Gabriel Charavay

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Gabriel Charavay
Gabriel Charavay - Exposition universelle 1878
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Gabriel Charavay, né à Lyon le et mort à Paris le , éditeur et libraire français. Partisan d'un communisme matérialiste au moins dès 1840, disciple de Babeuf, Maréchal et Buonarroti, il fréquente bien avant l'âge de vingt ans les groupes communistes et blanquistes. Proche du libraire Charles Teste (1783-1848) et de Voyer d'Argenson, il est parmi les fondateurs du journal ouvrier L'Atelier, puis le fondateur gérant de L'Humanitaire, « le premier organe communiste libertaire et l'unique en France pour quarante ans » selon Max Nettlau[1].

Il est né à Lyon (rue Grolée) le , dans une famille de bonnetiers.

Il fut expert en autographes et libraire à Lyon, entre 1843 et 1848, puis à Paris de 1857 à 1879, et éditeur des revues L'Amateur d'autographes et « L'Imprimerie ». Il publia notamment une notice sur Sylvain Maréchal.

Homme politique révolutionnaire, proche de Louis Auguste Blanqui, de Pierre Joigneaux, de Joseph Benoît, de Louis Greppo. Ami d'Antoine Fombertaux[2] et de son fils Eugène. Ami également de l'écrivain et homme politique Louis Combes. Collectionneur, bibliographe expert en autographes, publiciste, directeur de journaux, Gabriel Charavay commence sa vie professionnelle bonnetier parmi les canuts révoltés de Lyon. Né comme Marx en 1818, il s’engagera très jeune dans la lutte politique. Il publiera des manifestes communistes et matérialistes dès l’âge de 22 ans. Combattu et traduit devant la justice par trois régimes pour société secrète, provocation à des crimes et délits, il subit leur répression pendant vingt ans. Cité devant la Cour des Pairs (affaire de L'Humanitaire). Condamné politique à 23 ans. Prison à Doullens. Participe très activement à Lyon à la révolution de 1848, résiste à Louis-Napoléon Bonaparte, survit cinq ans au bagne de Belle-Île sous le second empire, avec Barbès et Blanqui. Enfin après l’attentat d’Orsini, connaît la déportation[3] en Algérie (sidi bel abbes). Marié à une jeune orpheline qui a vingt ans de moins que lui, il rencontre Pierre Larousse, collabore au Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle. Associé quelques années à son frère aîné Jacques, libraire expert réputé en autographe, il s’installe à Paris dans le quartier latin où il fonde enfin une famille et des revues pour collectionneurs bibliophiles…

Mort à Paris, 8 quai du Louvre, le . Il est inhumé au Cimetière du Montparnasse. Rose Tritz, veuve de Gabriel, puis sa fille Gabrielle reprendront la Maison 8 quai du Louvre après le décès d'Eugène.

Œuvres

  • L'Humanitaire, journal numéros juillet et .
  • L'Amateur d'autographes, depuis la création le à fin par Gabriel puis par Jacques Charavay de 1866 à 1867. Revue reprise par Marin-Étienne Charavay, puis par Noël Charavay.
  • Guide de l'étranger à Lyon, Gabriel Charavay et A. Combe, Librairie de Charavay frères, Lyon 1847.
  • Le Républicain, journal Lyon 1848.
  • Le Tribun du peuple, journal Lyon 1848.
  • Histoire de la conspiration de Babeuf par Buonarroti, Éditions Charavay 1850.
  • La Revue des autographes.
  • L'Imprimerie.
  • Plusieurs articles dans Le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle.

Ses prisons

Voir aussi

Notes et références

Liens externes

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