Maurice Dommanget

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Décès
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SenlisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Maurice Jules Ernest DommangetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Maurice Dommanget
Biographie
Naissance
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SenlisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Maurice Jules Ernest DommangetVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Historien, instituteur, historien du mouvement ouvrier, syndicalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de

Maurice Dommanget, né le à Paris 9e et mort le à Senlis (Oise), est un enseignant, syndicaliste révolutionnaire, historien de la Révolution française et spécialiste du mouvement ouvrier.

Origines familiales et formation

Issu d'une famille modeste (son père est boucher), il passe ses premières années à Chouy (Aisne), près de Villers-Cotterêts et de Neuilly-Saint-Front. Après un passage à Compiègne, sa famille revient à Paris en 1899.

Après le certificat d'études primaires, il va au Cours complémentaire, où il obtient le brevet élémentaire, puis à l'école Turgot, où il obtient le brevet supérieur. Dès cette époque, il manifeste de l'intérêt pour l'histoire et la géographie, publiant son premier livre (sur la rivière Ourcq) à 18 ans.

Il obtient un poste comme instituteur suppléant[1] dans l'Oise, puis est titularisé à Montataire. En 1909, il part à Montbéliard faire son service militaire. À la rentrée 1911, il est affecté dans la petite commune de Morvillers, où il va rester de 1911 à 1948. En 1912, il épouse une collègue, institutrice à Méru, Eugénie Germain. La même année, tous deux signent le Manifeste des instituteurs syndiqués (ils le sont à titre individuel, en l'absence de syndicat dans l'Oise).

Son travail sur la Révolution dans le canton de Neuilly-Saint-Front le fait remarquer par Albert Mathiez ; il fera par la suite sous sa direction un DES sur Sylvain Maréchal, mais refusera de poursuivre une carrière universitaire.

Le militant

Pendant la Première Guerre mondiale, il est affecté à Beauvais dans le service auxiliaire ; il se rapproche alors de militants zimmerwaldiens et à la fin de la guerre appartient à un groupe influencé par la révolution russe, la « Fédération communiste des soviets ».

Il devient secrétaire du Syndicat des instituteurs de l'Oise en 1919 et adhère au Parti communiste dès sa création en (congrès de Tours), passant ensuite à la Fédération unitaire de l'enseignement public, quand est créée la CGTU, où les communistes sont majoritaires. Il est élu secrétaire général (national) de la fédération en 1926, réélu en 1927, puis laisse le poste en 1928 à Jean Aulas, tout en restant un élément de la direction et en occupant pendant de longues années le poste de secrétaire du Syndicat unitaire de l'Oise.

Au congrès de Besançon en 1928, il défend la diffusion et l'amélioration du manuel la Nouvelle Histoire de France édité par l'École Émancipée[2].

En 1929, il quitte le PCF et devient communiste oppositionnel (anti-stalinien) au sein de la Fédération unitaire. Lors du congrès de Bordeaux (), il n'hésite pas à haranguer Marcel Gitton, représentant de la direction du PCF, en lui demandant des explications sur les attaques dont certains militants sont l'objet dans L'Humanité. En 1934, après le congrès de Montpellier, il fait partie d'une délégation de l'opposition auprès de Trotski, alors exilé en France, mais leur discussion ne débouche sur rien de concret.

Le rôle de Maurice Dommanget diminue considérablement après la réunification de la CGT en 1936 et l'intégration de la Fédération unitaire dans la Fédération de l'enseignement. Cela lui permet d'accentuer son travail dans le domaine de la recherche historique. Au début de l'Occupation, il est révoqué par le gouvernement de Vichy et doit trouver d'autres ressources.

Rétabli dans son poste à la Libération, en 1944, il contribue à la reconstitution au sein de la Fédération de l'Éducation nationale (ex-FGE) de la tendance syndicaliste révolutionnaire, alors nommée Les Amis de l'École émancipée, aux côtés de Marcel Pennetier[3] et de Marcel Valière. Celui-ci sera en 1948 le coauteur de la motion « Bonissel-Valière » pour le passage à l'autonomie de la Fédération de l'Éducation nationale lors de la scission entre la CGT et la CGT-FO[4].

Attaché à l'indépendance du syndicalisme, Maurice Dommanget a aussi toujours soutenu le combat laïc et anticlérical, notamment au sein des groupes de libres penseurs de l'Oise.

L'historien

Il ne joue plus par la suite de rôle de premier plan dans la direction syndicale, continuant de se consacrer essentiellement à son œuvre historique. Après sa retraite, il s'installe près de Chantilly, à Orry-la-Ville.

Outre ses livres, il a écrit de très nombreux articles dans les revues L'École émancipée[5] et L'École libératrice[6].

« Spécialiste de Babeuf, de Blanqui et des blanquistes, il fut aussi l’historien des symboles, des chants, des drapeaux. Dans son bureau devenu un véritable musée Blanqui, Dommanget travailla jusqu’à sa dernière année à un recueil d’études sur Jean Jaurès »[3]. Sa qualité d'historien est attestée par le colloque universitaire qui a eu lieu à Beauvais en 1994, avec la participation, notamment, de Michel Vovelle.

Il écrivit : « Toutes les couleurs de l’arc-en-ciel du socialisme intransigeant et révolutionnaire et y compris l’anarchisme communiste sont plus ou moins empruntées au Manifeste des Égaux » (Babeuf et la conjuration des Égaux, Spartacus, réédition 1989, p. 80).

Publications

Notes et références

Voir aussi

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