elle ressusciter en Bretagne ? »[66].

Le monument aux morts d'Uzel porte les noms de 7 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale; parmi les victimes, Louis Noury est mort au printemps 1940 lors de la bataille de France ; Joseph Blanchard et Jean Le Péchoux sont morts de maladie en captivité en Allemagne en 1941 ; Eugène Guillo est mort en captivité en 1943 en Autriche ; Jean Boscher[Note 20] et Joseph Sommier[Note 21] , résistants FFI, ont été fusillés par les Allemands à Saint-Caradec le ; Léon Le Quilliec, sergent FFI au sein du 4e Bataillon des Côtes-du-Nord, a été tué à l'ennemi le à Merlevenez lors des combats de la poche de Lorient[54].
L'ancienne école des garçons d'Uzel fut l'un des centres de torture de la Bezen Perrot pendant la Seconde Guerre mondiale[67] ; de nombreux résistants y furent torturés, par exemple Léon Palaria[68] et Félix Couteau, un chef de groupe FFI[69]. Jean Lebranchu, instituteur à Tréfumel, fut le seul survivant de la chambre des tortures d'Uzel[70].
L'après Seconde Guerre mondiale
Un soldat (Henri Cadoret) originaire d'Uzel est mort pour la France durant la guerre d'Indochine[54].
Une entreprise ("Le Tissage Planeix") spécialisée dans les tissus d'ameublement, faisait un peu perdurer la tradition du tissage à Uzel vers 1955[71].
Le minimum démographique d'Uzel est atteint en 1968 avec 899 habitants ; depuis cette date, la commune regagne modestement des habitants, au nombre de 1 134 en 2023.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
La commune était historiquement le chef-lieu du canton d'Uzel de 1801 à 2015. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du nouveau canton de Mûr-de-Bretagne (ainsi dénommé entre 2015 et 2021), désormais nommé canton de Guerlédan.
Intercommunalité
La commune était également le siège de la communauté de communes du Pays d'Uzel-près-l'Oust, créée au . Possédant moins de 5 000 habitants, cette intercommunalité disparaît le et la commune intègre à cette date la Communauté intercommunale pour le développement de la région et des agglomérations de Loudéac[72].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[80]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[81].
En 2023, la commune comptait 1 134 habitants[Note 38], en évolution de +8,41 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Buste de Fulgence Bienvenüe.

- Église paroissiale Saint-Nicolas : elle date en partie (le chœur) du début du XVIIe siècle ; le reste a été remanié à la fin du XVIIIe siècle ; le clocher, détruit en 1807, a été reconstruit en 1812-1818 par l'architecte Jean Fautré et l'entrepreneur Joseph Hervé (il a été restauré en 1913). Sa nef a été totalement refaite en 1962 (suppression des trois vaisseaux préexistants, pose d'une charpente en lamellé collé sur piliers en béton, reconstruction du mur nord). La croix monumentale datant de 1863 est due au sculpteur Yves Hernot[84].
- La fontaine Notre-Dame : cette fontaine de dévotion date peut-étre de 1803-1804 (une pierre porte cette date) ; selon une légende locale les femmes stériles se rendaient à la fontaine pour y déposer des médailles afin de recouvrer la fécondité ; elle a aussi servi d'abreuvoir à chevaux et de lavoir[85]
- La « Route du Lin » rassemble deux sites muséographiques situés dans des communes voisines : « La maison des Toiles » à Saint-Thélo et « l’Atelier-Musée du Tissage » à Uzel[86].
- L'Atelier du Tissage, espace muséographique qui vous raconte la destinée hors du commun des ateliers Léauté - Planeix.
- Ancienne maison de marchand de toiles de lin à Uzel : située 6, Place aux Pots, elle date pour partie du XVIIe siècle et présente une façade de style classique et un jardin clos, caractéristique des marchands de toiles de l'époque ; classée monument historique en 2006, mais très détériorée en raison de longues décennies d’inoccupation , elle fait l'objet dans la décennie 2020 d'une rénovation assumée par ses propriétaires privés, dans un but de revitalisation du bourg d'Uzel[87].
- Maison de marchand de toiles datant de 1785 (façade sur la place sur la place aux Pots).
- Maison de marchand de toiles datant de 1785 (côté rue de Quintin).
Personnalités liées à la commune
- Alphonse Guépin (1808-1878), né à Uzel, architecte en chef du département et de la ville de Saint-Brieuc
- Jules Simon (1814-1896), philosophe et homme d'État y a habité avec ses parents.
- Félix Hervé (1837-1904), né le à Uzel, général de division, grand-croix de la Légion d'honneur.
- Fulgence Marie Auguste Bienvenüe (1852-1936) y est né le ; il fut le père du métro de Paris. Son nom a été donné à la station Montparnasse - Bienvenüe.
- Henri Peslier (1880-1912), joueuer de water-polo y est né.
- Dorothée Le Maître (1896-1990), paléontologue spécialiste des stromatopores, née à Uzel et y a passé sa retraite.
- Yves Morvan, archéologue et artiste est né à Uzel le [88].
Notes
- Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- Les records sont établis sur la période du au .
- La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- Le pape Clément VII le créa gonfalonier de l'église romaine et le fit ensuite décapiter en 1379, sous prétexte d'intelligence avec Urbain VI son concurrent.
- Rodolphe Baron du Taya, né le à Quintin, avocat au Parlement de Bretagne, marchand de toiles, maire de Quintin entre 1779 et 1790, député aux États généraux de 1789, décédé le à Quintin.
- Guillaume Le Deist de Botidoux, né le au Quillio, décédé le à Saint-Hervé.
- Personnes en âge de communier.
- Louis François Bonamy du Plessix, officier d'infanterie, né à Uzel.
- Toussaint Auguste Auffray, né le ä Uzel, décédé le 2 frimaire an VIII () à Uzel
- Jean-François Le Déist de Botidoux, né le au château de Beauregard en Saint-Hervé, décédé le à Saint-Brieuc.
- Joseph Léauté, né le à Uzel, décédé.
- Plusieurs membres de la famille Le Deist ont été négociants en toiles à Uzel, par exemple Joseph Le Deist, né le à Grâce-Uzel, décédé le à Uzel.
- Louis Collet, commandant du 326e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi à Yoncq (Ardennes), chevalier de la légion d'honneur
- Gaspard Gicquel, sergent au 271e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi à Tourteron (Ardennes)
- Anaïs Le Bail, née le à Guitté, décédée le à Saint-Jacut-de-la-Mer, institutrice et poétesse.
- Joseph Sommier, membre du même groupe de résistants que Jean Boscher
- Peut-être Joseph Tilly, né le à Uzel.
- François Le Deist, né le à Uzel, décédé le à Uzel.
- Julien Le Marchand, né le à Le Quillio, décédé.
- Mathurin Le Chauff, né le à Maure-de-Bretagne, décédé le à Uzel.
- Pacifique Viet, né le à Plouguenast, décédé le à Le Quillio.
- Louis Dieulangard, né le à Uzel, décédé le à Uzel.
- Aimé Jéglot, né le à Uzel, décédé le à Uzel.
- Henri Bellanger, né le à Saint-Brieuc, décédé le à Uzel.
- François Chauvel, né le à Uzel, décédé le à Uzel.
- Henri Bellanger, né le à Saint-Brieuc, décédé le à Uzel
- Pierre Marie Le Helloco, né à Uzel, décédé.
- Hilarion Le Potier.
- Probablement Joseph Poupart, né le à Uzel, décédé.
- Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

