Félix Thiollier

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Décès
(à 71 ans)
Saint-Étienne
Nationalité
Formation
Collège Saint-Michel de Saint-Etienne (d)
École nationale supérieure des mines de Saint-ÉtienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Félix Thiollier
Félix Thiollier vers 1900.
Biographie
Naissance
Décès
(à 71 ans)
Saint-Étienne
Nationalité
Formation
Collège Saint-Michel de Saint-Etienne (d)
École nationale supérieure des mines de Saint-ÉtienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfants
Noël Thiollier
Emma Thiollier
Léon-Antoine-Philippe Thiollier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Distinction

Maurice Félix Thiollier dit Félix Thiollier, né le à Saint-Étienne (Loire)[1] et mort le dans la même commune, est un érudit stéphanois, historien et archéologue, artiste photographe, collectionneur et éditeur.

Érudit, historien et archéologue par procuration

Son père Claude Auguste Thiollier fut rubanier dans l’affaire de son beau-père après son mariage avec Emma Colard en 1826. Félix est le cinquième et dernier enfant de cette union. Il n’a que 12 ans à la mort de son père.

Après sa scolarité au collège Saint-Michel de Saint-Étienne, institution jésuite, puis chez les dominicains d’Oullins (Rhône), il renonce à l’école de Mines de Saint-Étienne, et fonde sa propre affaire de rubans. Il épouse en 1870 Cécile Testenoire-Lafayette et aura quatre enfants :

  • Noël en 1872, notaire et historien, participe aux publications de son père ;
  • Maurice (1873-1960), médecin, chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre. Bienfaiteur très impliqué dans l'aide humanitaire en tant que médecin et de Président de la Croix-Rouge, en particulier pendant la Seconde Guerre mondiale. Son nom est donné à une rue de Saint-Étienne quelques années après son décès.
  • Emma en 1875, peintre et sculpteur ;
  • Philippe en 1877, industriel rubanier.

C’est probablement en Angleterre où il séjourne (pendant les événements politiques de 1870) qu’il découvre l’intérêt de la photographie comme nouvelle technique de reproduction d’images. Félix Thiollier fait fructifier son affaire et la laisse en gérance à son associé dès 1873 pour vivre de ses rentes, sans ostentation, et s’adonner à sa passion pour l’art et la photographie.

Sa vie d’artiste commence lorsqu’il se lance dans plusieurs défis, à l’exemple des missions héliographiques des années 1850 dressant l’inventaire photographique des richesses artistiques de la France, il a l’ambition d’explorer son département de la Loire. Il œuvre pour faire connaître et sauvegarder le patrimoine architectural local. Membre actif de la commission des beaux-arts à la ville de Saint-Étienne et de toutes les sociétés savantes de la région, il accumulera médailles et distinctions honorifiques. Il accumule les travaux, chantiers, publications, documents, connaissances, ouvrages en cours, déplacements... Sous la houlette de son beau-père Claude-Philippe Testenoire-Lafayette, notaire honoraire à Saint-Étienne (Loire), il intègre la Société savante de La Diana sise à Montbrison (Loire) et publie plusieurs ouvrages sous son égide.

Il est décoré de la Légion d'honneur en 1895[2].

Il fait l'acquisition de la Commanderie de Verrières dont la chapelle est classée en 1911, et habite une maison jouxtant celle-ci, sur la commune de Saint-Germain-Laval dans laquelle il reçoit ses amis comme : Charles Joseph Beauverie (1839-1923), Léon-Pierre Ducaruge (1843-1911), Auguste Ravier (1814-1895), Émile Noirot (1853-1924).

Le photographe

Notre-Dame de Paris début du XXe siècle.

Il ne considère pas la photographie comme l’égale de la peinture, ce qui traduit son admiration pour les peintres qu’il estime comme de véritables artistes.

En plein débat sur l’art desservi par la « mécanique » photographique et l’art noble qu’est la peinture Félix Thiollier vit intimement ce choc des cultures qui déclenche la polémique, Il restera un peu frustré de ne pas avoir été un grand artiste. Il compensera en multipliant les plaques et les clichés, qui restent à ce jour au nombre de 27 000 encore conservés par ses descendants.

Sa production se situe entre 1870 et 1914. Il bénéficie donc de l’expérience de ses aînés, puisqu’il n’appartient pas à la première génération des photographes français comme Le Gray, Le Secq, Marville ou Nègre.

Proche d’Antoine Lumière, il correspondra avec lui et ses fils de 1887 à 1913, ils échangeront de nombreux conseils techniques. À partir de 1903, Louis Lumière met au point la technique de l’autochrome par la fécule de pomme de terre.

Dès 1907, il pratique de manière expérimentale l’autochrome avant sa commercialisation.

Félix Thiollier réalise la totalité de ses tirages lui-même, ce qui confère une qualité parfois inégale à sa production.

Pour ses publications, il fait d’importantes retouches par des moyens très personnels (retouches à la plume voire à la gouache) en allant parfois jusqu’à effacer l’épreuve positive à l’acide après l’avoir entièrement redessinée à la plume.

Dans sa production, on peut distinguer plusieurs thèmes de prédilection :

  • Les monuments du Forez,
  • Les rues stéphanoises, les mines et les mineurs.
  • Des portraits
  • Son univers familial: chasse à Précivet, Verrières, fermes et travaux agricoles.
  • Les paysages : arbres étangs...
  • Les voyages : France, Italie, Belgique...
  • Les paysages urbains et industriels ou miniers après 1900
  • Paris

Distinctions

Lieux d'exposition et de conservation des œuvres de Félix Thiollier

Expositions

Expositions personnelles

puis -  : Cabinet d'arts graphiques, Staatsgalerie, Stuttgart.

Expositions collectives

Collectionneur et ami des artistes

Collectionneur et amateur d'art, il côtoie et correspond avec de nombreux artistes :

Les Lyonnais :
Les Parisiens :
Les Stéphanois ou ligériens :
  • Charles Beauverie
  • Claude Delaroa
  • Alexandre Dubouchet
  • Léon Ducaruge
  • Joanny Faure
  • Stéphane Geoffray
  • Henri Gonnard
  • Leroux
  • Meley
  • Émile Noirot
  • Gabriel Tyr
  • Alexandre Séon

Il les soutient, les conseille pour les questions matérielles et achète leur peinture. Son expérience d’homme d’affaires lui a valu nombre de successions à gérer à la mort de certains : Ravier, Janmot et Paul Borel …

L’inventaire des tableaux dressé à sa mort compte plus de 500 toiles ; l’art ancien est quasiment absent. Les écoles lyonnaise et de Barbizon y sont particulièrement bien représentées.

Publications de Félix Thiollier

Notes et références

Annexes

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